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| Enseignements
de l'expérience |
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Dénomination du projet:
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Programme relatif à la santé et à la production animales
en Afghanistan
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Numéro du Projet:
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(AFG/93/004)
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Dénomination du projet:
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Promotion de la participation des agriculteurs à la mise
en ouvre de modules de formation concernant l'amélioration
de la santé et de la production animales (AHPIM) en Afghanistan
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| Numéro du
Projet: |
(TCP/AFG/4553)
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Document de référence fournissant
les enseignements de l'expérience:
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Sally Sontheimer, Catherine Hill, Dr. M. Halimi, Dr.
Shawkat, Ms. Quamar, Dr. Pashtoonzai (1997):
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"La parité des sexes et la participation lors de
la planification du développement agricole: les enseignements
de l'expérience en Afghanistan"
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Accès direct au document
de base:
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disponible
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Personne ressource à la FAO:
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Sally Sontheimer (SDWW)
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Division de la FAO:
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SDWW - Women in Development Service
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Approches participatives appliquées:
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- Partage des expériences et des aptitudes
- Rassemblement des données sur la participation
- Changement de comportement et d'attitudes
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Description du Projet
| 1) |
Programme
relatif à la santé et à la production animales en Afghanistan
(AFG/93/004)) |
Pratiquement
toutes les institutions gouvernementales en Afghanistan, y compris
le Département vétérinaire, avaient effectivement cessé leurs
activités en raison de la guerre. Dans le courant de l'année
1994, le PNUD avait amalgamé deux programmes d'élevage en un
seul intitulé "Programme relatif à la santé et à la production
animales en Afghanistan" (AFG/93/004), exécuté par la FAO. L'objectif
du projet était "de rétablir et d'améliorer la capacité productive
de la composante nationale de l'élevage qui intéressaient les
petits exploitants agricoles et les pasteurs semi-nomades".
La
FAO avait un projet "similaire" au programme de production animale
intitulé "Intégration de la production agricole et des produits
alimentaires en Afghanistan" (AFG/94/002). Ce projet avait identifié
les femmes rurales comme étant le groupe bénéficiaire principal
et avait reconnu leurs capacités en tant que "spécialistes"
en matière de santé et de production animales. En outre, le
projet avait jugé les activités de développement "appropriées"
à leur participation. Le fonctionnement des Unités vétérinaires
de terrain (UVT) par les femmes était apparu irréaliste étant
donné leurs difficultés à se déplacer dans les régions. Cependant,
le projet avait reconnu que les femmes rurales pouvaient agir
en tant qu'aides vétérinaires de base (AVB) dans leur village
pour faire une enquête sur les maladies et les diagnostiquer
dans le but d'obtenir un revenu supplémentaire. La formation
de ces femmes tentait "d'éviter le système traditionnel", c'est-à-dire
celui qui consistait à faire parler les hommes uniquement aux
hommes sur les problèmes de réhabilitation, et d'impliquer les
femmes dans les activités de production et de santé animales.
Le
projet s'était fixé comme objectif la formation de 60 à 80 para-vétérinaires
supplémentaires et de 200 à 250 aides vétérinaires de base,
y compris un minimum de 75 femmes. Des poulaillers, des couveuses
et des élevages de poussins ont été installés pour faciliter
entre autres la distribution de poussins âgés de deux mois aux
femmes participant à la formation en matière de gestion des
poulaillers. La formation des AVB, ainsi que les cours de gestion
des poulaillers ont été communément appelés le "Programme des
femmes".
| 2) |
Promotion
de la participation des agriculteurs à la mise en ouvre
de modules de formation concernant l'amélioration de la
santé et de la production animales en Afghanistan (TCP/AFG/4553)
|
Généralement
parlant, les services de santé animale en Afghanistan s'étaient
améliorés grâce à la FAO et à d'autres organisations des Nations
Unies, à l'aide bilatérale et aux agences non-gouvernementales
qui avaient utilisé un module de formation sur les services
de santé animale au lieu du "répertoire classique des maladies
animales".
