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Communiqué de presse 97/28
THE: LA PRODUCTION 1997 SERA INFERIEURE AU NIVEAU RECORD DE 1996, SELON LA
FAO LES PRIX MONDIAUX DEVRAIENT GRIMPER
ROME, 1er juillet 1997.- La production mondiale de thé pour 1997 devrait
être inférieure à la récolte record de 1996 qui a atteint 2 691
000 tonnes et les prix mondiaux devraient généralement monter, a annoncé
aujourd’hui l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
A Sri Lanka et dans la plupart des pays africains producteurs de thé, le temps
extrêmement sec a compromis les récoltes, en particulier au Kenya où
la production du premier trimestre était inférieure d’environ 37 pour cent
à celle de la même période de 1996.
Dans un rapport préparé pour la 12ème session du Groupe intergouvernemental
sur le thé qui se tient du 2 au 4 juillet 1997 à Bali (Indonésie),
la FAO indique: “En 1996, la récolte a été abondante dans presque
tous les principaux pays producteurs. En Inde, elle a augmenté de 4 pour cent,
atteignant un nouveau record de 778 900 tonnes. En Afrique, l’Ouganda, le Malawi
et le Zimbabwe font état d’augmentations de 26, 8 et 6 pour cent respectivement.
En revanche, la production de la Tanzanie a accusé une forte baisse, de l’ordre
de 16 pour cent, en raison de la sécheresse qui a sévi à la fin de
l’année.”
En ce qui concerne le volume total des exportations de thé en 1996, le rapport
précise qu’il a progressé d’environ 2,6 pour cent pour atteindre 1 105
000 tonnes. “Le Kenya est devenu le premier exportateur mondial avec 244 200 tonnes.
Les exportations de Sri Lanka ont encore progressé passant de 235 700 tonnes
en 1995 à 244 000 tonnes en 1996. Une forte expansion des exportations a été
enregistrée en Indonésie, où les expéditions ont atteint 96 000
tonnes, soit une augmentation de 21 pour cent”.
Toujours selon la FAO, “les exportations de l’Inde, malgré une récolte
record, ont reculé de 6 pour cent pour tomber à 154 000 tonnes en 1996,
sous l’effet d’une augmentation de la consommation intérieure et d’une forte
perte de parts de marché. Les exportations de la Chine, essentiellement sous
forme de thé vert, ont légèrement fléchi en 1996 atteignant 169
600 tonnes, contre 171 700 tonnes en 1995”.
Pour ce qui est des importations, elles ont enregistré une légère
augmentation en 1996 atteignant 1 108 500 tonnes, contre 1 066 700 tonnes en 1995.
Les importations totales des pays développés ont atteint 612 800 tonnes
en 1996, soit une augmentation de près de 5 pour cent. Après un fort recul
en 1995, les importations nettes du Royaume Uni, premier importateur de thé,
ont augmenté de plus de 9 pour cent, pour s’établir à 148 500 tonnes.
Cependant cette augmentation n’était pas le signe d’une modification fondamentale
de la tendance à long terme de la consommation, car le volume des importations
nettes était encore inférieur à la moyenne de 1991-1993.
Les importations totales des pays en développement sont passées de 484
300 tonnes en 1995 à 495 800 tonnes en 1996. Toutefois, les importations de
ces pays au cours de la période 1994-1996 ont accusé une baisse d’environ
4 pour cent par rapport à 1991-1993 du fait de la diminution des importations
de la République islamique d’Iran (-46%) et d’autres pays.
Les importations de la Russie et des autres pays de la Communauté des Etats
Indépendants sont passées à 162 800 tonnes en 1996, contre 160 700
tonnes l’année précédente. Dans la Fédération de Russie,
la consommation de thé est actuellement estimée à 143 061 tonnes.
Le thé est un produit d’exportation important. Les recettes qu’il procure améliorent
directement la sécurité alimentaire aux niveaux des individus, des ménages
et des pays. De nombreux petits cultivateurs participent à la production du
thé dans la plupart des grands pays exportateurs. En 1994-95, les exportations
de thé ont représenté 55 pour cent du total des recettes procurées
par les exportations agricoles à Sri Lanka et 33 pour cent au Kenya.
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