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Pour une meilleure prise en charge du développement des montagnes
Une vision d’ensemble s’impose pour relever les nouveaux défis
4 octobre 2007, Rome - Plus de 60 représentants de gouvernements, de la société civile et d’organisations internationales venus de pays de montagne ont lancé un appel pour une meilleure prise en charge de l’agriculture et du développement durables dans les régions montagneuses.

L’appel a été lancé au terme de la troisième rencontre du Groupe d’Adelboden sur l’agriculture et le développement rural durables en régions de montagne, qui s’est tenue du 1er au 3 octobre 2007 au siège de la FAO, à Rome. Les deux rencontres précédentes s’étaient déroulées respectivement en septembre 2003 et en décembre 2005.

Physiquement isolées, socialement et politiquement marginalisées, les populations de montagne sont parmi les plus vulnérables au monde. Une grande partie des 840 millions de sous-alimentés que compte la planète vivent dans les régions de montagne.

Quelque 270 millions de personnes vivant dans ces régions souffrent d’insécurité alimentaire et 135 millions d’entre elles souffrent chroniquement de la faim, selon la FAO. En outre, les habitants des plaines dépendent des montagnes pour l’eau, la nourriture et l’emploi.

Des trésors

Les montagnes recèlent des trésors. Elles sont riches en ressources naturelles et leur patrimoine culturel doit être préservé. Aussi des politiques adaptées aideraient-elles les populations de montagne à tirer meilleur parti de ces richesses. Elles permettraient aux communautés de montagne de participer activement aux processus de décision.

Une plus grande priorité doit être accordée aux problèmes des montagnes au triple plan national, régional et mondial. Il faudrait intégrer les besoins spécifiques des montagnes au sein des programmes politiques ou alors créer des programmes spécifiques pour les montagnes, selon le Groupe d’Adelboden.

Les gouvernements des pays de montagnes sont invités à effectuer des évaluations systématiques des politiques destinées aux zones montagneuses, à mieux intégrer ces zones dans leurs économies nationales et à y encourager la diversification économique en aidant les agriculteurs, les artisans et les forestiers à doter leurs produits d’une plus-value.

Pour réussir, de telles activités devraient bénéficier de la participation active de la société civile et du secteur privé, selon le Groupe d’Adelboden.

Autonomisation des populations indigènes

Le Groupe a également souligné la nécessité de soutenir politiquement les communautés indigènes des régions de montagne. Leur savoir-faire, leurs traditions et leurs connaissances contribuent à la préservation de l’environnement et de la biodiversité et assurent la durabilité de l’agriculture dans ces régions.

Outre ses bienfaits au plan du développement, une bonne politique pour les régions de montagne est indispensable pour faire face aux défis émergents, notamment le changement climatique, les déplacements de population et la parité homme-femme.

Juin 2002

Le Groupe d’Adelboden a été créé en juin 2002 dans la ville suisse dont il porte le nom. C’est une "plate-forme pour la discussion des politiques et de leurs instruments, l’échange d’expériences et l’élaboration d’initiatives".

Le Groupe est consulté sur le contenu substantiel du projet multi acteurs sur l’agriculture et le développement rural durables en régions de montagne (ADRD-M). Celui-ci vise à promouvoir la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de politiques adaptées aux besoins spécifiques des communautés de montagne.

Des organisations internationales – notamment le PNUD et le PNUE – se sont engagées à incorporer les principes de l’ADRD-M dans leurs activités.

L’ADRD-M fait l’objet de discussions au sein d’organisations de la société civile, notamment La Asociación Nacional de Fomento a la Agricultura Ecológica (ANAFAE) en Amérique centrale et le réseau mondial Mountain Forum. Ces organisations encouragent les décideurs à adhérer à l’appel du Groupe d’Adelboden pour des politiques plus favorables aux communautés de montagne.

Contact:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168
(+39) 348 141 6802

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© FAO/A. Mihich

Des centaines de millions de personnes sous-alimentées vivent en régions de montagne

Des réservoirs d’eau, de biodiversité et de culture

La FAO estime que les montagnes fournissent, en gros, de l’eau douce à la moitié de la population mondiale, soit en la stockant, en la provoquant (pluie et neige) ou en l'acheminant. Dans les régions sèches et arides, cette proportion peut aller jusqu’à 90 %.

Les montagnes sont aussi un réservoir de biodiversité. Elles abritent un grand nombre d’espèces de plantes et d’animaux.

Elles ont également permis de conserver de riches patrimoines culturels. Outre le sens de l’identité, elles confèrent des ressources et des opportunités économiques grâce au tourisme ou à la vente et à l’exportation de produits artisanaux. Les communautés de montagne possèdent des connaissances uniques sur certaines espèces locales de faune et de flore. Elles sont les gardiennes de la diversité génétique.

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Une vision d’ensemble s’impose pour relever les nouveaux défis
4 octobre 2007 - Le Groupe d'Adelboden vient de lancer un appel pour une meilleure prise en charge des régions de montagne.
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