FAO :: Salle de presse :: Dernières nouvelles :: 2008 :: Myanmar: Des mangro…
Myanmar: Des mangroves intactes auraient pu réduire l'impact de Nargis
Leur destruction a fragilisé les communautés côtières
15 mai 2008, Rome - Les forêts de mangroves auraient pu réduire les dommages causés par les vagues provoquées par le cyclone Nargis au Myanmar, indique aujourd'hui la FAO.

Ces dernières décennies, les forêts de mangroves ont été largement détruites sur les côtes du Myanmar, exposant davantage les communautés côtières aux dommages causés par les cyclones.

"Les mangroves ont été converties en terres agricoles et en zones de pisciculture. Des habitations ont été construites plus près de la mer et la combinaison d’une plus grande proximité aux risques côtiers et l’absence d'une forêt protectrice tampon ont augmenté les risques pour les populations humaines dans de nombreux pays, notamment au Myanmar", explique Jan Heino, sous-Directeur général de la FAO, responsable du Département des forêts.

La zone de mangrove dans le delta d'Ayeyarwady, sévèrement touchée par le cyclone, est maintenant réduite de moitié par rapport à la superficie qu'elle couvrait en 1975, soit juste un peu plus de 100 000 hectares.

Surexploitation des ressources

La surexploitation des ressources des mangroves qui a conduit à une diminution de la densité du couvert forestier est aussi un véritable sujet d’inquiétude.

Les vagues liées au cyclone sont montées jusqu'à 3,5 m de haut. Bien que les barrières poreuses, telles que les forêts et arbres côtiers, ne puissent pas empêcher l'inondation et la submersion des terres intérieures provoquées par le cyclone, une végétation côtière dense et intacte peut potentiellement réduire considérablement l’impact des vagues et des inondations.

Les forêts côtières peuvent également agir comme coupe-vent et réduire la dévastation résultant des cyclones.

De larges zones de forêt avec des densités plus élevées de troncs, de branches et de racines aériennes assurent une plus grande protection qu'une forêt dégradée ou une forêt clairsemée. La végétation au sol est également importante en cas de vagues plus petites.

Réduction de la force des vagues

Les forêts de mangroves saines sont particulièrement efficaces pour réduire la force des vagues en raison de la résistance fournie par les racines aériennes ainsi que les troncs et les branches d'arbre.

Les mangroves emprisonnent et stabilisent également les sédiments et, en absorbant l'énergie des vagues de surface, elles réduisent le risque d'érosion du rivage qui rapproche les vagues des habitations.

Lorsque le cyclone Sidr a frappé le Bangladesh en novembre 2007, les forêts de Sunderbans ont joué un rôle crucial dans la réduction des effets mortels du cyclone.

Cependant, les mangroves ne sont pas seulement des amortisseurs de cyclones, elles sont aussi des écosystèmes essentiels abritant de la biodiversité et des lieux de reproduction pour les poissons.

Risque plus important

A l'avenir, l'élévation du niveau de la mer et la plus grande fréquence et intensité des tempêtes résultant du changement climatique exposeront les zones côtières à un risque plus important de dommages.

L'expérience acquise après le tsunami de 2004 dans l'océan Indien et les efforts pour conserver et réhabiliter les mangroves du delta d'Ayeyarwady suggère que beaucoup peut être fait pour améliorer la durabilité du développement côtier dans la région.

Décourager l'extension de l'habitat près des côtes et maintenir des mangroves saines et d'autres forêts côtières seront des mesures importantes pour protéger les populations côtières et leurs biens.

Il est nécessaire de remettre rapidement en état les infrastructures et les moyens de communication endommagés.

Résilience

Des mesures devraient être mises en place pour faciliter une bonne planification des zones côtières pour maintenir leur résilience et pour réduire la vulnérabilité des communautés et des écosystèmes côtiers.

Si la planification côtière est une mesure importante pour éviter le développement dans les régions vulnérables et maintenir la végétation côtière comme protection, elle ne sera pas suffisante pour protéger contre tous les événements climatiques.

Des systèmes d'alerte rapide, des plans d'évacuation, des moyens de communication et de transport efficaces, et des abris contre les cyclones devraient être également mis en place à l'avenir pour protéger les vies humaines contre des cyclones tels que Nargis.

Contacts:
Alison Small
Relations médias, FAO
alison.small@fao.org
(+39) 06 570 56292
(+39) 348 870 5221 (portable)

Diderik de Vleeschauwer
Chargé d'information
Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique, Bangkok, Thaïlande
diderik.devleeschauwer@fao.org
(+66) 2 697 4126
(+66) 189 97 354 (portable)

Contact:

Alison Small
Relations médias, FAO
alison.small@fao.org
(+39) 06 570 56292
(+39) 348 870 5221

Diderik de Vleeschauwer
Bureau d'information FAO pour l'Asie et le Pacifique (Bangkok, Thaïlande)
diderik.devleeschauwer@fao.org
(+66) 2 697 4126
(+66) 189 97 354

FAO

Images satellitaires montrant la destruction des mangroves dans le delta d'Ayeyarwady entre 1995 (haut) et 2000 (bas). Le rouge foncé indique les zones de mangroves denses.

envoyer cette page
Myanmar: Des mangroves intactes auraient pu réduire l'impact de Nargis
Leur destruction a fragilisé les communautés côtières
15 mai 2008 - Les forêts de mangroves auraient pu réduire les dommages causés par les vagues provoquées par le cyclone Nargis au Myanmar. Mais ces dernières décennies, ces forêts ont été largement détruites le long des côtes, exposant davantage les communautés côtières aux dommages causés par les cyclones.
Veuillez insérer une adresse email
Veuillez insérer une adresse email valide
RSS