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Tsunami: les pertes de la pêche et de l'aquaculture se chiffrent à 520 millions de dollars
L'effort de réhabilitation se poursuit
17 février 2005, Rome - Les dernières évaluations des dégâts causés en décembre dernier par le tsunami qui s'est abattu sur une partie de l'Asie du Sud-Est révèlent l'ampleur du désastre subi par les pêcheurs et le coût énorme de la réhabilitation des secteurs de la pêche et de l'aquaculture.

"Les pertes directes se chiffrent à l'heure actuelle autour de 520 millions de dollars", a indiqué aujourd'hui M. Jeremy Turner qui dirige le Service de la technologie des pêches à la FAO.

Selon les dernières estimations de la FAO:

  • 111 073 bateaux de pêche ont été détruits ou endommagés; coût estimatif de leur remplacement: 161 millions de dollars;


  • 36 235 moteurs ont été perdus ou endommagés sans espoir de réparation; coût du remplacement: 73 millions de dollars;


  • 1,7 million d'équipements de pêche (filets, appareils de levage, équipements similaires) ont été détruits; coût du remplacement: 86 millions de dollars;


  • Les coûts de la réparation des autres dégâts infligés au secteur de la pêche (aquaculture, infrastructures industrielles, ports, etc.) sont supérieurs à 200 millions de dollars.

Ces chiffres se réfèrent aux sept pays les plus touchés par le tsunami, à savoir l'Inde, l'Indonésie, les Maldives, le Myanmar, la Somalie, le Sri Lanka et la Thaïlande.

Assistance immédiate

La FAO a dépêché 22 experts en pêche dans les pays sus-mentionnés. Ils seront bientôt rejoints par 11 de leurs collègues. Les équipes comprennent des maîtres-pêcheurs, des architectes navals, des constructeurs de bateaux, des spécialistes en chambres froides et usines à glace, des biologistes, des experts en aquaculture et des planificateurs en matière de pêche.

Les experts collaborent avec leurs homologues nationaux pour évaluer les dégâts aux secteurs de la pêche et de l'aquaculture et fournir des conseils ainsi qu'une assistance immédiate, notamment pour la réparation des bateaux endommagés et le remplacement des filets perdus.

La première priorité consiste à réparer les bateaux qu'il est possible de remettre en état. Au Sri Lanka, les experts de la FAO distribuent de la résine, de la fibre de verre et des outils à des constructeurs privés et aux équipes de la CEYNOR, une compagnie partiellement gouvernementale collaborant avec la FAO pour la remise en état des bateaux de pêche.

A ce jour, la FAO a acheté plus de 12 tonnes de matériel en fibre de plastique pour la réparation de plus de 300 bateaux et fourni une vingtaine de kits de réparation.

La FAO achète et distribue également des filets et des cordes. Les appareils de pêche sont commandés à des fournisseurs locaux qui travaillent à 150 pour cent de leur capacité de production normale. Quelque 500 pêcheurs en ont bénéficié jusqu'ici. D'autres commandes, placées auprès de compagnies régionales et internationales, seront livrées à 5 000 pêcheurs du littoral sud et sud-ouest du Sri Lanka.

Des achats complémentaires sont prévus dans les prochains jours dans la mesure où l'évaluation des dégâts vient de s'achever dans les provinces septentrionales de ce pays.

Les caractéristiques techniques des appareils de pêche ont été déterminées en collaboration étroite avec les pêcheurs du cru afin de répondre aussi bien aux besoins spécifiques de ces derniers qu'à l'usage local.

Vaste programme

Parallèlement à cet effort, les organisations non gouvernementales poursuivent leurs activités. Au Sri Lanka, celles-ci ont, en coordination avec le ministère des pêches, financé la construction de petites embarcations de remplacement produites par des constructeurs locaux.

Le gouvernement sri lankais coordonne less efforts de réhabilitation. Un groupe de travail interagences, auquel participe la FAO, lui prête assistance pour la mise en application des décisions.

Le Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique a mis sur pied un consortium d'aide qui permet aux organisations s'occupant de pêche et d'aquaculture dans les régions touchées par le tsunami de mettre leurs ressources en commun et de fournir un appui supplémentaire aux pays sinistrés.

Rétablissement à long terme

En concours avec les gouvernements locaux, la FAO planifie le rétablissement à long terme des secteurs de la pêche et de l'aquaculture, notamment une assistance technique s'étalant sur plusieurs années, des programmes bien planifiés et un suivi en ce qui concerne la livraison de bateaux et d'équipements de remplacement.

"Il y a plusieurs phases. La première et la plus immédiate concerne l'aide à apporter rapidement aux sinistrés. A cet égard, les autorités locales, les différentes agences des Nations Unies et les autres organisations accomplissent un travail remarquable", a indiqué M. Turner. "En ce qui concerne la pêche et l'aquaculture, la FAO fournit des intrants d'urgence et des conseils. Elle aide aussi les gouvernements à établir des programmes de réhabilitation à long terme."

Plateforme stratégique

Dans le cadre de son soutien, la FAO a élaboré une plateforme stratégique pour la réhabilitation de la pêche et de l'aquaculture dans les régions ravagées par le tsunami et ce, dans l'espoir qu'une telle initiative favorisera une pêche responsable et durable dès le retour à la normale.

"Il convient d'éviter l'écueil de la période ayant précédé le tsunami, à savoir la surcapacité dans les pêcheries côtières", a affirmé M. Turner. "En termes plus simples, cela signifie moins de bateaux, moins d'effort de pêche afin de ne pas dépasser les niveaux qui prévalaient avant la catastrophe."

La plateforme stratégique recommande notamment de confier un rôle primordial aux gouvernements et aux communautés de pêcheurs, d'accorder la priorité aux artisans et fournisseurs locaux et de respecter les us et coutumes tout en ciblant les populations et leurs moyens d'existence.

Dans les régions touchées par le tsunami, les pêcheurs utilisent des équipements de pêche adaptés aux stocks de poisson locaux, aux conditions de la mer et aux coutumes. A cet égard, la FAO souligne que tout équipement introduit dans la région ou faisant l'objet d'un don devrait répondre à ces exigences.

Contact:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

Contact:

George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
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FAO/A. Vitale

Pêcheurs indiens démêlant leurs filets après le passage du tsunami

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