Communiqués de presse 97/48

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Communiqué de presse 97/48

Dans une nouvelle publication diffusée aujourd’hui
à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation

LA FAO SOULIGNE LA NECESSITE D’INVESTIR DANS LES ACTIVITES DE SECOURS EN VUE DU REDRESSEMENT RAPIDE DU SECTEUR AGRICOLE


Rome, 16 octobre 1997. - L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne qu’il est nécessaire d’agir promptement et d’investir dans les activités de secours en vue du rétablissement rapide de la production agricole à la suite de la multiplication, ces dernières années, des situations d’urgence dues à des catastrophes naturelles ou à l’action de l’homme.

“La fréquence et la gravité de ces situations ont augmenté de façon spectaculaire”, fait observer la FAO dans un ouvrage intitulé: “Activités de secours de la FAO: les situations d’urgence, la réponse internationale et la FAO” et publié aujourd’hui à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.

“Nous partons du principe qu’il est préférable d’aider les victimes des catastrophes de manière qu’elles puissent retrouver rapidement leurs foyers et leurs champs. Notre expérience nous permet d’adapter les programmes de redressement aux conditions et aux besoins particuliers des familles agricoles touchées, pour garantir que les graines qu’elles sèmeront pourront germer et que les récoltes qu’elles effectueront répondront à leurs besoins nutritionnels et culturels”, note dans l’avant-propos le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf.

La FAO intervient à tous les stades de ce que l’on a pris l’habitude d’appeler le cycle des catastrophes ou la séquence des situations d’urgence: la prévention, la planification préalable, l’alerte rapide, l’évaluation de l’impact et des besoins immédiatement après une catastrophe, les secours au moment où une aide humanitaire immédiate est nécessaire, le redressement en vue de rebâtir les moyens d’existence en milieu rural, la reconstruction des infrastructures et la reprise durable lorsque la situation revient à la normale. Lorsque les situations d’urgence surviennent, il convient d’assurer une transition aussi rapide que possible de la phase des secours à celles du redressement, de la reconstruction et de la reprise durable afin de réduire les coûts des opérations d’urgence supportés par la communauté internationale.

“La FAO considère que l’aide humanitaire fait partie intégrante de son mandat, qui consiste à contribuer à améliorer la nutrition, et relever le niveau de vie, notamment dans les zones rurales du monde en développement”, souligne M. Diouf. “Peut-être le monde ne sera-t-il jamais à l’abri des catastrophes. Mais nous pouvons améliorer notre capacité à nous préparer, à réagir et à reconstruire. Cet ouvrage entend montrer comment une FAO rationalisée et plus focalisée joue un rôle actif dans ce processus.”

Plusieurs programmes de terrain de la FAO contribuent à réduire la vulnérabilité des communautés agricoles aux catastrophes, par exemple en améliorant les pratiques de gestion des ressources en terres et en eau, en introduisant des variétés tolérantes à la sécheresse, en améliorant la lutte contre les maladies et les ravageurs des plantes et en encourageant la diversification des cultures et l’adoption de systèmes d’exploitation qui constituent des sources nouvelles d’alimentation et de revenu, explique la publication.

L’ouvrage souligne, d’autre part, le rôle du Système mondial d’information et d’alerte rapide pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO (SMIAR) qui fournit aux décideurs et aux analystes des renseignements actualisés sur les perspectives des récoltes et donne rapidement l’alerte en cas de crise alimentaire imminente. Joue également à cet égard un rôle important le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes (EMPRES), qui assure dans le monde entier une veille permanente pour déceler les signes de menace imminente de ravageurs et d’épidémies.

“Dès qu’une situation d’urgence alimentaire et agricole survient, la FAO travaille de concert avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour évaluer la situation et les perspectives des récoltes, des disponibilités alimentaires et des intrants agricoles, et pour évaluer les besoins immédiats de secours alimentaire”, indique l’ouvrage.

Une fois les opérations de secours engagés, la FAO aide les gouvernements et les institutions financières, à leur demande, à préparer des plans nationaux de redressement et de reconstruction visant à rétablir les services de soutien agricole (vulgarisation, santé animale, protection des végétaux et approvisionnement en intrants) et à rebâtir les infrastructures indispensables.

Au cours de la mise en oeuvre de ces plans, la FAO fournit ses compétences techniques dans de nombreux domaines tels que la reconstruction des usines d’engrais, la réparation des retenues et des périmètres d’irrigation, la reprise de la production semencière, la reconstitution du cheptel, le rétablissement des infrastructures de commercialisation, la réparation des dommages à l’environnement, la relance des pêcheries et la replantation des cultures arbustives.

Une fois la situation revenue à la normale, la FAO aide les gouvernements à formuler des stratégies de développement alimentaire et agricole comprenant notamment des programmes et des projets visant à renforcer la résistance des communautés rurales aux catastrophes futures dans le cadre du processus de développement, souligne l’ouvrage.

La FAO coopère étroitement avec les autres institutions des Nations unies, les organisations gouvernementales et les organisations non gouvernementales (ONG) qui oeuvrent dans le domaine de l’aide d’urgence. A cet égard, l’ouvrage cite plusieurs opérations de secours récemment menées en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Europe orientale et dans les Caraïbes.


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