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Cours: La Formulation Participative des Projets |
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Méthode Accélérée de Méthode Accélérée Développement Recherche Action Principes, facilitation des Gestion participative Application des outils Etapes de
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Historique de la participation et du développement rural Jean Bonnal, chargé du développement rural, FAO/SDA/Rome L’objectif de ce document est de fournir quelques points de repères sur l'approche participative retenue dans ce projet pour l'élaboration progressive de référentiels technico-socio-économiques d’innovations agricoles porteuses d'effets sur le niveau quantitatif et qualitatif en matière de nutrition des populations rurales. Il passe en revue l'histoire récente des interventions en milieu rural qui sont progressivement passées d'une forme descendante à des tentatives d'implication plus grandes des populations. Il indique comment une approche globale des problèmes vécus par les ruraux permet de mieux répondre à leurs besoins mais aussi comment une approche participative va permettre de les associer au diagnostic, à la recherche et la mise en oeuvre de solutions adaptéees et durables. Cette dynamique est souvent difficile à mettre en oeuvre chez les intervenants comme auprès des populations surtout lorsqu'elle vise une responsabilisation de ces derniers comme acteurs du développement et pas seulement comme bénéficiaires. Le texte propose une décentralisation de l'appui au développement pour permettre de répondre aux demandes locales tout en diversifiant les réponses envisageables. Trois exigences sont alors nécessaires: celui d'une partage et d'une meilleure circulation de l'information, celui d'un renforcement des capacités de relais par les populations et celui de l'organisation de ces dernières.
L'histoire récente des interventions en milieu rural est marquée par un passage progressif, ces 20 dernières années, d'une méthode interventionniste vers une plus grande implication des populations rurales dans leur propre développement. Les premiers projets visaient à répondre au niveau très bas de production agricole face à une faible mise en valeur des ressources dont ces pays disposaient. Ils ont traités les problèmes en termes productivistes en introduisant des paquets techniques et une vulgarisation d'accompagnement utilisant parfois des méthodes d'animation et d'éducation rurale. Ces projets, face à un environnement économique et social inadapté aux innovations introduites et face aux besoins essentiels croissants des populations ont dû remplir les vides en équipement et aménagement pour devenir de grands projets intégrés souvent difficiles à gérer. Parallèlement, des ONGs, plus proches des populations, ont ouvert la voie au micro-projets à l'échelle des communautés villageoise et de leur capacités d'appropriation de leur propre développement. Ces tentatives sont restées d'envergure limitée mais ont montré leur intérêt dans un contexte où la pression interne et externe allait dans le sens d'un désengagement de l'Etat et de la montée de la société civile. Les tendances actuelles vont vers une plus grande prise en compte des dimensions humaines, de la place des femmes, de la préservation de l’environnement, de la durabilité, de la sécurité alimentaire, etc.
Un des enrichissements introduits ces dernières années est celui de l’approche globale. Elle met en évidence le fait que toute activité humaine peut s’analyser comme le produit d’un système complexe c’est à dire où divers éléments sont mis en relation entre eux, sont capables d’échange (de matière et d’information) entre eux comme avec l’extérieur, selon des mécanismes régulateurs et fournissent ainsi un résultat tout en assurant la propre reproduction. du système. Ainsi une exploitation sera prise comme un système familiale composé des membres de la famille, mettant en jeu les facteurs de production selon certaines règles et aboutissant à un produit agricole assurant la reproduction du système familiale. Un autre point important de cette approche est celui qui consiste à reconnaître que les systèmes ainsi identifiés sont aussi emboîtés entre eux, s’insèrent les uns dans les autres et sont donc interdépendants les uns des autres. Cette manière d’aborder les choses est intéressante parce qu’elle permet de repérer le fonctionnement complexe de la réalité ainsi que les dysfonctionnements possibles et donc d’agir ensuite pour palier à ces derniers. Mais du même coup, les actions d’améliorations peuvent être entreprises sur les éléments qui composent un système donné comme tout aussi bien sur d’autres domaines influents sur le système en question.
Une autre dimension primordiale est celle de l’approche participative qui s’est imposée dans la plupart des projets mais avec des degrés divers et souvent une compréhension large de la participation. Avec les tâtonnements dans son utilisation, la participation a parfois été utilisée pour inciter les populations à prendre en charge une partie des coûts des aménagements (participer financièrement) conçus en dehors d’elles ou à cautionner les choix faits sans elles. Une véritable participation est celle qui restitue le pouvoir de décision sans supprimer les tâches et responsabilités de chacun mis en assurant un rééquilibre sous forme de partenariat. Cette démarche est à développer à tous les stades des projets de façon à instaurer une responsabilisation des partenaires. Pour aider dans la mise en oeuvre de la participation, la FAO a lancé un Plan d’Action en è points qui permet d’aborder les problèmes sous tous les angles. Elle propose aussi pour renforcer les capacités de tous les acteurs des outils didactiques pour traiter les problèmes et entreprendre des actions à tous les niveaux de la vie rurale. 1-Sensibilisation de l’opinion publique Parmi les difficultés rencontrées dans l’implication des populations, certaines sont imputables aux intervenants eux-mêmes parce qu’ils ont du mal à modifier la nature de leur intervention ou parce qu’il ont une vision partielle de la réalité que vivent les populations. Celles-ci, de leur côté, rencontrent des difficultés à s’insérer dans de nouveaux rapports car subsistent souvent des habitudes de voir les intervenants comme pourvoyeur d’aide matérielle. Mais le plus souvent, c’est la non reconnaissance des populations et de leurs associations comme partenaire qui freinent les choses. L’exemple ci-dessous, pris dans le cadre de la CES en Tunisie, pourrait s’appliquer sans difficultés dans de nombreux autres cas de figure. L’analyse plus poussée de l’implication limitée des populations a permis de mettre en avant des causes multiples qui couvrent des aspects institutionnels, juridiques, méthodologiques, etc. Ils appellent des mesures pour changer la manière d’aborder les problèmes, pour renforcer les capacités des intervenants comme des populations à gérer autrement les choses, etc. Les pistes de travail permettant de promouvoir une participation vont concerner toutes les étapes d’une dynamique de développement. Dès le début, et cela est primordial, l’analyse des problèmes s’appuie sur la concertation car les différentes parties prenantes sont capables de donner leur vision des choses et détiennent un point de vue qu’il s’agit d’écouter. De cette confrontation peut sortir un consensus pour établir un diagnostic. Cette concertation peut se poursuivre avec la recherche de solutions adaptées aux capacités d’appropriation des populations concernées et avec l’organisation et la programmation d’actions.
Presentation: Historique de la participation et du développement rural
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| Groupe de
travail informel sur les approches et méthodes participatives |
... pour assurer des moyens d'existence durables et la sécurité alimentaire | ||