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Les cours des céréales à leur plus haut niveau
Des retombées sur la viande et d’autres produits agricoles
7 décembre 2006, Rome – Les cours des céréales, blé et maïs en particulier, viennent d'atteindre des niveaux inégalés par rapport aux dix dernières années, selon le dernier rapport de la FAO “Perspectives de l’alimentation” (Food Outlook).

De faibles récoltes dans les principaux pays producteurs et une demande en forte augmentation (notamment pour la production de biocarburants) ont poussé les cours à la hausse alors que la filière riz était marquée par la faiblesse de l’offre.

Facture des importations en hausse

Les dépenses mondiales sur les importations alimentaires pour 2006 pourraient atteindre un niveau record de 383 milliards de dollars, soit 2 % de plus que l’année précédente. La facture des importations des pays en développement devrait augmenter de près de 5 % par rapport à 2005, principalement du fait de la hausse des cours et non de l’augmentation actuelle du volume des importations.

La FAO prévoit une réduction des achats d’un grand nombre de pays, motivée moins par l’amélioration des approvisionnements internes que par le niveau élevé des cours internationaux. En outre, les coûts élevés de l’énergie devraient inciter les pays pauvres à réduire leurs importations alimentaires afin de continuer à satisfaire leurs besoins en carburants fossiles.

Selon les dernières estimations de la FAO, la production mondiale de blé pour 2006 s’établirait autour de 592 millions de tonnes, soit environ 33 millions de tonnes de moins qu’en 2005 (-5,3 %). La tendance devrait cependant se renverser en 2007 du fait de meilleures perspectives de récolte.

Céréales secondaires et riz

La production mondiale de céréales secondaires pour 2006 devrait atteindre 981 millions de tonnes, soit 2,1 % de moins qu’en 2005 mais supérieure à la moyenne des cinq dernières années.

La fermeté actuelle des cours devrait encourager l’augmentation des surfaces cultivées et doper la production en 2007.

Mais si la demande industrielle pour la production de bioéthanol poursuivait sa progression au rythme actuel, il faudrait compter sur plusieurs bonnes récoltes successives pour que les prix fléchissent, explique le rapport.

Pour ce qui est du riz, ouragans, sécheresses, inondations, maladies et attaques de nuisibles se sont ligués pour miner les perspectives de récolte 2006 de cette denrée alimentaire de base.

En conséquence, on ne prévoit aucune augmentation de la production mondiale de riz pour cette année, alors que les perspectives pour 2007 dans l’hémisphère Sud ne sont guère réjouissantes, selon le rapport.

Effets pervers

Les cours des oléagineuses sont également fermes, mais beaucoup moins que ceux des céréales, ce qui laisse craindre des reconversions à des cultures plus rentables. Ce phénomène, s’il se produit, pourrait aggraver les déséquilibres actuels, notamment sur les marchés de l’huile végétale où la demande s’accroît plus vite que la production.

La fermeté des cours des céréales a eu des effets pervers sur les filières viande et lait. La demande sur la viande pourrait s’accentuer suite à l’accalmie sur le front des maladies animales et le regain de confiance consécutif dans les rangs des consommateurs. Mais les coûts élevés du fourrage pourraient freiner la production.

Pour ce qui est du lait et des produits dérivés, au problème des coûts élevés du fourrage s’ajoute la perspective d’une baisse de la production laitière en Australie et dans l’Union européenne, production qui représente le tiers des exportations mondiales.

Selon la FAO, cela se traduirait par un marché plus étroit et des prix plus soutenus. Toutefois, la production des pays en développement a atteint un bon rythme (plus de 4 %), principalement en raison des progrès enregistrés dans certains pays d’Asie et d’Amérique du Sud.

Le sucre

La production de sucre mondiale devrait dépasser la demande après trois années de déficit. Elle devrait atteindre 155,5 millions de tonnes en 2006/07.

S’il est vrai que les cours du sucre sont en net retrait par rapport à leur niveau record de février 2006 (jamais égalé en 25 ans), il n’en reste pas moins que le marché reste très sensible aussi bien aux fluctuations de la demande qu’à la volatilité des prix.

Contact:
Teresa Buerkle
Relations médias, FAO
teresamarie.buerkle@fao.org
(+39) 06 570 56146
(+39) 348 141 6671

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FAO/22433/O. Thuillier

Des récoltes moins abondantes et voilà que les cours des céréales se remettent à grimper

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7 décembre 2006 – Les cours des céréales, blé et maïs en particulier, viennent d'atteindre des niveaux inégalés par rapport aux dix dernières années, selon le dernier rapport de la FAO “Perspectives de l’alimentation”.
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