FAO :: Salle de presse :: Dernières nouvelles :: 2005 :: Biotechnologies: pl…
Biotechnologies: plusieurs pays en développement ont désormais des programmes bien avancés
La recherche porte sur les OGM et les traits plus utiles à la sécurité alimentaire
6 mai 2005, Rome - Plusieurs pays en développement ont désormais des programmes de biotechnologies bien avancés; ils ont presque atteint la pointe de la technologie en matière d'applications et ont des capacités de recherche non négligeables, selon une nouvelle évaluation de la FAO sur l'état de la recherche et de l'application des biotechnologies agricoles dans les pays en développement.

Sur la base des informations contenues dans la base de données de la FAO sur les biotechnologies dans les pays en développement (FAO-BioDeC), qui porte sur les biotechnologies de cultures génétiquement modifiées ou non, l'étude suggère que les pays en développement obtiendront prochainement par manipulation génétique de nouvelles plantes telles que la papaye, la patate douce et le manioc résistant aux virus, ainsi qu'une variété de riz tolérant le stress abiotique (salinité ou sécheresse).

Accent sur la sécurité alimentaire

La plupart des OGM commercialisés jusqu'à présent dans les pays en développement ont été achetés aux pays développés et portent sur un nombre restreint de caractères génétiques (essentiellement tolérance aux herbicides et résistance aux insectes ravageurs) et de plantes (produits de base comme le coton, le soja et le maïs).

Toutefois, l'évaluation de la FAO révèle que plusieurs pays en développement conduisent des recherches sur une quantité plus vaste de plantes (banane, manioc, niébé, banane plantain, riz et sorgho), et sur des caractéristiques intéressant de près la sécurité alimentaire, comme la tolérance au stress abiotique et la qualité.

En tête de file figurent certains pays comme l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Brésil, la Chine, Cuba, l'Égypte, l'Inde et le Mexique. Un deuxième groupe de pays dispose de programmes de biotechnologies agricoles de moyenne envergure, généralement dans des secteurs-clés. D'autres encore ont des capacités de recherche relativement limitées, selon le rapport de la FAO.

"Nous espérons que les activités de recherche des pays en développement seront orientées de plus en plus vers des thèmes fondamentaux pour la sécurité alimentaire", a déclaré Andrea Sonnino, du Service du développement de la recherche et de la technologie de la FAO.

Des lacunes

Il existe, toutefois, quelques lacunes en matière de recherche. Par exemple, on ne signale aucune recherche dans le domaine de la résistance aux nématodes, en dépit des pertes considérables causées par ces parasites végétaux. Un autre problème fondamental, mais négligé, concerne les pertes après récolte.

L'étude fait également remarquer qu'il est nécessaire de renforcer considérablement les capacités de biosécurité pour permettre à de nombreux pays d'Afrique, d'Europe de l'Est, d'Amérique latine et du Proche-Orient de tirer pleinement profit des technologies OGM.

Pour ce qui est des biotechnologies ne portant pas sur les organismes génétiquement modifiés, beaucoup sont utilisées à l'échelle commerciale, mais on ne dispose que de quelques études pour évaluer leurs impacts socio-économiques.

Le rapport souligne qu'il s'agit là d'un domaine qui appelle instamment l'attention, car il pourrait aider à orienter les politiques et investissements relatifs à la recherche et à la technologie vers une utilisation plus vaste et plus efficace de toutes les biotechnologies.

FAO-BioDeC

Lancé en 2003 comme base de données consultable en ligne, FAO-BioDeC incorpore actuellement environ 2 000 éléments provenant de 71 pays en développement, y compris les pays aux économies en transition.

Il est mis à jour périodiquement et a récemment été étendu au secteur forestier et, dans une certaine mesure, à l'élevage.

L'évaluation présente une première analyse des informations contenues dans la base de données au 31 août 2004.

Contact:
Pierre Antonios
Relations médias, FAO
pierre.antonios@fao.org
(+39) 06 570 53473

Contact:

Pierre Antonios
Relations médias, FAO
pierre.antonios@fao.org
(+39) 06 570 53473

FAO/22245/G. Bizzarri

Ce technicien d'un institut de recherche brésilien examine des plants de banane génétiquement modifiés

envoyer cette page
Biotechnologies: plusieurs pays en développement ont désormais des programmes bien avancés
La recherche porte sur les OGM et les traits plus utiles à la sécurité alimentaire
6 mai 2005 -- Plusieurs pays en développement ont désormais des programmes de biotechnologies bien avancés et certains ont atteint la pointe de la technologie en matière d'applications, selon une nouvelle évaluation de la FAO.
Veuillez insérer une adresse email
Veuillez insérer une adresse email valide
RSS