Cependant,
une étude a indiqué que les effets relatifs des vaccinations
sur la mortalité par rapport à la prévention des parasites et
au traitement clinique n'avaient pas été considérés. Le projet
a pensé que les traitements antiparasitaires obtenaient de meilleurs
résultats. Il a en outre été estimé que la mauvaise gestion
et la nourriture des animaux, de même que l'inefficacité démontrée
lors de la reproduction et de la mortalité prénatale, créaient
d'innombrables contraintes et empêchaient l'amélioration de
la productivité de l'élevage. Si cela était le cas, les services
de vulgarisation du projet auraient dû modifier leur approche.
En
outre, le projet d'élevage a identifié plusieurs contraintes
au niveau de l'autonomie des Unités vétérinaires de terrain,
notamment le manque de communication entre le personnel vétérinaire
et les petits exploitants dont les relations étaient tendues
ce qui empêchait les vétérinaires non seulement de travailler
efficacement sur la base du remboursement des coûts, mais freinait
également les tentatives d'amélioration de la production des
petits exploitants. Dans une certaine mesure, il apparut que
le personnel vétérinaire n'était pas au courant des problèmes
rencontrés par les petits exploitants.
Un
programme de formation, omis au préalable dans le projet, s'avérait
nécessaire pour promouvoir le principe de participation des
petits exploitants identifiant leurs propres besoins, prenant
eux-mêmes leurs décisions et établissant des relations plus
étroites avec le personnel vétérinaire. Le projet a examiné
quelques exemples en Asie de méthodologies appropriées pour
changer éventuellement son approche vis-à-vis la vulgarisation.
En conséquence, le AHPIM (plus tard le PIHAM) a été adapté,
testé et mis en place en Afghanistan.
Le
PIHAM est un programme de production et de santé animales cherchant
à améliorer la qualité et les services d'élevage en Afghanistan.
Il favorise l'utilisation d'approches participatives basées
sur une plus grande compréhension des besoins identifiés par
les petits exploitants et sur la formulation de réponses appropriées.
Par le biais de cette approche, on facilite ainsi le processus
d'identification des contraintes relatives aux maladies et aux
soins à donner aux animaux, ainsi que la planification, la mise
en ouvre des interventions et le contrôle des résultats par
les petits exploitants et les équipes vétérinaires locales.
Les
approches participatives utilisées dans le PIHAM sont développées
sur trois bases, ou "piliers" - c'est-à-dire le partage des
expériences et des aptitudes, le rassemblement participatif
des donnée et le changement de comportement et d'attitude.
Un
des points clé du PIHAM est de reconnaître la nécessité de maintenir
un contact permanent entre l'exploitant et le personnel des
UVT en créant un climat de confiance pour faciliter le rassemblement
de données essentielles et mieux répondre aux besoins des exploitants.
A partir d'autres expériences, il a été reconnu qu'au fur et
à mesure que s'amélioraient les relations entre eux, il était
alors plus facile de répondre aux problèmes identifiés par les
petits exploitants.
Depuis
sa création, le PIHAM a joué, non seulement pour le projet d'élevage
mais également pour le Programme des femmes, un rôle clé important
au niveau des "véhicules de changement" et des activités annexes,
car il a entraîné des processus d'échange, de réflexion, d'analyse
et de correction. En encourageant les méthodologies participatives,
on a créé un "dispositif de sécurité" dont a bénéficié tout
le personnel du projet, du plus haut au plus bas niveau, pour
discuter les problèmes et partager les succès, tant au plan
organisationnel horizontal que vertical.
Les enseignements de l'expérience:
Cette
section présente les expériences acquises par le biais de la
mise en ouvre du projet par rapport à ce qui a fonctionné ou
non en termes de participation communautaire en général,
et de participation des villageoises et des éducatrices/formatrices
en particulier. Elle met en relief les différents points ayant
permis d'améliorer les processus de planification du projet
à tous les niveaux en vue d'accroître le niveau de participation
des villageois et des villageoises à l'identification, à l'analyse
des contraintes, au diagnostic et à la solution de leurs problèmes
d'élevage.
Elle
souligne également les contraintes ayant empêché la participation
effective, surtout des femmes, tant au niveau du village que
de celui du personnel du projet. Comme il a été indiqué précédemment,
des restrictions ont été imposées récemment par les Talibans
à la mobilité des villageoises dans leurs activités quotidiennes.
