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La Conférence de Rome relance la Convention de Rotterdam
Ceci est une des mesures que les délégués ont prises pour accélérer le processus de mise en oeuvre de la Convention de Rotterdam, adoptée en septembre 1998 et signée par 60 pays et par l'Union européenne. La Conférence a également créé un Comité intérimaire d'examen afin d'émettre des recommendations concernant l'inclusion d'autres pesticides ou de produits chimiques industriels sur la liste ICP. Les délégués ont soumis quatre produits à risque au comité pour examen: le bromacil, le dichloride et l'oxyde d'éthylène et le maleic hydrazide. Les produits chimiques et les pesticides inscrits sur la liste ICP ne peuvent être exportés sans l'accord explicite du pays importateur qui aura été informé de ses dangers. La Convention de Rotterdam comprend des formulations de pesticides qui sont réputées à risque trop élevé pour être utilisées sans danger par les agriculteurs des pays en développement. "De nombreux agriculteurs des pays en développement ne peuvent manipuler sans risque des pesticides extrêmement toxiques. Cette convention contribuera à les protéger", a déclaré M. Niek Van Der Graaff, Chef du Service de protection des végétaux de la FAO. Le binapacryl, par exemple, fongicide et acaricide, peut provoquer nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée et difficultés respiratoires. Le toxaphène, mieux connu sous son nom commercial Camphechlor, est un insecticide et rodenticide qui a une forte persistance dans l'environnement. Les résidus de toxaphène peuvent parcourir de grandes distances et s'accumuler dans les organismes qui constituent la chaîne alimentaire. Lorsqu'il est absorbé par le corps humain, le toxaphène se propage rapidement aux organes et se concentre dans les tissus adipeux et les muscles. Il est extrêmement toxique et peut causer des tumeurs à la thyroïde et le cancer. Dans cet accord, reposant sur le savoir-faire de la FAO en matière de gestion des pesticides et sur celui du PNUE en matière de produits chimiques, les deux organisations assurent conjointement le secrétariat de la Convention de Rotterdam. M. James Willis, Directeur des produits chimiques au PNUE, a déclaré que la Convention de Rotterdam "est le premier accord multilatéral portant sur l'environnement depuis 1994; il a été adopté avec deux ans d'avance par rapport aux buts énoncés dans le Chapitre 19 d'Action 21". Et d'ajouter: "Elle offre une plus grande protection de la santé et de l'environnement - en particulier dans les pays en développement et les économies de transition - que la procédure précédente sur une base volontaire." La Finlande, le Japon, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni ont annoncé des contributions durant la Conférence pour l'application de la période intérimaire de la Convention de Rotterdam, qui dépend entièrement des dons volontaires. D'autres fonds seront nécessaires pour couvrir les prévisions budgétaires de 1999/2000. 27 juillet 1999
Ecoutez ou téléchargez l'entretien (2'40") de Liliane Kambirigi (Service Radio de la FAO) avec Maria Celina de Azevedo Rodriguez, Présidente de la Conférence internationale FAO/PNUE sur la Convention de Rotterdam et la procédure d'ICP, sur les résultats de la Conférence de Rome, 12-16 juillet 1999.
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