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Communiqué de presse 97/21
A l’occasion de la commémoration du 150e anniversaire de la grande famine
en Irlande
LA FAO RAPPELLE LES ENGAGEMENTS PRIS LORS DU SOMMET MONDIAL DE L’ALIMENTATION
ROME, 1er juin 1997.- A l’occasion de la commémoration, aujourd’hui, du
150e anniversaire de la grande famine en Irlande, l’Organisation des Nations unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rappelle, dans un communiqué de presse,
les engagements pris lors du Sommet mondial de l’alimentation (novembre 1996) pour
parvenir à la sécurité alimentaire pour tous et, dans l’immédiat,
pour réduire de moitié le nombre des personnes sous-alimentées d’ici
à 2015.
Entre 1845 et 1850, plus de deux millions d’Irlandais - soit le quart de la population
- sont morts ou ont dû émigrer du fait d’une famine provoquée par
le mildiou qui avait ravagé les cultures de pommes de terre. La base génétique
étroite des pommes de terre ramenées d’Amérique latine au XVIe siècle
et cultivées en Europe à cette époque avait rendu les variétés
de pommes de terre peu résistantes aux champignons (Phytophtora infestans).
L’uniformité génétique, souligne à cet égard, la FAO, rend
les cultures vulnérables aux ravageurs et aux maladies. Il convient, en conséquence,
de conserver la diversité biologique sans laquelle il ne saurait y avoir ni
agriculture ni production alimentaire.
D’autre part, la FAO proclame son appui aux différentes initiatives marquant
la commémoration de ce 150e anniversaire et visant à sensibiliser l’opinion
publique aux problèmes de la faim et de la pauvreté dans le monde. Elle
relève, en outre, que cette commémoration intervient après le Sommet
mondial de l’alimentation qui avait mis l’accent sur la nourriture pour tous et quelques
mois avant la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation,
le 16 octobre prochain, sur le thème “Investir dans la sécurité alimentaire”.
Selon la FAO, les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture
constituent la base biologique pour la sécurité alimentaire mondiale et
influencent directement ou indirectement les moyens de subsistance de tous les êtres
humains. Ces ressources sont également un réservoir d’adaptation génétique
face aux dommages potentiellement induits par les changements économiques ou
environnementaux.
Toujours selon la FAO, quelque 840 millions de personnes souffrent de sous-alimentation
chronique dans le seul monde en développement. Aussi la conservation et l’utilisation
durable des ressources phytogénétiques sont-elles vitales pour améliorer
la productivité et la gestion durable de l’agriculture, contribuant ainsi au
développement, à la sécurité alimentaire et à une diminution
de la pauvreté.
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