Publication d'un rapport sur la réforme de la FAO

M. Jacques Diouf, Directeur général, présente une FAO plus "légère" et plus ciblée


Documents et ressources connexes:


Un Rapport spécial confirme que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) traverse actuellement sa réorganisation la plus profonde depuis sa création en 1945, dans le but de décentraliser ses opérations, de simplifier ses procédures et de réduire ses coûts. Le rapport, intitulé "Réformer la FAO: l'enjeu de la sécurité alimentaire mondiale", a été rédigé et débattu par la haute direction de la FAO, puis étudié et révisé par des consultants externes spécialisés dans le développement international et la gestion (dont un ancien haut responsable de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international).

Pour conforter la nouvelle orientation décentralisée de l'Organisation, indique le rapport, le personnel opérationnel et les activités de projet seront déployés sur le terrain, plus près des problèmes auxquels il faut apporter des solutions. Ces changements devraient permettre à la FAO d'être davantage à l'écoute des besoins des régions et de réaliser des économies appréciables grâce à la réduction des frais de déplacement et de communication.

De 1994 à la mi-96, 456 postes ont été éliminés dans l'ensemble de l'Organisation. Ces compressions nettes ont été réalisées en éliminant 563 postes au siège de la FAO à Rome et 63 postes dans les bureaux de pays, tout en renforçant de 170 postes la capacité des bureaux régionaux et sous-régionaux et de liaison. Ces changements, et d'autres qui sont venus s'y ajouter - notamment une réduction annuelle de 2,5 millions de dollars EU dans les frais de déplacement, des réunions plus courtes et moins nombreuses et une diminution du nombre de publications et de la longueur des documents de réunions - ont déjà permis de dégager des économies de l'ordre de 25 millions de dollars par an.

"On a beaucoup parlé dernièrement de la nécessité de réformer les institutions de la famille des Nations Unies", a indiqué M. Jacques Diouf, évoquant les problèmes d'une bureaucratie lourde et centralisée et du manque de focalisation qui affectent une bonne partie du système des Nations Unies. "Je rends donc ce rapport public pour que les médias constatent que la FAO est en train de mettre en oeuvre ce qui ne peut être décrit que comme une réforme profonde et de vaste portée."

Le rapport fait état d'un recentrage net de l'action de la FAO grâce à la priorité accordée à la sécurité alimentaire - une question que le Sommet mondial de l'alimentation a placée en tête de liste des préoccupations internationales - et à la mise en place de plusieurs programmes spéciaux.

Le plus connu de ces programmes est le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA), qui vise à accroître la production alimentaire et à améliorer la sécurité alimentaire dans les pays pauvres qui doivent aujourd'hui couvrir une partie de leurs besoins vivriers par des importations. Le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes (EMPRES), un autre programme spécial, offre une assistance pour les mesures préventives et en cas d'urgence contre les ravageurs et les maladies qui constituent une menace à la sécurité alimentaire.

Le programme de réforme a également accru les liens entre la FAO et le secteur privé et les organisations non gouvernementales (ONG). Les contacts avec des associations et des entreprises ont été multipliés pour la mise en place de prototypes de projets coopératifs.

D'après le Directeur général de la FAO, les réformes sont mises en oeuvre dans les limites des coupures budgétaires que la FAO a subies en 1995. En octobre de cette année-là, la Conférence de la FAO, son instance suprême, a fixé à 650 millions de dollars le budget de l'Organisation, en baisse par rapport au budget de 673,1 millions au cours de l'exercice 1994-95.


 FAO Home page  

  Cherchez

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1997