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Grippe aviaire: des vétérinaires de 28 pays préconisent un contrôle plus rigoureux
Besoin accru de fonds pour la lutte prioritaire
25 février 2005, Ho Chi Minh Ville/ Rome - La conférence internationale sur la grippe aviaire en Asie a exprimé sa vive préoccupation à l'égard de la crise actuelle dans la région.

D'éminents vétérinaires de 28 pays ont invité les gouvernements de la région et la communauté internationale à accorder la priorité à la lutte contre le virus mortel de la grippe aviaire et à allouer davantage de fonds pour les campagnes d'éradication nationales et régionales.

La conférence, qui s'est achevée aujourd'hui après trois jours de discussions, était organisée conjointement par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale, en collaboration avec l'OMS.

Les experts en santé animale et humaine ont noté qu'un an après la flambé de grippe aviaire, des progrès avaient été réalisés en matière de détection précoce et de réponse rapide. Il y a moins de cas dans la région qu'il y en avait il y a un an.

Toutefois, le virus circule toujours parmi les poulets, les canards et la faune ailée de la région tout en menaçant sérieusement la santé humaine et animale.

Des fonds supplémentaires et des mesures de contrôle plus rigoureuses dans les pays affectés permettraient de circonscrire la maladie aux oiseaux évitant ainsi qu'elle n'entraîne une pandémie chez les humains.

Les pays touchés devraient adopter une approche proactive pour éliminer le mal à sa source. Aussi est-il essentiel d'avoir les moyens financiers nécessaires à une telle approche.

Menace permanente sur l'homme

La circulation du virus dans les zones urbaines et rurales productrices de volailles et sur les marchés nécessite plus d'attention, selon les participants à la conférence. Aussi longtemps que le virus circulera parmi les animaux, il constituera une menace pour l'homme.

De vastes campagnes de sensibilisation devraient inciter les producteurs et les consommateurs de volailles à prendre conscience des risques tout au long de la chaîne alimentaire.

Les paysans et les vétérinaires devraient jouer un rôle de pionniers en ce qui a trait à la détection du virus dès les premiers stades et ce, afin que les interventions de contrôle se mettent aussitôt en branle.

La diffusion de la maladie

La conférence a, d'autre part, admis le lien entre les systèmes d'élevage et la diffusion du virus, notamment la promiscuité entre les poulets de ferme et les canards dans beaucoup de basse-cours, ce qui contribue à la circulation du virus.

En outre, les déplacements et la présence des volailles sur les marchés non contrôlés par les vétérinaires aggravent les risques.

La conférence a recommandé plusieurs stratégies pour minimiser les risques de transmission du virus entre les espèces et, par voie de conséquence, pour protéger les humains. Cela inclut la séparation au niveau de la ferme des poulets et des canards ou d'autres animaux comme les porcs et la réduction du contact entre animaux et humains.

Les délegués ont invité la communauté mondiale à soutenir le financement de ces changements de méthode coûteux mais vitaux. Plus de 100 millions de dollars seront nécessaires pour renforcer urgemment les services de santé animale et les laboratoires afin d'améliorer la détection du virus et son éradication.

Plusieurs centaines de millions de dollars seront également nécessaires pour financer la reconstitution des stocks après l'abattage des volailles infectées et pour restructurer l'ensemble de la filière.

Respect des cultures locales

Les campagnes de contrôle de la grippe aviaire (détection du virus, abattage, biosécurité et vaccination) devraient respecter les conditions sociales, économiques et culturelles dans chacun des pays affectés.

Les participants à la réunion sont tombés d'accord sur le fait que la vaccination des poulets peut constituer une arme efficace contre la maladie. Il conviendrait d'explorer la possibilité de vacciner les canards.

Toutefois, la conférence a reconnu le besoin de pousser la recherche en ce qui a trait aux conditions dans lesquelles les vaccins peuvent être administrés avec un minimum de risques pour la santé humaine.

Le virus de la grippe aviaire se moque des frontières et nécessite une réponse régionale musclée. Les réseaux de coopération régionaux, récemment mis en place par la FAO, devraient être élargis. Sans un financement approprié, ces réseaux cesseraient leurs activités dans les six prochains mois.

Les pays ont été instamment priés de signaler à l'OIE les cas de grippe aviaire en temps opportun et en toute transparence. Ils devraient partager entre eux les informations relatives à la fois à la survenance de cas de grippe aviaire et aux campagnes de contrôle.

On estime entre 25 et 40 millions le nombre de petits éleveurs de volailles au Cambodge, en Indonésie, au Laos, en Thaïlande et au Viet Nam. La majorité des paysans pauvres élèvent des volailles pour leur sécurité alimentaire et comme source de revenus.

Contact:
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 348 25 23 616 (mobile)

Contact:

Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
Au Viet Nam:(+39) 348 25 23 616 (mobile)
A Rome:(+39) 06 570 53105

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