Communiqués de presse 97/16

CommuniquÈs de presse

 Archives 1997


Communiqué de presse 97/16

LA PESTE PORCINE AFRICAINE ERADIQUEE EN COTE D’IVOIRE, ANNONCE LA FAO
Toutefois, la surveillance épidémiologique se poursuit de manière intensive


ROME, 25 avril 1997.- “L’épizootie de peste porcine africaine (PPA), qui s’était déclarée en avril 1996 en Côte d’Ivoire, a été pratiquement éradiquée et aucun nouveau foyer n’a été signalé dans ce pays depuis octobre dernier”, annonce aujourd’hui l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui précise toutefois que “la surveillance épidémiologique se poursuit de manière intensive pour s’assurer que tout risque de résurgence est définitivement écarté”.

Plus de 100 000 porcs sont morts ou ont été abattus durant l’épizootie, notamment dans la région d’Abidjan où le virus s’était introduit et qui concentre 90% de l’élevage porcin commercial ivoirien. Transportée par certains éleveurs et commerçants, la PPA s’était rapidement propagée dans les régions centre et ouest du pays.

La PPA est une maladie virale qui sévit sur le continent africain depuis près d’un siècle. La grande résistance du virus et sa longue persistance dans les tissus, les excrétions et les sécrétions de l’animal infecté, mort ou guéri, lui confèrent un grand pouvoir infectieux.

Avant l’épizootie, la PPA n’avait jamais été diagnostiquée en Côte d’Ivoire. La population porcine de ce pays comptait alors quelque 400 000 têtes dont 25% de porcs d’élevage de race améliorée et 75% de porcs de village de race locale peu productive. Tous les porcs d’élevage de la région infectée d’Abidjan sont morts ou ont été abattus, soit la population porcine la plus productive du pays.

Parallèlement aux efforts des autorités ivoiriennes, qui ont mobilisé d’importantes ressources humaines et financières pour la campagne d’éradication, l’intervention de la FAO à partir de juin 1996, dès confirmation de la peste porcine par les laboratoires internationaux, a permis de préserver l’avenir de la production porcine, qui représente 15% de la production de viande du pays.

Lancé par la FAO en juillet 1996, en collaboration avec le programme EMPRES, un Projet de coopération technique (PCT), d’un coût de près de 300 000 dollars, a permis aux services vétérinaires ivoiriens de mener une lutte efficace contre l’épizootie et d’empêcher sa propagation dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. EMPRES est le programme de lutte et de prévention contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes.

La FAO a également aidé la Côte d’Ivoire à mettre en place un système d’épidémiosurveillance performant et conseillera les autorités ivoiriennes de manière à assurer la reconstitution des élevages porcins suivant des normes zootechniques et sanitaires rigoureuses.

Selon les experts de la FAO, la vigilance s’impose durant au moins une autre année, car des porcs rescapés pourraient être porteurs du virus de la PPA. “En raison des pertes considérables qu’une telle épizootie pourrait provoquer en Afrique de l’Ouest, il convient de développer une stratégie réaliste de contrôle, tenant compte de considérations aussi bien épidémiologiques que socioéconomiques, ainsi qu’un programme de formation approprié au niveau régional.”


 FAO Home 

 Rechercher notre site 

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO,1997