Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale fait le point sur le suivi du Sommet mondial de l'alimentation


Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale de la FAO (CSA) s'est réuni au Siège de l'Organisation à Rome, le 14 avril, pour sa première réunion depuis le Sommet mondial de l'alimentation en novembre dernier. Une grande partie des préparatifs du Sommet avaient été réalisés par l'intermédiaire du CSA. Aujourd'hui, le Comité assume des fonctions importantes pour le suivi et l'établissement de rapports sur l'exécution du Plan d'action du Sommet, qui vise à réduire de moitié d'ici l'an 2015 le nombre de personnes malnourries dans le monde.

Au cours de cette session, le CSA sera appelé à établir un calendrier et les procédures pour l'établissement de rapports nationaux, subrégionaux, régionaux et internationaux sur la mise en oeuvre du Plan d'action du Sommet et à parvenir à un accord sur le plan de présentation des rapports pour la première période de référence.

Un avant-projet de plan de travail pour l'élaboration d'objectifs améliorés et d'indicateurs plus fiables de la sécurité alimentaire nationale et mondiale et pour la mise en place d'un système d'information et de cartographie de l'insécurité et de la vulnérabilité alimentaires sera présenté au Comité, pour commentaires. Il prévoit l'élaboration de plans de présentation des rapports normalisés afin de fournir des renseignements actualisés sur ces objectifs et indicateurs dans les rapports qui seront produits pour les années ultérieures.

Sous la rubrique Nutrition, qui figure en permanence à l'ordre du jour du Comité, les délégués débattront d'un document qui décrit dans leurs grandes lignes les activités entreprises par la FAO pour répondre aux difficultés posées par les aliments vendus sur la voie publique. Ces aliments prêts à être consommés distribués par les vendeurs ambulants représentent aujourd'hui une part importante des régimes alimentaires et des économies dans les agglomérations urbaines. Par exemple, en Malaisie, on estime que les ventes d'aliments sur la voie publique, par plus de 100 000 vendeurs, se chiffrent à plus de 2,2 milliards de dollars par an. A Bangkok, les études indiquent que 90 pour cent de la population achète des aliments vendus sur la voie publique de façon régulière. Dans le meilleur des cas, les aliments vendus sur la voie publique constituent pour des centaines de millions de personnes un aspect important et sain de leur régime alimentaire quotidien. Mais des mesures doivent être prises dans de nombreuses régions du monde pour améliorer l'éducation en matière d'hygiène et de nutrition et pour s'assurer que ces produits alimentaires ne représentent pas un danger pour la santé.

Le Comité sera également saisi d'autres documents, notamment un examen des activités entreprises dans le cadre du Programme spécial pour la sécurité alimentaire et une évaluation de la situation actuelle de la sécurité alimentaire dans le monde.

En ce qui concerne la poursuite du travail entrepris au Sommet mondial de l'alimentation, un protocole d'accord doit être signé par le Haut Commissaire pour les droits de l'homme et le Directeur général de la FAO. Ce document jette les bases de la coopération future pour la réalisation d'un objectif énoncé dans le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation: "clarifier le contenu du droit à une nourriture adéquate et le droit fondamental de chacun d'être à l'abri de la faim, tel qu'il figure dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels….". La désignation d'un "droit à l'alimentation" s'est révélée être une des questions les plus controversées lors du Sommet. Le Plan d'action invitait le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme à contribuer à trouver une solution à ce problème.

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15 avril 1997


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