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Après le tsunami : bannir les capacités de pêche excessives
Des bateaux et des équipements adaptés aux conditions locales
21 février 2005, Rome/Bangkok - Une accumulation des capacités de pêche excessives doit être évitée dans les pays ravagés par le tsunami, a averti aujourd'hui la FAO.

Avant la catastrophe, les capacités excessives étaient déjà un problème sérieux dans les régions de pêche côtière - un problème que la reconstruction devrait éviter de reproduire, selon le Département des pêches de la FAO.

Clairement, les industries de la pêche affectées dans ces pays ont besoin d'une reconstruction sur un mode extensif, a expliqué M. Ichiro Nomura, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des pêches.

"Cela doit être fait d'une manière responsable et clairvoyante, pour que le secteur puisse assurer une contribution durable et continue à l'économie tout en participant à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire."

Les capacités de pêche, en terme général, renvoient à la capacité pour une flotte de bateaux de capturer du poisson. Le nombre véritable de bateaux, leurs tailles, le temps passé à pêcher et les technologies utilisées, tout cela contribue à la capacité de la flotte.

Trop de capacités conduit habituellement à une surpêche, ce qui peut se traduire par une réduction des réserves de poissons, voire même causer l'effondrement de l'industrie de la pêche.

Eviter la récidive

Selon la FAO, les capacités de pêche restaurées dans la zone affectée par le tsunami ne devraient pas excéder les niveaux qui existaient avant la catastrophe - et dans certains endroits, les capacités devraient même être réduites.

Le maintien d'un équilibre entre l'effort de pêche et ce que les réserves de poissons sont en mesure de supporter permet de garantir une productivité continue dans les zones de pêche. Ainsi, les générations futures pourront compter sur ces réserves pour se nourrir et obtenir un revenu.

"Si de nouveaux bateaux de pêche et des équipements devaient être amenés de l'extérieur de la région sans un planning méticuleux, il en résulterait un risque réel de surcapacité de pêche, ce qui ferait plus de mal que de bien", a souligné M. Nomura.

En outre, des modèles de bateaux et d'équipements inappropriés peuvent mettre en péril l'environnement, causant des dommages plus profonds à l'habitat subaquatique, a-t-il ajouté.

Autre mise en garde de la FAO: les nouveaux bateaux et équipements doivent correspondre aux coutumes locales, aux conditions et aux capacités productives de pêche. Si cela n'est pas le cas, les coûts d'opération pour les pêcheurs risqueraient de dépasser les revenus escomptés, leur faisant ainsi perdre effectivement leur travail.

Les autorités pourraient procéder par étapes pour introduire de manière judicieuse de nouveaux bateaux et équipements afin d'écarter le risque de surcapacité tout en s'octroyant des périodes d'observation pour évaluer l'impact des types d'équipements non utilisés auparavant dans la région, conseille la FAO.

La réhabilitation des capacités de pêche à hauteur seulement de ce que les réserves de poissons peuvent supporter implique que certains pêcheurs devront arrêter de pêcher et trouver d'autres moyens d'existence, fait observer la FAO. Des recyclages professionnels et des investissements dans les entreprises locales seront nécessaires pour adoucir le choc.

L'aide matérielle peut imposer des charges

D'autre part, il convient de noter que les donations provenant de l'extérieur de la région peuvent imposer des charges logistiques aux pays récipiendaires.

"Nous rendons hommage à la générosité de ceux qui veulent aider", a souligné M. Nomura. "Mais tous les types de bateaux et d'équipements ne seront pas en fait utilisables et beaucoup pourraient finir à la casse. En outre, l'acheminement, l'évaluation et le stockage des équipements nécessitent du temps, des ressources et de l'énergie."

Enfin, M. Nomura a souligné qu'il faudra compter, autant que possible, sur les constructeurs et les fournisseurs locaux de bateaux.

Contacts:

A Rome:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168

A Bangkok:
Diderik de Vleeschauwer
Chargé d'information
Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique
FAO.RAP@fao.org
(+66) 2 697 4126

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Après le tsunami : bannir les capacités de pêche excessives

Les pêcheurs de la zone du tsunami ont besoin de matériel spécifique

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A Rome:
George Kourous

Relations médias, FAO
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A Bangkok:
Diderik de Vleeschauwer

Chargé d'information, FAO-RAP
FAO.RAP@fao.org
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FAO/A. Vitale

Dans les zones ravagées par le tsunami, il convient d'éviter les erreurs du passé en matière de pêche

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Après le tsunami : bannir les capacités de pêche excessives
Des bateaux et des équipements adaptés aux conditions locales
21 février 2005 - Une accumulation des capacités de pêche excessives doit être évitée dans les pays ravagés par le tsunami, met en garde la FAO.
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