Ces restrictions ont aussi entravé les efforts des projets voulant
employer des femmes et travailler avec elles, et accentuent
les frustrations de l'ONU et des autres organisations dans leurs
efforts à assurer la participation des femmes en tant qu'acteurs
et bénéficiaires, et en conséquence la mise en ouvre effective
de toutes les interventions de réhabilitation et de développement
en Afghanistan.
Généralement
parlant, on peut dire qu'en introduisant une approche participative
conséquente, tant avec le personnel vétérinaire et celui des
autres projets qu'avec les villageois et les villageoises, les
acteurs à tous les niveaux ont été obligés de reconnaître le
rôle important que jouent les femmes dans la gestion et la santé
animale. Il est important de se rappeler, en mesurant les
enseignements de l'expérience que, ni le projet global ni ses
composantes, étaient réellement des "projets de parité entre
les sexes en". Le projet prévoyait de rétablir et d'améliorer
la capacité productive de la composante nationale d'élevage
qui intéressait les petits exploitants agricoles et les pasteurs
nomades et semi-nomades. Cependant, le personnel du projet à
tous les niveaux a reconnu qu'un tel objectif ne pouvait être
atteint sans l'implication ni des petits exploitants et de leurs
femmes, ni des éducateurs hommes et femmes.
Généralités
et Leçon 1: Point d'entrée du projet
L'identification
et la planification des activités, à la fois du projet global
FAO d'élevage et du Programme relatif aux femmes en particulier,
avaient auparavant tendance à venir d'une base plus centrale.
Bien qu'il s'agisse d'une description clairement un peu simpliste
des processus de prises de décision, cela donne une idée du
sens général des modèles de prises de décision. Cependant, selon
les gestionnaires du projet, on a tenté dans la mesure du possible
d'incorporer dans le processus global de planification les besoins
des communautés de base tels qu'ils ont été identifiés durant
les visites sur le terrain.
Alors
que certains vulgarisateurs avaient pu acquérir une expérience
en utilisant les approches participatives dans leur travail,
ce n'était pas le cas pour les autres. Le manque d'approches
participatives valables face à l'identification et à la planification
des besoins empêchaient la constitution de relations entre le
personnel de l'Unité vétérinaire de terrain, les formateurs
du Programme relatif aux femmes et les agriculteurs. Les approches
étaient basées, dans une large mesure, sur le transfert d'aptitudes
et de connaissances ainsi que sur les services fournis aux agriculteurs
par le Projet. Dans la majorité des cas, le personnel parlait
aux villageois et les villageoises, et non point avec eux. Bien
que certaines discussions peuvent avoir eu lieu avec les villageois,
on se demande vraiment à tel point ils participèrent vraiment
aux processus de prise de décision liés à la mise en ouvre du
projet.
Les
décisions socio-culturelle, et plus récemment politiques, étant
d'accroître la solitude des femmes, il aurait été plus facile
pour le projet de diriger ses interventions vers les villageois
en passant uniquement par le personnel masculin. Cependant,
les gestionnaires et le personnel du projet ont réalisé qu'une
approche consistant à centrer l'attention uniquement sur les
hommes ne pouvait en elle-même améliorer la production animale
des petits exploitants en Afghanistan. Sans la participation
des femmes, et tout au moins sans leur connaissance de la gestion
animale, toute solution proposée ne pouvait être soutenue à
long terme.
Grâce
à l'introduction de la méthodologie PIHAM, plusieurs changements
ont été visibles, à la fois dans le Projet global d'élevage
et dans lePprogramme relatif aux femmes. Ce qui était encore
plus convaincant, c'était le changement d'attitudes du personnel
à tous les niveaux vis-à-vis des villageois et des villageoises
avec lesquels il était supposé travailler. Auparavant, la plupart
des décisions étaient prises par le personnel du projet. Avec
l'introduction de PIHAM, un grand nombre de décisions sont désormais
prises entre le personnel, les hommes et les femmes du village
sur la base de leur propre identification des problèmes, de
leurs besoins et des solutions possibles. Ceci alimente à son
tour le processus global de planification, même au niveau le
plus haut du projet.
On
peut dire que le projet global d'élevage a depuis 1994 graduellement
évolué vers un processus de prise de décision qui ressemble
plutôt à un modèle "cyclique" plutôt qu'au modèle "du bas vers
le haut" ou "du haut vers le bas". PIHAM a le potentiel de faire
avancer ce processus à un point tel que les décisions peuvent
se faire du petit exploitant vers le planificateur, et vice
versa comme dans une boucle qui se répète à l'infini.
