Actes du Séminaire de Stockholm sur les médias en ligne

Les médias ont un rôle précieux à jouer dans la sensibilisation de l'opinion publique sur les souffrances des 815 millions d'êtres humains affamés de par le monde. Dans le cadre d'un vaste effort d'éducation des journalistes et du public sur la sécurité alimentaire mondiale, la FAO a récemment organisé un Séminaire européen des médias à Stockholm, conjointement avec le Gouvernement suédois. La manifestation a rassemblé des participants des universités, de l'industrie, du gouvernement, des organisations non gouvernementales et du secteur privé qui ont présenté à des dizaines de journalistes d'Europe et des pays en développement les questions cruciales de sécurité alimentaire.

Pour mettre ces informations à la disposition d'un plus vaste public, la FAO a publié les présentations du séminaire sur son site Web, de même que des renseignements généraux et des liens pertinents. Les présentations ne sont disponibles qu'en anglais.

22 novembre 2001

Pour consulter la page du Séminaire, cliquer ici


Un outil puissant d'aménagement des terres fondé sur les nouvelles technologies de gestion des données

Le Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes vient de publier un nouveau cédérom s'inspirant du Système d'information sur les ressources en sols (LRIS) qui aidera les décideurs de la région à planifier l'utilisation des terres. Il explique le fonctionnement de la méthodologie LRIS, comporte des études de cas et un ensemble d'outils et de logiciels.

Au cours des cinq dernières années, la FAO, par le biais de son Projet régional d'information sur les terres agricoles et les eaux pour un développement agricole durable, a appliqué le LRIS en Amérique latine et aux Caraïbes. La méthodologie, fondée sur les concepts de zonage agro-écologique proposés par la FAO, a été mise en oeuvre avec succès dans des pays comme le Bangladesh, la Chine, la Lituanie et le Zimbabwe, où les besoins et les utilisations des terres sont très différents.

"L'objectif principal consiste à simuler des scénarios d'utilisation des terres durables afin d'aider les responsables d'aménagement rural à mettre au point des procédures et des politiques écologiquement et économiquement rationnelles", fait remarquer Enrique Castillo, coordonnateur du projet.

A l'aide de cartes de la région concernée et de variables biophysiques et socio-économiques, les utilisateurs du LRIS peuvent créer différents scénarios d'utilisation des terres et retenir les mieux adaptés aux besoins de leur région ou de leur pays. Les meilleurs sont les scénarios viables d'un point de vue à la fois économique, social, technologique et environnemental. Les apports des planificateurs, des agriculteurs et autres parties prenantes sont ensuite cruciaux pour déterminer le choix du scénario.

L'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, le Paraguay et l'Uruguay participent au projet. Chaque pays, par le biais de son institution compétente - généralement le Ministère de l'agriculture - est chargé de diffuser et de promouvoir ses résultats.

En Bolivie, les résultats du LRIS ont été inscrits dans le cadre du plan municipal d'occupation des sols et du plan d'aménagement du territoire d'Arbieto 2001-2002.

Pour garantir la poursuite du projet, la FAO a souligné que la formation est un volet important. "Chaque institution a désormais du personnel formé qui sait comment utiliser et développer ces systèmes", déclare M. Castillo.

Le cédérom est à la disposition de toutes les institutions participant au projet et peut être obtenu en contactant M. Enrique Castillo (Enrique.Castillo@fao.org) au Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes.

Pour tout complément d'information, veuillez consulter le site Web (http://www.rlc.fao.org/proyecto/gcp/rla/126/jpn/) - en espagnol

19 novembre 2001

Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes (en espagnol)


Le Prix Sen attribué aux fonctionnaires de la FAO sur le terrain

Le Prix Sen de la FAO, créé en 1967, est conféré à un fonctionnaire de terrain pour ses remarquables contributions à son pays d'affectation. Portant le nom de l'un des anciens Directeurs généraux de la FAO, Binay Ranjan Sen (Inde), il est attribué tous les deux ans à l'occasion de la Conférence de la FAO.

