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Le Réseau FishInfo: 25 ans déjà
Une initiative en pleine croissance
9 mai 2008, Rome - Un réseau d’organisations intergouvernementales indépendantes mis en place par la FAO pour aider les pays en développement à améliorer la manutention après récolte et la commercialisation des produits de la pêche a marqué un jalon important.

Depuis la fin des années 70, le Réseau FishInfo oeuvre à l’échelon régional dans le monde en développement pour promouvoir le commerce des produits halieutiques, offrant des informations actualisées sur les marchés et les prix, rapprochant acheteurs et vendeurs, et dispensant une formation en technologies de transformation, questions de sécurité des aliments et critères de qualité requis sur les principaux marchés d’importation.

"L’idée était d’établir un réseau pouvant engendrer un effet multiplicateur et aider la FAO à affronter ces questions de façon plus complète sur le terrain", indique Lahsen Ababouch du Département des pêches et de l’aquaculture de l’Organisation.

Aujourd’hui, le Réseau compte sept centres régionaux indépendants, coordonnés par Globefish, depuis le siège de la FAO à Rome: EuroFish (Europe centrale et orientale), InfoFish (Asie et Pacifique), InfoPêche (Afrique), InfoPesca (Amérique du Sud et centrale), Infosa (antenne d’Infopêche pour l’Afrique australe), Infosamak (pays arabes) et InfoYu (Chine).

"Chaque centre dispense son expertise en matière de post-récolte des pêches et d’aquaculture, y compris le commerce et le marketing, mettant en oeuvre des activités axées sur la demande et ciblées sur les besoins spécifiques de la région où il est situé", explique M. Ababouch.

Initiative autonome

Lancés au départ comme projets de la FAO bénéficiant du soutien financier soit du Programme des Nations Unies pour le développement, soit des gouvernements de Norvège ou du Danemark, les centres ont été convertis en organisations intergouvernementales indépendantes.

Leur financement provient désormais des pays membres, de la vente des publications, de l’organisation de conférences et autres événements, et de projets de développement financés par les organismes donateurs.

La FAO n’intervient pas dans la gouvernance ni dans les opérations quotidiennes. Chaque centre a sa propre équipe de direction qui rend compte à un conseil d’administration.

Quelque 87 pays du monde en développement sont désormais couverts par le Réseau.

Dans de nombreuses régions, avec l’émancipation des centres, la participation de la FAO dans des domaines comme la diffusion de nouvelles liées à la commercialisation et au commerce du poisson ou l’assistance au secteur en appliquant la démarche HACCP de sécurité sanitaire des aliments a diminué progressivement, à mesure que les centres prenaient la relève. Cela a permis à l’Organisation de concentrer ses ressources dans de nouveaux secteurs où les pays en développement ont besoin d'assistance.

La voie à suivre

Lors d’une réunion tenue récemment au Maroc, les centres régionaux ont fêté leur 25ème anniversaire en formulant des stratégies et une orientation pour les décennies à venir.

En dépit des succès obtenus par le réseau, les différents centres en sont néanmoins à des stades de développement différents en termes de capacités et de mécanismes institutionnels. Certains, plus que d’autres, ont encore besoin d’une assistance technique pour acquérir une véritable crédibilité auprès de l’industrie, selon M. Ababouch.

"A leur dernière réunion, les membres du réseau ont partagé des informations sur leurs atouts, leurs faiblesses et les défis à relever, en identifiant des synergies et des domaines d’intérêt communs, et en traçant une feuille de route pour un meilleur partage des connaissances et des expériences. Ainsi, ils pourront renforcer chaque centre individuel tout en aidant le Réseau à agir de façon plus cohésive", indique-t-il.

A titre d'exemple, la FAO travaille avec les centres pour promouvoir davantage d’échanges de produits halieutiques entre les différentes régions représentées au sein du Réseau. "Les pays en développement ciblent généralement leurs exportations de poisson vers les pays industrialisés du Nord, mais d’autres régions offrent désormais de nombreux débouchés commerciaux", fait remarquer M. Ababouch. "Le Réseau est bien placé pour aider à resserrer ces nouveaux liens commerciaux Est-Ouest et Sud-Sud".

Les pêches et l’aquaculture ont un rôle économique important dans de nombreux pays en développement, selon la FAO. Globalement, les recettes nettes (exportations moins importations) des pays en développement tirées du commerce de poisson s’élèvent à plus de 20 milliards de dollars par an. Cela équivaut à des emplois et des revenus pour des millions de personnes et représente une source de revenus pour le gouvernement qui peut les investir en services sociaux, en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition des ménages.

Contact:
George Kourous
Relations médias, FAO
george.kourous@fao.org
(+39) 06 570 53168
(+39) 348 141 6802 (portable)

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(+39) 348 141 6802

Photo: FAO

Les centres régionaux ont fêté leur 25ème anniversaire au Maroc

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9 mai 2008 - Un réseau d’organisations intergouvernementales indépendantes créé par la FAO pour aider les pays en développement à améliorer la manutention après récolte et la commercialisation des produits de la pêche a marqué un jalon important.
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