Leçon:
Transformer
un projet grâce à l'utilisation d'approches participatives peut
apporter plus de reconnaissance et de valeur aux différents
rôles, responsabilités et savoir des hommes et des femmes dans
les systèmes de production agricole. En impliquant différents
acteurs - hommes et femmes, riches et pauvres - à la prise de
décision (qui identifient les problèmes, analysent les causes,
proposent des solutions et assurent un suivi aux changements
dans la production), on peut atteindre une nette amélioration
dans le processus de planification.
Généralités
et Leçon 2: Outils et méthodes
Avant
l'introduction de PIHAM, tant le Programme relatif aux femmes
que le Projet global d'élevage ont mis en oeuvre "un répertoire
acceptable " de services centrés sur l'amélioration de la production
animale en Afghanistan. Alors que certains vétérinaires et agronomes
travaillant avec le Projet avaient une expérience limitée dans
le domaine des méthodologies participatives, il n'y avait en
réalité aucune approche participative globale valable consistant
à faire travailler ensemble les hommes et les femmes.
Pour
paraphraser les vues des cadres gestionnaires que de nombreux
membres du Projet ont approuvé, "Les vétérinaires attendent
des petits exploitants qu'ils se présentent dans leurs bureaux".
Dans les exercices précédents du PIHAM, les instructeurs ont
eux-mêmes noté que l'attitude des vétérinaires vis-à-vis des
petits exploitants était une attitude de supériorité. Ils accordaient
peu de reconnaissance à ce que savaient les villageois et les
villageoises sur leurs animaux ou même à leur capacité d'identifier
les causes potentielles et d'y apporter des solutions appropriées.
Grâce à une approche "opération bancaire", le Programme relatif
aux femmes a donné une formation en matière de production animale
et de gestion des poulaillers. Selon les formateurs du Programme
relatif aux femmes, "il n'y eut aucune participation" des femmes
rurales ni aucune évaluation participative des aptitudes réelles
de ces femmes à la gestion du bétail, ni même une évaluation
de leur besoins particuliers en matière d'élevage (ou autre).
Le Programme relatif aux femmes a assuré un suivi des activités
avec un formulaire d'enquête formelle.
Dans
le domaine de la formation des adultes, le "système bancaire"
se réfère à un système unique d'apprentissage où "l'élève" reçoit
un enseignement de la part du "professeur". De même, le Projet
global d'élevage (qui a travaillé avec les agriculteurs par
l'intermédiaire d'un personnel masculin pour les raisons évoquées
ci-dessus) a également appliqué un "système bancaire" de fourniture
de services. Le personnel de l'Unité vétérinaire de terrain
n'avait pas nécessairement compris, ou même reconnu, le besoin
de s'asseoir avec les agriculteurs sur une base continue pour
travailler ensemble sur le diagnostic et les différentes formes
de maladies, de même que sur l'identification de solutions possibles
appropriées.
La
formation PIHAM, donnée par des consultants de "Livestock in
Development" (R.U.), a été initié 10 "initiateurs" masculins
en 1995. La formation des adultes et les approches ERP ont été
utilisées de concert pour mettre en valeur l'importance qu'il
faut accorder aux agriculteurs en les écoutant, en les respectant
et en apprenant à trouver avec eux des solutions appropriées.
Les approches participatives utilisées comprenaient:
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- discussion
de groupe
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- discussions entre personnes ayant la même
expérience
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- arbre à problèmes
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- discussion générale - questions et réponses
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- représentation du problème
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- analyse des activités
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- formation sur le tas
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- calendriers saisonniers
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- exercice "sitting point"
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- échelle de statut social
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- échelle des aptittudes
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- suivi participatif
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Les
participants (ainsi que les gestionnaires du projet), en pratiquant
le suivi et l'évaluation participatifs sur le terrain et dans
la salle de classe, ont réalisé combien la présence d'étudiantes
était importante parmi eux. Ils ont réalisé que les femmes savaient
souvent mieux faire un diagnostic journalier sur un animal malade
parce qu'elles avaient un savoir inné et savaient observer.
Deux initiateurs femmes ayant été admises à la formation initiale
PIHAM puis au sein du Programme relatif aux femmes, cela a entraîné
également dans ce dernier une révision des méthodologies.
