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Communiqué de presse 97/13
IRRIGATION: SEMINAIRE A HARARE SUR LA COOPERATION ASIE-AFRIQUE
ROME, 15 avril 1997 . - Des pompes à eau et du matériel d’irrigation
fabriqués en Asie permettraient de développer l’agriculture irriguée
en Afrique subsaharienne, souligne un rapport de l’Organisation des Nations unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) préparé pour un séminaire
sous-régional sur l’irrigation qui se tient du 14 au 17 avril 1997 à Harare
(Zimbabwe).
En Afrique subsaharienne, les terres irriguées représentent 4% seulement
du total des terres arables, contre 24% en Afrique du Nord, 37% en Asie et 15% en
Amérique latine. Sur l’ensemble du continent africain, les terres irriguées
totalisent 12,2 millions d’hectares dont près de 75% sont répartis entre
six pays (Afrique du Sud, Egypte, Madagascar, Maroc, Nigeria, Soudan), indique la
FAO.
“Cette faible proportion de terres irriguées s’explique notamment par le fait
que le matériel d’irrigation est soit inadapté soit trop coûteux,
alors que les pièces détachées ne sont pas souvent disponibles”, a
déclaré M. Arumugam Kandiah, expert de la Division de la FAO pour la mise
en valeur des terres et des eaux.
Plusieurs missions effectuées récemment par des experts de la FAO au Malawi,
en Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe ont montré que les pompes à eau,
les conduites et le matériel d’irrigation ainsi que les petits barrages importés
ou fabriqués localement sont trois à dix fois plus coûteux que le
même matériel fabriqué en Asie.
Les importations proviennent généralement d’Afrique Sud, d’Europe, des
Etats-Unis et d’Israël. Le coût élevé du matériel fabriqué
localement (Kenya et Zimbabwe, par exemple) s’explique notamment par l’absence de
concurrence, la faible taille des marchés et les systèmes de tarification
et de taxation.
Selon M. Kandiah, plusieurs pays africains ont compris l’importance d’une bonne maîtrise
de l’eau et misent sur l’irrigation à petite échelle pour utiliser la ressource
d’une manière à la fois judicieuse et durable.
Le transfert de technologie des pays asiatiques, notamment la Chine et l’Inde, est
une chance à saisir pour les pays africains, a souligné en substance l’expert
de la FAO.
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