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Conférence spéciale de la FAO sur les petits Etats insulaires en développement
Un suivi aux recommandations de Maurice
17 janvier 2005, Rome - Dans le cadre du suivi de la réunion internationale sur le développement durable des petits Etats insulaires en développement (Port-Louis, Maurice, 10 - 14 janvier 2005), la FAO annonce aujourd'hui la tenue en novembre prochain, à Rome, d'une conférence spéciale sur ces Etats menacés par les répercussions des changements climatiques et l'élévation du niveau de la mer.

Cette conférence spéciale passera en revue la Stratégie de Maurice pour la poursuite de l'application du Programme d'action pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement. Sa tenue coïncidera avec la Conférence générale de la FAO qui se déroulera du 19 au 26 novembre 2005.

Plus particulièrement, la conférence spéciale se penchera sur un certain nombre de questions urgentes soulignées dans le document stratégique sus-mentionné, notamment la section invitant les ministres de l'agriculture des petits Etats insulaires en développement à «avaliser des actions prioritaires pour une contribution accrue de l'agriculture, des forêts et de la pêche aux politiques de développement durable nationales et ce, au regard de l'importance des besoins nutritionnels et de sécurité alimentaire».

La Stratégie de Maurice recommande une «bonne gouvernance» pour mitiger les répercussions des changements climatiques sur la production alimentaire, ainsi que l'application du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable et de l'Accord visant à favoriser le respect par les navires de pêche en haute mer des mesures internationales de conservation et de gestion.

Autre recommandation: la gestion durable des ressources des océans nécessite la cartographie des zones économiques exclusives et le contrôle et la surveillance de l'effort de pêche, y compris le respect des réglementations visant à contrer la pêche illégale, illicite et non réglementée ainsi que la surpêche.

La Statégie propose, d'autre part, la création de «liens synergiques» entre le tourisme et le secteur agricole grâce à la promotion des filières agro-alimentaires, des gîtes ruraux et de l'agritourisme.

Par ailleurs, le document stratégique invite la communauté internationale à se pencher sur les problèmes particuliers des petits Etats insulaires en développement, notamment le commerce et la sécurité alimentaire ainsi que l'amélioration des infrastructures sanitaires et phytosanitaires.

Les petits Etats insulaires en développement sont, pour leur part, invités, avec l'appui de la communauté internationale, à «promouvoir leur compétitivité agricole grâce à des systèmes agricoles efficaces à long terme, à diversifier les activités à valeur ajoutée et à assurer la sécurité alimentaire nationale».

Le document recommande aussi le renforcement des capacités humaines et institutionnelles afin de faciliter les échanges commerciaux, trouver des niches de marché et développer les produits issus de l'agriculture, des forêts, de la pêche et des ressources naturelles en général.

Productivité accrue et diversification

Selon Nadia Scialabba, expert de la FAO chargé du dossier des petits Etats insulaires en développement, «la réunion de novembre prochain sera centrée sur l'amélioration de la productivité de l'agriculture et sa diversification, sur les forêts, la pêche, le commerce et la sécurité alimentaire nationale, la nutrition et la sécurité alimentaire des ménages».

Au cours de la réunion internationale de Port-Louis sur le développement durable des petits Etats insulaires en développement, la semaine dernière, la FAO avait souligné les besoins particuliers de ces Etats en matière de commerce international au vu des contraintes qui pèsent sur leurs exportations de produits de base agricoles, notamment la banane et le sucre.

Deep Ford, économiste à la Division du commerce et des produits de base de la FAO, indique à ce propos que les petits Etats insulaires en développement sont confrontés notamment à deux graves problèmes: un projet de réforme qui réduirait jusqu'à 37 pour cent le prix du sucre en défaveur des pays exportateurs de la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique et l'éventualité d'un régime uniquement tarifaire pour les bananes, qui entraînerait une érosion du marché pour les producteurs des Caraïbes.

Dans ce contexte, la FAO a intensifié ses efforts pour aider les petits Etats insulaires en développement à renforcer leur capacité à négocier en matière de commerce international, a-t-il indiqué.

La délégation de la FAO à la réunion de Maurice sur les petits Etats insulaires en développement était conduite par le Directeur général de l'Organisation, M. Jacques Diouf.



Contact:
John Riddle
Relations médias, FAO
john.riddle@fao.org
(+39) 06 570 53259

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FAO/17115/M. Marzot

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17 janvier 2005 - La FAO organisera, au cours de sa Conférence générale, qui se tiendra à Rome du 19 au 26 novembre 2005, une conférence spéciale qui passera en revue la Stratégie de Maurice pour la poursuite de l'application du Programme d'action pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement.
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