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De la prévention de la grippe aviaire en Amérique latine
Un manuel de la FAO offre des conseils aux petits producteurs avicoles
30 août 2006, Rome- Prévention de la grippe aviaire en Amérique latine et informations pour une prise de conscience du problème sont les principaux objectifs d’un manuel que vient de publier la FAO à l’intention des petits producteurs avicoles de cette vaste région du monde.

L’ouvrage, abondamment illustré, porte le titre espagnol Guía para la prevención y el control de la gripe aviar en la avicultura de pequeña escala en América Latina y el Caribe. Il y est question des mesures susceptibles de renforcer la biosécurité dans les exploitations avicoles en évitant notamment tout contact entre les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages qui pourraient être porteurs du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène.

“Les informations sont plus particulièrement destinées aux unités de production avicole de basse-cour ou de petite échelle. Aussi, les mesures préconisées de prévention et de contrôle sont-elles simples et peu coûteuses”, indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO.

“Il est important que les aviculteurs soient mis au courant des caractéristiques de la maladie afin qu’ils puissent la reconnaître et en informer immédiatement les autorités compétentes au cas où des foyers devaient se déclarer. La prévention est une arme très efficace. Elle permet d’éviter des dégâts majeurs tout en maintenant l’Amérique latine hors de portée du virus mortel”, a-t-il ajouté.

Le manuel sera largement diffusé également par le truchement de l’Internet. Dans un premier temps, il sera distribué aux personnels des services vétérinaires nationaux et aux experts locaux qui sont en contact direct avec les petits producteurs dans les villages et communautés.

Le texte, en fait, est une adaptation d’un guide destiné aux paysans du Sud-Est asiatique, une région où le virus H5N1 fait des ravages depuis son apparition en 2003/2004 et d’où il s’est propagé vers l’Europe, le Proche-Orient et l’Afrique.

Risque élevé

Si la grippe aviaire devait faire son apparition en Amérique latine et dans les Caraïbes, elle compromettrait la sécurité alimentaire des groupes vulnérables. Dans des pays comme le Pérou, plus de 70 % des protéines animales consommées proviennent de la filière avicole.

Aussi une éventuelle épizootie aurait-elle des conséquences désastreuses sur la filière. Le continent américain est le premier producteur mondial de volailles (4 milliards 850 milllions), le Brésil venant en tête du peloton. L’industrie avicole, en pleine expansion, est une importante source de revenus et d’emplois, contribuant au développement rural et périurbain. Les systèmes de santé des petits pays ayant de faibles ressources auraient d’énormes difficultés à faire front à des foyers de grippe aviaire.

Le rôle des oiseaux migrateurs

“Les oiseaux sauvages, notamment aquatiques, qui suivent les routes migratoires depuis la Sibérie orientale vers l’Alaska ou depuis l’Islande vers le nord du Canada via le Groënland pourraient être à l’origine de l’introduction du virus sur le continent américain”, selon M. Juan Lubroth, expert en santé animale de la FAO.

"Une fois dans les régions de l'Arctique, le virus H5N1 serait capable de suivre les routes migratoires nord-sud et s’étendrait jusqu'à la Terre de Feu”, a-t-il indiqué.

La contrebande et le commerce informel de volailles dans un pays ou d’un pays à un autre de la région, tout comme les populaires combats de coqs, pourraient contribuer à la diffusion et à l’extension de la grippe aviaire.

Bien que la souche H5N1 n’ait pas encore été décelée sur le continent américain, d’autres sous-types du virus de la grippe aviaire (H5N2, H7N3) avaient provoqué des maladies animales au cours des dernières années, notamment au Canada, au Chili, aux Etats-Unis et au Mexique, mais elles avaient été éliminées avec succès.

Accords de coopération

Pour contrer la menace, la FAO a récemment approuvé quatre projets régionaux pour la région du Cône Sud, la Région andine, l’Amérique centrale et les Caraïbes* et ce, dans le cadre du programme de coopération technique visant à renforcer la prévention et la riposte contre d’éventuels foyers de grippe aviaire en Amérique latine et dans les Caraïbes.

L’objectif principal de ces projets est d’aider les pays bénéficiaires à être mieux préparés, notamment en générant et en échangeant des informations sur la grippe aviaire en vue d’établir des plans d’alerte précoce et de réaction idoine en cas d’apparition de la menace.

Il s’agit notamment de renforcer non seulement la vigilance épidémiologique et les laboratoires de diagnostic mais aussi la collaboration entre les réseaux d’information déjà existants comme GLEWS (le système d’alerte rapide contre les maladies animales transfrontières) et le Réseau mondial OIE/FAO sur l’influenza aviaire (OFFLU).

*Cône Sud (6 pays): Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay. Région Andine (4 pays): Colombie, Equateur, Pérou et Venezuela. Amérique centrale (8 pays): Belize, Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua et Panama. Caraïbes (15 pays): Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Cuba, Dominique, République dominicaine, Grenade, Guyane, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Suriname et Trinité-et-Tobago.

Contact:
Iñigo Alvarez
Relations médias, FAO
inigo.alvarez@fao.org
(+39) 06 570 52518
(+39) 338 138 1778

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FAO/H.D. Dam

La prévention, clé du succès de la lutte contre la grippe aviaire en Amérique latine

Documents

Guía para la prevención y el control de la gripe aviar en la avicultura de pequeña escala en América Latina y el Caribe (pdf, en espagnol)

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