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Viabilité économique, condition essentielle d'une gestion durable des forêts
Prendre en compte la contribution des forêts au secteur informel
17 mars 2005, Rome - La viabilité économique du secteur forestier, notamment les bénéfices sociaux et environnementaux issus des forêts, constitue un préalable à l'adoption, sur une large échelle, de pratiques de gestion durable des forêts, souligne la FAO.

Accroître les bénéfices économiques tirés des arbres et des forêts et les distribuer équitablement sont des facteurs décisifs pour le développement des régions boisées.

La marginalisation de la foresterie dans le développement économique et social peut entraîner des conflits armés alors qu'une exploitation durable des forêts, créatrice d'emplois et de revenus, peut contribuer à prévenir l'émergence de confrontations ou à promouvoir le relèvement après un conflit.

Ce sont quelques-unes des conclusions de l'édition 2005 de la Situation des forêts du monde (SOFO 2005), un rapport présenté, cette semaine, par la FAO à une centaine de directeurs d'agences forestières nationales réunis à Rome dans le cadre des travaux du Comité des forêts.

Le rapport s'intéresse aux nouvelles opportunités et défis à prendre en compte pour rendre la gestion des forêts et des arbres économiquement viable pour les différentes parties prenantes.

"La viabilité économique au sens large est nécessaire pour que les pratiques de gestion durable des forêts se répandent davantage", a déclaré M. Hosny El-Lakany, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

"Là où les forêts sont gérées pour fournir, principalement, des services écologiques, la société devrait être prête à en supporter les coûts. Cela permettrait de réduire la pauvreté et d'assurer un environnement durable, deux des Objectifs du Millénaire pour le Développement et deux faces d'une même pièce."

De l'exploitation à la transformation

Au niveau mondial, la valeur ajoutée brute créée par le secteur forestier en 2000 est estimée à 354 milliards de dollars, soit environ 1,2 pour cent du produit intérieur brut. Elle a reculé par rapport à 1990 quand elle représentait 1,6 pour cent du PIB. Ce déclin est caractéristique de la plupart des branches du secteur primaire.

La production issue des forêts primaires ne peut, à elle seule, stimuler les bénéfices économiques. Beaucoup dépendra de l'aptitude à élever la chaîne de valeurs, notamment à tirer parti des nouvelles opportunités du marché dans la transformation du bois, telle la fabrication de meubles.

Elever la chaîne de valeurs consiste à s'orienter vers des produits à plus forte valeur marchande pour renforcer les profits économiques.

Le rapport note que la part de la valeur ajoutée brute créée par les forêts reste très faible dans certains pays et régions, malgré l'étendue des forêts dans ces zones. Cela provient essentiellement des difficultés à développer un secteur de transformation du bois dynamique.

Mieux prendre en compte le secteur informel

Le rapport constate que la contribution économique du secteur forestier est souvent faible du fait principalement de l'exclusion du secteur informel qui est un important pourvoyeur de moyens d'existence pour les communautés rurales.

Tout en rappelant la prise de conscience croissante du rôle des communautés locales dans la protection et la gestion des forêts, le rapport souligne qu'il est nécessaire d'améliorer les cadres politiques et juridiques de façon à protéger les droits de ces communautés sur les ressources forestières.

Toujours selon le rapport, il convient de s'attaquer aux problèmes des défaillances des institutions et du manque d'information qui empêchent les communautés locales d'exploiter pleinement les nouvelles opportunités.

Au-delà de l'aspect économique

Tous les produits issus des forêts et des arbres ne se traduisent pas par des profits économiques immédiats. Leur attribuer un prix n'aidera pas à gérer les forêts de façon durable.

De nombreux bénéfices générés par les forêts vont au-delà des estimations du revenu national et des calculs de marché.

Le rapport insiste, enfin, sur la nécessité de promouvoir le bois à la fois comme une source d'énergie efficace et comme un produit plus respectueux de l'environnement que beaucoup d'autres produits de substitution disponibles.

Contact:
Maria Kruse
Relations médias, FAO
maria.kruse@fao.org
(+39) 06 570 56524

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Maria Kruse
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FAO/R.Faidutti

Pour le secteur informel, la forêt est source d'emplois et de revenus

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17 mars 2005 - La viabilité économique du secteur forestier, notamment les bénéfices sociaux et environnementaux issus des forêts, constitue un préalable à l'adoption, sur une large échelle, de pratiques de gestion durable des forêts, souligne la FAO.
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