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Pêches: reconstruction responsable après le tsunami et combat contre la pêche illicite
Telles sont les principales recommandations de la réunion ministérielle à la FAO
14 mars 2005, Rome - Le relèvement du secteur des pêches et de l'aquaculture doit s'effectuer de manière responsable et conformément à une approche centrée sur les personnes et garantissant une utilisation durable des ressources: telles sont les principales conclusions de la réunion ministérielle sur les pêches qui vient de s'achever au siège de la FAO et à laquelle ont pris part 121 ministres et hauts fonctionnaires du secteur de la pêche.

Aux premiers rangs des participants à cette réunion du 12 mars, citons les représentants des pays touchés par le tsunami en décembre dernier.

Moyens d'existence durables

La Déclaration adoptée par les ministres de la pêche souligne que le relèvement dans les pays touchés par le tsunami doit accorder la priorité aux moyens d'existence des pêcheurs et des pisciculteurs tout en les mettant à l'abri de futures catastrophes naturelles ou menaces écologiques.

Le texte insiste sur la protection des droits des pêcheurs et des autres travailleurs du secteur, notamment ceux qui pratiquent une pêche de subsistance et artisanale. Il convient de leur offrir "des moyens d'existence sûrs et équitables ainsi que l'accès préférentiel, le cas échéant, aux zones de pêche et aux ressources halieutiques", ajoute la Déclaration.

Tout en reconnaissant que l'amélioration de l'efficacité, de la durabilité et de l'aménagement des pêches était une priorité, les ministres ont convenu de collaborer afin que le relèvement post-tsunami ne débouche pas sur une capacité de pêche dépassant la capacité de production de ressources halieutiques.

Le relèvement des pêches et de l'aquaculture, poursuit la Déclaration ministérielle, doit s'insérer dans le cadre des principes énoncés par le Code de conduite pour une pêche responsable, un ensemble de directives internationales en matière de pêche durable, adoptées par les Etats membres de la FAO en 1995.

Il ne s'agit pas seulement de reconstruire les infrastructures, mais aussi de remettre sur pied et de renforcer les compétences techniques et les institutions en vue d'une gestion durable des ressources, indique la Déclaration.

La pêche illicite

La réunion ministérielle a adopté une autre Déclaration dans laquelle toutes les parties concernées sont invitées à redoubler d'efforts contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Pour aider à lutter contre la pêche illégale, le groupe a préconisé la création au sein de la FAO d'archives mondiales des navires de pêche, y compris des navires d'approvisionnement et de transport réfrigérés.

Les pays se sont en outre engagés à redoubler d'efforts pour que tous les navires de pêche industrielle opérant en haute mer soient équipés d'un système de surveillance des navires par satellite (SSN) d'ici décembre 2008.

Les systèmes de surveillance des navires par satellite permettent de localiser un navire à tout moment et fournissent des renseignements sur son activité. Ils permettent aux autorités compétentes de mieux gérer les pêcheries et de surveiller à distance d'éventuelles entorses aux réglementations sur la pêche.

Les ministres ont également reconnu la nécessité de renforcer les organes régionaux d'aménagement des pêches -- organisations intergouvernementales chargés de faciliter la coopération en matière de gestion des pêches de haute mer -- pour les rendre plus efficaces dans la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

Selon la FAO, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est le principal obstacle à la durabilité des pêcheries mondiales. Et il n'est pas facile de l'éliminer en haute mer au-delà des zones économiques exclusives des pays.

La réunion ministérielle avait été précédée par les travaux du Comité des pêches de la FAO (7-11 mars 2005) au cours desquels 600 représentants de 137 gouvernements ont discuté de pêche responsable et d'aquaculture. Ont également participé 43 organisations intergouvernementales et 28 ONG.

Contact:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

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George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

FAO/I. Balderi

121 pays ont pris part à la réunion ministérielle

Documents

Texte de la Déclaration sur la pêche et le tsunami (en anglais)

Texte de la Déclaration sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (en anglais)

Audio

Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, prône le lancement d'une négociation internationale pour le suivi et le contrôle par satellite des navires de pêches. (ram)

En mp3 (qualité broadcast, 1,100 Ko à télécharger) (unk)

L'après-tsunami: Une meilleure coordination internationale s'impose, dit en substance le Directeur général de la FAO. (ram)

En mp3 (qualité broadcast, 592 Ko à télécharger) (unk)

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Pêches: reconstruction responsable après le tsunami et combat contre la pêche illicite
Telles sont les principales recommandations de la réunion ministérielle à la FAO
14 mars 2005, Rome - Le relèvement du secteur des pêches et de l'aquaculture doit s'effectuer de manière responsable et conformément à une approche centrée sur les personnes et garantissant une utilisation durable des ressources, soulignent les responsables de la pêche réunis à la FAO.
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