Les experts de terrain désignés cette année sont Jean Prosper Koyo au Burundi pour 2000 et Menachem Lourie aux Philippines pour 2001. M. Koyo a été retenu pour ses réalisations en matière de gestion durable de l'environnement au Burundi, et M. Lourie pour ses travaux visant à améliorer les moyens d'existence de près de 3 millions de petits agriculteurs dans le cadre du programme de réforme agraire lancé aux Philippines.

Jean Prosper Koyo

La guerre et la pression démographique ont fait reculer de plus de 85 pour cent le couvert forestier original du Burundi, pays autrefois densément boisé. Un projet faisant intervenir la FAO, d'autres organismes des Nations Unies et le Gouvernement du Burundi a été mis en place pour enseigner aux communautés rurales à gérer les forêts et les bassins versants tout en respectant l'environnement.

En tant que fonctionnaire technique en chef du projet, M. Koyo a encouragé des techniques innovatrices et conviviales pour veiller à ce que tous les membres de la communauté, en particulier les femmes, apprennent à prendre soin de la forêt. Ils ont également appris des méthodes de production de charbon de bois et d'agroforesterie pour pouvoir en tirer des revenus.

Le projet a réussi à planter 36 millions d'arbres, à former 60 vulgarisateurs en aménagement des bassins versants et à mettre en place un centre d'information sur l'environnement. Une campagne a également été lancée pour sensibiliser le public aux questions de foresterie. Sous la conduite de M. Koyo, le projet a en outre montré la voie dans l'utilisation des technologies de cartographie informatisée (SIG), qui ont facilité l'accès à l'information sur des problèmes allant de la conservation des ressources, à la surveillance des camps de réfugiés et à la planification des centres de santé.

Menachem Lourie

Quelque dix ans après la loi de réforme agraire des Philippines de 1988, on estime que plus de la moitié des superficies agricoles totales du pays se compose de 2,9 millions de fermes de moins de 5 hectares, tandis que les relations paysans-propriétaires sont encore de nature largement féodale.

M. Lourie a travaillé à plusieurs projets successifs de la FAO aux Philippines en faveur de la loi de réforme, en tant que conseiller technique en chef depuis 1995. Les projets, portant sur les petits agriculteurs qui ont obtenu un accès à la terre pour la première fois de leur vie, visent à améliorer leurs revenus en les encourageant à cultiver des cultures dont les débouchés ont été identifiés par le secteur agro-alimentaire local. Ce qui veut dire pratiquer de nouvelles cultures à l'aide de nouvelles technologies. Pour aider cet effort, M. Lourie a organisé un réseau d'effectifs de terrain, de responsables du gouvernement local et du secteur privé.

Les agriculteurs bénéficient de services de vulgarisation agricole et de l'accès au crédit institutionnel, à l'irrigation et aux installations après récolte. Ils sont organisés en coopératives pour tirer parti des économies d'échelle. Les associations d'agriculteurs et les représentants des entreprises de transformation et autres acheteurs se retrouvent ensuite pour négocier. Outre l'amélioration des conditions de vie des familles agricoles, le projet a eu pour résultats la construction ou la réfection de routes et de ponts permettant de réduire le coût de transport des produits aux marchés. D'autres mécanismes de soutien, comme l'irrigation, ont permis de produire une deuxième récolte et d'améliorer l'accès au crédit, les technologies agricoles et les semences.

9 novembre 2001


Prix Saouma décerné au Centre de recherche sur les caprins et les lapins, Viet Nam

Cette année, le Prix Edouard Saouma a été décerné au Centre de recherche sur les caprins et les lapins de la Province de Hatay au Viet Nam pour sa contribution à l'amélioration du bien-être des agriculteurs pauvres par l'accroissement de la production laitière. Le Prix a été créé en 1993 pour rendre hommage à une institution nationale ou régionale ayant exécuté avec une efficacité remarquable un projet financé par le Programme de coopération technique de la FAO. Portant le nom d'Edouard Saouma, Directeur général de la FAO de 1976 à 1993, le prix est assorti d'un somme de 25 000 dollars.

