Communiqués de presse 97/44

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 Archives 1997


Communiqué de presse 97/44

A l’occasion de la Journée mondiale des femmes rurales
LA FAO MET L’ACCENT SUR LA FORMATION ET L’INFORMATION DES AGRICULTRICES



Rome, 15 octobre 1997. - “En matière de formation et d’information, on a longtemps cru que tout ce qui était fourni aux hommes était transmis tout naturellement aux femmes. Or, toutes nos études infirment cet a priori, a souligné M. Henri Carsalade, Sous-Directeur général responsable du Département du développement durable de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour la Journée mondiale des femmes rurales.

A l’occasion de cette Journée, un symposium international sur le thème “Investir dans la formation et l’information des femmes rurales en vue de la sécurité alimentaire” se tient au Siège de la FAO à la veille de la Journée mondiale de l’alimentation, elle-même axée sur l’investissement dans la sécurité alimentaire.

La Journée mondiale des femmes rurales est une initiative lancée lors de la quatrième Conférence des Nations unies sur les femmes (Beijing 1995) par des ONG qui ont choisi la date du 15 octobre.

Les femmes rurales des pays en développement produisent plus de la moitié, et parfois jusqu’à 80 pour cent, des denrées agricoles vivrières. Cependant, les populations féminines reçoivent une formation d’autant plus limitée qu’elle est plus technique. Les vulgarisatrices sont peu nombreuses et l’analphabétisme est presque partout plus répandu pour les femmes que pour les hommes, souligne un rapport de la FAO.

Pourtant, comme le confirme une étude menée au Kenya, le rendement global des cultures augmenterait jusqu’à 24 pour cent si les femmes avaient reçu un enseignement primaire complet. Dans ce pays, après une campagne nationale de vulgarisation, la récolte de maïs a augmenté de 28 pour cent, celle des haricots, de 80 pour cent et celle des pommes de terre, de 84 pour cent.

Soulignant le rôle des femmes rurales dans la production agricole, M. Carsalade a indiqué que la FAO, dans le cadre de son soutien aux programmes nationaux de ses Etats membres, recommande que la formation s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Le Sous-Directeur général de la FAO a souligné l’importance de l’action menée sur le terrain par les partenaires de la FAO. Les différentes ONG, qui jouent déjà un rôle important en matière de télévisions communautaires et de radios locales, ont aussi un rôle à jouer pour aider à changer les mentalités et, par exemple, persuader les hommes de certaines régions de partager avec les femmes l’usage des moyens de communication modernes, a-t-il fait observer.

M. Carsalade a également insisté sur l’importance de cette source trop longtemps méconnue qu’est le savoir traditionnel des femmes rurales en matière de variétés de plantes et de races animales spécifiques de leurs régions.

La collecte des informations venant des femmes doit être développée et réglementée, car elle est aussi importante que le flux des informations qui doit être transmis aux agricultrices par les aider à produire mieux et davantage, selon la FAO.

Pour que la formation soit plus efficace, elle doit être également adaptée aux besoins des femmes. Aussi, la FAO expérimente-t-elle un programme d’“Analyse socio-économique selon le genre (ASEG)” pour aider ses Etats membres à mettre les programmes de planification et de formation au service des hommes et des femmes sur un pied d’égalité.

La FAO a, d’autre part, annoncé la parution d’une nouvelle publication du Service des femmes dans le développement intitulée: “Femmes rurales et sécurité alimentaire, situation actuelle et perspectives d’avenir”.

* Pour toute information sur le Service des femmes dans le développement de la FAO, prière contacter: Mme Marie Randriamamonjy, tél. : 57053932; fax: 57052004; Email: Marie.Randriamamonjy@fao.org.


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