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L'industrie des agrumes prospère dans le désert saoudien
La production atteint 50 000 tonnes, sous l'impulsion du Centre de recherche bénéficiant de l'appui de la FAO Rashed
Al Zubeidi, un agronome du Centre, contrôle
des jeunes plants d'agrumes (FAO/Salah Al
Bazzaz) La région doit cette impressionnante réussite économique et scientifique à la création en 1982 du Centre de recherche en développement horticole par le Ministère de l'agriculture et de l'eau, avec l'assistance technique de la FAO. Le désert n'est certes pas l'habitat idéal pour les agrumes, mais la région de Najran, avec son climat modéré, ses nappes phréatiques et son ensoleillement, s'est avérée adaptée à la culture des agrumes et le Centre a jeté les bases du développement scientifique d'une industrie moderne. La région de Najran produit 50 000 tonnes d'agrumes par an, chiffre en progression qui contribue de plus en plus à la demande nationale, laquelle avoisine actuellement les 700 000 tonnes l'an, le reste étant importé. Etant donné que 70 pour cent des 250 000 habitants de la région travaillent dans le secteur agricole, la plupart des familles ont tiré parti de ce boom, améliorant leur niveau de vie, ainsi que les écoles et les institutions publiques. Najran s'identifie si parfaitement aux agrumes qu'elle a acquis le surnom de "Orange du désert". "Notre Centre est le premier institut spécialisé dans les agrumes au Moyen-Orient", annonce fièrement Ali Bin Abdallah Al Jalil, directeur du Centre. "A l'heure actuelle, nous nous efforçons d'adopter des règles juridiques sur l'enregistrement et la certification des jeunes plants d'agrumes qui donneront à notre Centre une renommée internationale". Ali
Bin Abdallah Al Jalil, directeur du Centre,
inspecte l'irrigation au goutte-à-goutte
dans une orangeraie de Najran (FAO/Salah Al
Bazzaz) La FAO travaille avec le Centre depuis le début, offrant une formation en matière de production, d'irrigation, de protection des végétaux et de vulgarisation. "Désormais, le Centre est géré à 100 pour cent par les Saoudiens," explique M. Mohamed Djerbi, coordonnateur du programme de la FAO dans le pays. "Il forme également les agronomes travaillant au Ministère de l'agriculture et de l'eau et dans d'autres secteurs du gouvernement". Les agriculteurs visitent le Centre régulièrement. Ibrahim Akran a récemment apporté des échantillons de sol et d'eau au service d'analyse du Centre pour voir si ses terres étaient adaptées à la culture d'agrumes. Mohamed Bin Muslim, propriétaire d'une exploitation d'agrumes de deux ans d'âge, compte sur les conseils du Centre. "Grâce à leur nouveau système d'irrigation et au recours limité aux engrais, mes arbres poussent mieux, la qualité des fruits est meilleure et la production a augmenté", déclare-t-il. Démarrer une industrie d'agrumes est une affaire complexe. Le Centre, qui emploie 25 agronomes et techniciens, a dû trouver des variétés indiquées pour la région, notamment des oranges douces comme les variétés "Early March" et "Spanish Caletciano". Les agriculteurs, qui cultivaient normalement du blé, de l'orge et du trèfle, ont dû apprendre de nouvelles méthodes. Le Centre a encouragé l'irrigation au goutte-à-goutte plutôt que l'irrigation traditionnelle, "rationnalisant ainsi l'utilisation d'une ressource importante, qui était gaspillée un peu partout", explique Rashed Al Zubeidi, un agronome du Centre. Le Centre gère cinq laboratoires qui examinent les jeunes plants, les maladies virales et autres, analysent les échantillons de sol et testent la qualité des agrumes. Il produit environ 100 000 jeunes plants d'agrumes exempts de virus par an sur ses 40 hectares, et les vend aux agriculteurs locaux à des prix de faveur afin de les encourager à utiliser des stocks de qualité supérieure. 7 février 2002
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