Au
début 1997, le personnel du projet a rendu visite dans la région
de Jalalabad à 35 familles formées à la gestion de volailles
par les méthodes pré-PIHAM. Ils découvrirent que les femmes
n'avaient pas construit de poulaillers comme le souhaitaient
les formateurs. Cependant, PIHAM a fourni les outils d'analyse
pour permettre au personnel du Programme relatif aux femmes
de modifier le cours de formation sur le thème des volailles,
sur la base des facteurs et des données fournies par les villageoises.
Le personnel décida de trouver d'autres moyens afin de rendre
le cours plus participatif et pratique, et en même temps plus
compréhensible à des femmes illettrées. Il a aussi reconnu la
nécessité de promouvoir l'utilisation d'aliments pour le bétail
et de matériaux de construction locaux. En passant en revue
les activités des femmes AVB, qui sont temporairement suspendues,
le personnel a estimé que la formation devrait être revue en
termes de contenu et de méthodologie, et qu'elle devrait être
plus participative et pratique.
Les
formatrices ont donc clairement reconnu l'importance d'utiliser
les méthodologies participatives dans leur propre programme,
tant pour identifier les problèmes de gestion de l'élevage par
les villageoises que pour trouver des solutions appropriées.
Le précédent format "système bancaire/séance de formation" a
commencé lentement à évoluer en un processus d'apprentissage
à l'intention des villageoises et du personnel du projet. Leurs
relations ont changé. Le personnel a désormais plus de respect
pour le savoir des villageoises et est activement en train de
l'intégrer dans la planification des activités ultérieures.
Le personnel a compris la nécessité d'inclure tous les membres
de la famille au moment de l'analyse des contraintes et de la
résolution des problèmes liés à la production animale.
Leçons:
- Grâce
à des approches d'évaluation participatives, on peut révéler
aux villageois ainsi qu'au personnel du projet l'importance
des rôles que les différents membres de la famille peuvent
jouer dans les différents aspects de la production agricole.
- Il est important de rendre la formation aussi adaptée que
possible aux situations réelles, c'est-à-dire qu'il est nécessaire
de satisfaire les besoins particuliers des différents membres
de la famille
.
- Les contextes
socio-culturels ne sont pas statiques, ils changent en permanence
selon les contextes socio-politique et économique. Les outils
et les méthodologies devraient être suffisamment flexibles
pour faire face aux besoins de changement et aux priorités
des membres des familles rurales. Par exemple, en raison des
restrictions imposées par les Talibans sur la mobilité des
femmes, les méthodes et les modules de formation ont dû subir
des modifications permettant de mieux répondre aux questions
des femmes, de même qu'aux besoins et aux priorités des hommes.
- Si nécessaire,
les outils devraient être modifiés pour satisfaire le contexte
socio-politique; par exemple, dans le cas où un pays entre
en conflit, "la cartographie" risque de ne pas être un exercice
adapté. Il faudrait plutôt utiliser l'exercice "sitting point"
où les villageois travaillent en dehors du lieu où ils résident,
et donner une explication des éléments les plus importants,
etc., ce qui semble plus approprié.
- La gêne
qu'éprouvent certains membres des familles pour les exercices
ERP peuvent donner une idée encore plus précise du contexte
socio-culturel/socio-économique, de l'accès aux ressources
et de leur contrôle, etc. Par exemple, les femmes d'un village
ont insisté pour que le nom de leurs époux soient utilisés
lors de l'exercice fortune/échelle parce que "leurs maris
n'auraient pas voulu que le nom de leurs femmes soient utilisés
lors des discussions sur la 'fortune'".
- Utiliser
les exercices ERP avec les femmes afghanes demande beaucoup
plus de temps en raison de leur manque de mobilité. Alors
que les hommes peuvent se réunir en groupes, il est souvent
nécessaire pour le personnel féminin du projet de rencontrer
les femmes dans leurs foyers. Dans certaines zones, cela signifie
que, par rapport aux hommes, on ne peut rencontrer seulement
qu'un nombre limité de femmes. Si les projets comptent sérieusement
travailler avec les femmes rurales et utiliser du personnel
féminin, ils doivent prévoir des coûts supplémentaires - tant
en termes de temps que de ressources -. On doit aussi avoir
beaucoup de patience avec le personnel féminin qui doit faire
face à cette difficile situation.
