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Communiqué de presse 97/34
CINQ NOUVEAUX PESTICIDES INCLUS DANS LA LISTE DE SURVEILLANCE
ROME, 23 septembre 1997. - Cinq nouveaux pesticides ont été inclus
dans la liste de surveillance des produits extrêmement dangereux pour la santé
humaine, annoncent aujourd’hui l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Ces cinq pesticides, à base d’organophosphates, sont le méthamidophos,
le parathion-méthyle, le monocrotophos, le parathion et
le phosphamidon. Ils rejoignent ainsi 17 autres pesticides et cinq produits chimiques
extrêmement dangereux qui font déjà l’objet de la procédure d’information
et de consentement préalables (ICP). Celle-ci renvoie au principe selon lequel
l’expédition internationale d’un pesticide qui est interdit ou sévèrement
réglementé, dans un souci de protection de la santé humaine ou de
l’environnement, ne peut pas se faire sans l’accord du pays importateur. Jusqu’ici,
154 pays ont adhéré à la procédure d’ICP qui est administrée
par la FAO et le PNUE.
“Les formulations de ces pesticides font peser des risques considérables
sur la santé d’un nombre élevé de petits agriculteurs incapables de
les manipuler avec les précautions requises. Dans les pays en développement,
les vêtements, le matériel ou les dispositifs visant à assurer une
protection contre les pesticides durant leur manipulation ou leur application sont
soit hors de prix, soit inexistants, soit inutilisables du fait des conditions climatiques”,
a déclaré Niek Van der Graaff, responsable du Service de la protection
des plantes à la FAO.
Un groupe conjoint d’experts FAO/PNUE a décidé que les produits en question
devaient faire l’objet de la procédure ICP en raison des problèmes potentiels
qu’ils risquent de poser dans les conditions d’utilisation propres aux pays en développement.
Les insecticides à base d’organophosphates sont fortement toxiques quelle que
soit la voie d’exposition considérée, y compris le contact cutané.
En Chine, en 1995, près de 50 000 cas de contamination d’agriculteurs dont
3 204 ayant entraîné la mort ont été signalés dans 27 provinces.
Plus de 7 500 cas ont été attribués à l’utilisation du métamidophos
et du parathion. La santé des consommateurs est également affectée
notamment lorsque les primeurs et légumes verts ont été traités
aux organophosphorés peu de temps avant leur consommation.
La FAO et le PNUE ont, d’autre part, annoncé que les préparatifs se poursuivaient
en vue de mettre au point un instrument juridiquement contraignant pour l’application
de la procédure ICP et ce, en coopération avec les autres organisations
internationales et non gouvernementales concernées. A cet égard, les négociations
intergouvernementales reprendront du 20 au 24 octobre 1997 au Siège de la FAO,
à Rome.
Selon Jim Willis, Directeur du programme produits chimiques du PNUE, l’inclusion
des cinq pesticides sus-mentionnés dans la liste de surveillance représente
un “progrès notable” en vue de l’application de la procédure volontaire
ICP. “Cela devrait imprimer un nouvel élan aux négociations en vue d’un
instrument juridiquement contraignant qui devrait être finalisé d’ici à
la mi-1998”, a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler qu’en 1992, la Conférence des Nations unies sur l’environnement
et le développement a formulé au Chapitre 19 d’Action 21 des recommandations
en vue de la conclusion d’un instrument juridiquement contraignant sur l’information
et le consentement préalables.
La FAO encourage les pays en développement à réduire les risques
liés à l’utilisation des pesticides. En Asie, par exemple, l’Organisation
aide les agriculteurs à développer la lutte intégrée contre
les ravageurs qui a permis de réduire de plus de 70 pour cent l’utilisation
des insecticides toxiques sans aucun effet négatif sur les récoltes de
riz.
Estimé à 30 milliards de dollars en 1996, le marché mondial des pesticides
est en expansion dans le monde en développement avec des pics de croissance
en Amérique latine et en Asie. En Chine, la production d’insecticides à
base d’organophosphates a totalisé 177 900 tonnes en 1995, soit une augmentation
de 28 pour cent par rapport à l’année précédente. En Afrique
également, on note une utilisation intensive de pesticides pour les cultures
d’exportation.
Pour plus d’informations, prière contacter la FAO, M. Erwin Northoff
(tél.: 39.6.57053105; e-mail: Erwin.Northoff@fao.org)
ou le PNUE, M. Jim Willis (41.22.9799183; email: Jim.Willis@unep.ch).
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