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Bons résultats des mesures de lutte contre la grippe aviaire dans une des provinces les plus touchées du Viet Nam
Abattages réduits cette année
1er février 2005, My Tho, Viet Nam - Des mesures de lutte appliquées sans relâche contre l'épidémie de grippe aviaire semblent donner des résultats dans la province de Tien Giang, une des plus durement frappées du pays.

Les autorités de santé animale de la province - dont 165 000 familles agricoles approvisionnent la ville voisine de Ho Chi Minh en volailles et en œufs - déclarent n'avoir à déplorer qu'environ 100 000 poulets, canards et cailles morts de la grippe ou abattus entre le 29 décembre 2004 et le 22 janvier 2005, contre 1,5 million pour la même période de l'an dernier.

Les directives de la FAO sur la lutte contre la grippe aviaire, traduites en vietnamien, ont aidé les services vétérinaires du pays à améliorer les mesures, notamment les pratiques d'hygiène de base et la lutte contre les déplacements, fondamentaux pour arrêter la propagation de la maladie.

La perte considérablement réduite de volailles dans la province de Tien Giang s'explique en partie par la décision de n'abattre cette année que les volées malades, épargnant les volées saines du voisinage, contrairement à la campagne de lutte de 2003-2004 lorsque tous les oiseaux se trouvant dans un rayon de 3 kilomètres d'un foyer infectieux avaient été éliminés.

Toutefois, les autorités admettent avoir tiré de nombreux enseignements de la première vague de grippe mortelle. Les mesures de lutte fonctionnent désormais, et les éleveurs offrent leur pleine coopération.

"Cette année, nous avons été beaucoup plus actifs dans la lutte contre l'épidémie. Nous réagissons sans délai et abattons les animaux sur place", explique Nguyen Viet Nga, Directrice du sous-département de santé animale de Tien Giang. "Nous nous concentrons sur l'éducation en matière de désinfection et autres mesures, à l'aide de spots télévisés, de séminaires, de cassettes; nous nous rendons même dans les écoles."

Mme Nga a également félicité les agriculteurs locaux pour avoir signalé aux autorités les animaux malades ou mourants plus rapidement que l'an dernier, ce qui a permis d'intervenir à temps et de prendre des mesures de quarantaine.

Un fléau qui frappe l'ensemble du pays

Malgré tout, la grippe aviaire continue à faire rage dans quasiment tout le pays cette année, et on déplore des victimes humaines, en particulier dans le nord où les températures plus fraîches aident le virus à survivre.

"Nous avons 15 000 membres du département qui travaillent sur les contrôles des déplacements, l'abattage et autres mesures", a déclaré dans une interview Bui Quang Anh, Directeur du Département de santé animale. "Douze ministères sont représentés dans le comité directeur national pour la grippe aviaire, notamment ceux de la santé, de l'agriculture et du développement rural."

"La FAO et l'OIE ont détaché des experts au début de la flambée pour nous aider à dresser un plan d'urgence", ajoute M. Anh. "Nous n'avons jamais été confrontés à ce problème auparavant et la FAO a plus d'expérience dans ce type d'urgence."

Le directeur explique en outre avoir tiré parti d'un voyage d'étude sur la grippe aviaire aux Pays-Bas en 2003, après l'apparition de la maladie dans ce pays, mais avant son arrivée au Viet Nam. Grâce à l'assistance de la FAO, le Viet Nam a reçu des conseils techniques, une formation pour reconnaître les cas de grippe aviaire, un habillement de protection pour les vétérinaires et autres agents, ainsi que des véhicules.

M. Anh a déclaré que le Viet Nam a tout particulièrement besoin d'une aide en matière de diagnostic, car ses sept laboratoires fonctionnent déjà à plein régime et contrôlent des milliers d'échantillons de tissus et de sang à la recherche de l'infection.

"Nous avons assisté à une forte croissance de l'élevage au Viet Nam, et il faut ajouter à ceci les frontières très étendues qui rendent les mesures de lutte difficiles", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi je voudrais lancer un appel à la communauté internationale pour une intensification de l'aide."

Les pauvres sont les plus durement touchés

Dans la province de Tien Giang, même si les éleveurs qui perdent leurs volailles sont indemnisés, les familles agricoles pauvres ne s'en sortent pas.

Nguyen Van Tam, avec une femme et deux enfants à charge, a un petit élevage de canards au cœur du Delta du Mékong. Le 21 janvier, ses 330 canards ont commencé à avoir un étrange comportement.

"Ils se sont mis tout d'un coup à pondre très tôt le matin, puis le lendemain, 100 d'entre eux étaient morts. Je l'ai signalé aux autorités qui sont venues immédiatement", explique-t-il, alors que les agents de santé vétérinaire s'affairent en bottes de caoutchouc, habillement protecteur et masques pour pulvériser sa ferme de désinfectant. Les carcasses de canards ont déjà été incinérées et enterrées dans un coin du jardin.

"Sans revenus des canards, je vais devoir aller chercher du travail dans la ferme rizicole de quelqu'un d'autre et cultiver un peu de riz sur mon petit lopin", déplore-t-il. "Je vais avoir du mal à acheter les livres scolaires pour mon aînée qui a 15 ans."

Dans la province voisine de Long An, également durement frappée par l'épidémie, Phan Thi Ninh, une agricultrice avec un mari et quatre enfants, est bouleversée et raconte avoir perdu l'an dernier 2 200 poulets morts de la grippe.

"Je dois 30 millions de dong (1 875 $) à la banque. J'ai repeuplé la ferme avec le soutien financier du gouvernement mais je ne suis pas sûre de pouvoir vendre les poulets. J'ai un fils qui va au collège à Ho Chi Minh et je dois lui envoyer un million de dong (62 $) par mois. Ce n'est pas facile, et je suis très inquiète", avoue-t-elle.

Les prix de la volaille et des oeufs se sont pratiquement effondrés au Viet Nam, car les consommateurs, craignant la contamination virale, se tournent vers d'autres formes de protéines.

Mais dans un même temps, l'OMS a confirmé que la consommation de viande de volaille ou d'oeufs cuits à 70˚ C ne présente aucun danger pour l'homme et a précisé qu'aucun cas d'infection de grippe aviaire n'a été imputé à la consommation de volaille ou d'oeufs cuits correctement.


Contacts:
Peter Lowrey
Chargé d'information, FAO
peter.lowrey@fao.org
(+39) 06 570 52762

Bureau des relations avec les médias, FAO
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FAO/Hoang Dinh Nam

Etal de canards sur un marché dans la province de Tien Giang

FAO/Hoang Dinh Nam

Abattage de canetons nouveaux-nés dans une ferme de la banlieue de Ho Chi Minh-Ville

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1er février 2005 - Alors que la grippe aviaire continue de faire rage dans grande partie du Viet Nam cette saison, des mesures de lutte appliquées sans relâche semblent donner des résultats dans la province de Tien Giang, une des plus durement frappées du pays.
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