Généralités
et leçon 3: Informations sur les différents rôles et responsabilités
Les
différents exercices ERP entrepris dans le contexte des sessions
initiales et consécutives de formation PIHAM mettent en lumière
le fait que l'élevage et les autres activités agricoles sont,
en général, différentiées. La reconnaissance des différents
rôles et responsabilités, tant au niveau de la répartition des
rôles que des lignes d'âge, du statut socio-économique et des
aptitudes est difficile pour assurer une planification plus
effective des interventions dans le domaine de l'élevage et
pour trouver des solutions appropriées.
Les
participants aux sessions initiales de formation ont indiqué
qu'il était important de parler au membre de la famille qui
en savait le plus sur les animaux et que ce n'était pas nécessairement
le chef de famille (l'homme). Ils ont aussi indiqué que ce chef
de famille, qui n'était pas toujours la personne en mesure de
mettre en oeuvre la solution, devrait être parfaitement informé
afin de pouvoir approuver tout changement conseillé en élevage.
Les
conclusions des exercices d'évaluation participative conduits
dans les zones du projet PIHAM ont montré que:
- Généralement,
les femmes et les hommes ont des rôles différents dans le
domaine de la production animale. Les femmes sont typiquement
responsables de la traite (ainsi que les enfants plus âgés).
Elles s'occupent des animaux nouveau-nés et malades et sont
critiques au sujet du diagnostic. Les femmes (ainsi que les
enfants plus âgés) sont responsables des activités proches
des habitations, c'est-à-dire du nettoyage, de la cuisine
et des enfants. Les hommes peuvent être responsables de donner
l'eau et la nourriture aux animaux, c'est-à-dire qu'il sont
typiquement responsables du fourrage et de l'eau.
- La plupart
des décisions finales prises dans les familles sont faites
par les hommes (s'ils sont présents).
- Le statut
socio-économique (la fortune) et les aptitudes d'une famille
rurale semblent avoir une corrélation positive avec la capacité
des agriculteurs et de leurs femmes à gérer leurs animaux
et à mettre en ouvre des solutions appropriées.
- Les hommes
comme les femmes sont capables d'utiliser les formulaires
d'évaluation participative fournies par le projet pour évaluer
les changements survenus dans la production animale.
Leçon:
Les
femmes ont un rôle important à jouer dans la gestion et le suivi
participatifs de l'élevage et peuvent influencer leurs maris
(ou les autres membres masculins de la famille) pour changer
leurs pratiques d'élevage.
Généralités
et leçon 4: Liens et institutionnalisation
L'utilisation
de l'approche PIHAM a facilité une prise de conscience accrue
sur deux questions principales qui possèdent un potentiel suffisant
dans le processus de changement en termes de distribution des
rôles et de participation, soit:
- la reconnaissance,
par le personnel du projet à tous les niveaux, de la nécessité
de faire participer les femmes tant au niveau du village que
de celui du personnel de soutien; et,
- la reconnaissance
du besoin d'introduire des approches participatives au moment
de l'identification des besoins et du développement de la
formation au sein du Programme relatif aux femmes.
Alors
que les gestionnaires du projet peuvent, dans une certaine mesure,
déjà avoir été au courant de ces importantes "révélations",
il apparaît que PIHAM commence à faciliter une plus vaste internalisation
à tous les niveaux - de l'agriculteur, par le truchement de
l'Unité vétérinaire de terrain et des formateurs du Programme
relatif aux femmes, jusqu'au personnel du projet. Encore plus
important apparaît le fait d'introduire une approche participative
consistante par le biais du "comment" pour le rassemblement
de données comparables dans toutes les régions couvertes par
le projet et pour partager des expériences à tous les niveaux,
et même entre tous les niveaux.
PIHAM
a permis au Programme relatif aux femmes de réaliser combien
il était nécessaire d'utiliser les approches participatives
ainsi que d'autres approches où la distribution des connaissances
et d'expériences parmi les hommes et les femmes étaient reconnues
à tous les niveaux du projet. En fait, il semble que cela ait
conduit à créer des liens non seulement entre de nombreuses
Unités vétérinaires de terrain qui centrent généralement leurs
actions sur de meilleures relations entre les agriculteurs et
les techniciens, mais aussi au sein du Programme relatif aux
femmes qui centre sa formation en matière de santé et de gestion
animales au niveau du village.