Le Centre de recherche sur les caprins et les lapins, une sous-division du 'National Institute for Animal Husbandry', a été fondé en 1978 en tant que centre de recherche sur la cuniculture. En 1993, son programme de sélection s'est étendu aux caprins.

Compte tenu des difficultés de l'industrie laitière du Viet Nam, notamment la dépendance à l'égard du bétail importé et la concurrence des importations à bas prix, les produits de lait de chèvre se sont avérés une solution de remplacement logique au lait de vache pour renforcer la nutrition rurale et produire des revenus. Mais, bien que le potentiel de production de lait de chèvre au Viet Nam soit très vaste, les agriculteurs, en particulier ceux des zones rurales pauvres, manquent du savoir-faire pour mettre au point et développer la transformation du lait.

La FAO a offert son assistance au Centre de recherche sur les caprins et les lapins pour accroître la production de lait de chèvre à l'aide des ressources locales disponibles. La FAO a fourni une assistance à court terme sous forme d'une formation pratique en méthodes de production améliorées. Des études de marché ont montré que le ciblage des consommateurs à revenus élevés d'Hanoï procurerait de meilleures recettes, et des contrôles rigoureux ont été imposés pour s'assurer que le fromage de chèvre fabriqué au Centre remplissait les critères de ce petit mais néanmoins lucratif créneau.

Le Centre a remporté le Prix en montrant sa capacité de motiver son personnel et les agriculteurs et d'entretenir d'excellentes relations avec les formateurs. Le Centre a réussi en particulier à transférer ses technologies simples aux agriculteurs de la région, grâce à une vulgarisation efficace. Le résultat a été une commercialisation ciblée de fromage de chèvre de qualité supérieure qui a relevé de bien 50 pour cent les revenus des ménages de la zone du projet et au-delà.

Le projet a eu des répercussions positives considérables. Plusieurs institutions s'occupant d'atténuation de la pauvreté en Asie, comme l'Office allemand de développement GTZ au Viet Nam et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) en Inde, ont reproduit l'approche du projet dans leurs activités.

9 novembre 2001

Programme de coopération technique de la FAO


Nouvelle base de données sur les engrais organiques et autres produits

La FAO vient de publier une nouvelle base de données sur les engrais organiques et les produits rétenteurs d'eau disponibles sur le marché.

L'épuisement continu des substances nutritives des plantes et de la matière organique des sols, ainsi que le manque d'humidité du sol pour la croissance des cultures, en particulier dans des conditions arides, sont les grands problèmes qui entravent la production agricole durable dans de nombreux pays. L'utilisation d'engrais organiques et de produits rétenteurs d'eau peut aider à surmonter ces obstacles et à améliorer la productivité des terres, lorsque les circonstances le permettent.

La base de données, disponible sur le site web de la FAO, contient les informations suivantes: type de produit, nom du produit, coordonnées du fabricant, pays de production, description du produit, déclaration des utilisations et avantages, évaluation du produit, prix et dimensions. Les données, fournies par les fabricants de produits, ont été divisées en quatre types de produits: engrais organiques, engrais organo-minéraux, amendements organiques et produits rétenteurs d'eau. Les utilisateurs peuvent rechercher la base de données par type de produit ou par pays de production. Une brève introduction et des définitions des différents types de produits sont également fournies.

Le but de la base de données, réalisée par le Service de la gestion de la nutrition des plantes de la FAO, est de mettre à la disposition des agriculteurs, des services de vulgarisation, des centres de recherche agricole, des instituts d'enseignement, des décideurs, etc. une liste des produits disponibles sur le marché. La liste n'est pas exhaustive et le choix des produits ne constitue en aucun cas une prise de position de la FAO par rapport aux produits ou à leurs fabricants. La base de données sera mise à jour au fur et à mesure que nous recevrons les informations communiquées par les producteurs.

Cliquer ici pour accéder à la base de données (en anglais seulement)

2 novembre 2001

Service de la gestion de la nutrition des plantes (en anglais seulement)


 

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