Au
niveau du village, mesurer l'amélioration de la communication
entre les agriculteurs et leurs femmes au sujet de la gestion
de l'élevage réclamera un suivi plus approfondi dans le temps.
Il est clair que les agriculteurs, après avoir participé aux
exercices d'analyse des aptitudes, réalisent que les femmes
jouent des rôles extrêmement importants dans le domaine de la
gestion et de la santé animales. Comme il a été indiqué précédemment,
il est difficile pour les gestionnaires du projet, dont la majorité
sont des hommes, d'effectuer une évaluation des femmes du projet
pendant que celles-ci travaillent avec les villageoises. Pour
l'instant, il semble qu'aucun membre du personnel masculin ne
puisse rencontrer directement les villageoises pour discuter
des problèmes et de leurs solutions. Il en va de même pour le
personnel féminin quand elles doivent traiter avec les hommes
dans la plupart des régions. Il semble donc difficile que le
personnel féminin et le personnel masculin puissent continuellement
partager leurs expériences et les résultats de leurs recherches
sur le terrain.
En
l'absence d'une infrastructure nationale adéquate, le projet
n'a aucun lien direct avec d'autres services agricoles ou ministères.
Il travaille cependant avec des encadreurs du gouvernement précédent
et avec les ONG afin d'institutionnaliser avec eux les approches
participatives. En utilisant les approches participatives PIHAM,
la parité des sexes est également soulevée, en particulier grâce
à des outils tels que l'analyse des aptitudes et les tableaux
entrées/sortie.
Au
moment où une approche participative valable s'étend parmi le
personnel d'autres Unités vétérinaires de terrain dans le pays,
et au fur et à mesure que le Programme relatif aux femmes prend
de l'ampleur, les informations socio-économiques comparatives
et techniques sur les contraintes de la gestion et de la production
animales devraient devenir disponibles. L'utilisation massive
de l'échelle de statut social, de celle des aptitudes et de
l'analyse de la population active, en même temps que l'évaluation
participative de l'élevage, conduiront à une meilleure compréhension
des facteurs techniques et socio-économiques, de la distribution
des rôles et des systèmes de production animale dans un certain
nombre de groupes socio-culturels afghans. Ceci devra, à son
tour, aider à améliorer la planification des services vétérinaires
et d'élevage à tous les niveaux.
Lorsque
le moment sera venu de rétablir les infrastructures nationales,
les approches participatives qui auront mis en relief les informations
techniques, socio-économiques et de la parité des sexes auront,
dans une certaine mesure, déjà été "institutionnalisées" en
même temps que les services de santé et de production animales.
Lorsque d'autres informations quantitatives et qualitatives
seront rassemblées dans les années qui viennent grâce à un travail
suivi avec les femmes et les agriculteurs, plus grande sera
la possibilité de développer une politique agriculture/élevage
qui répondra plus efficacement aux besoins et aux priorités
des communautés rurales (politique au sens d'une planification
future NU/donateur, ou bien d'une future politique gouvernementale
nationale et régionale qui, à chaque niveau, de la base à la
politique, puisse institutionnaliser définitivement les approches
qui répondent à la fois au problème de la parité des sexes et
à celui de la participation).
Avant
que cela ne se produise, les NU et les différentes agences,
donateurs et ONG continueront à jouer un rôle majeur au moment
de donner une direction à la politique et aux actions de planification.
Des ateliers, tels que ceux organisés par la FAO pour d'autres
agences, aideront à la prise de conscience et seront l'une des
voies donnant l'occasion d'un échange transversal d'expériences
- à la fois pour soutenir la participation des femmes lors des
actions de réhabilitation et de développement et utiliser les
approches participative au moment de la planification.
Leçon:
L'internalisation peut conduire à l'institutionnalisation.
Alors qu'une partie du personnel du projet ou même ses gestionnaires
peuvent déjà avoir reconnu la nécessité d'un changement, les
approches participatives peuvent faciliter une internalisation
plus vaste des problèmes et de leurs solutions à tous les niveaux,
ce qui est essentiel pour institutionnaliser "une manière différente,
et parfois plus efficace, de faire les choses".
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