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Communiqué de presse 97/54
PENURIE ALIMENTAIRE GRAVE EN MONGOLIE
La sous-alimentation chronique gagne du terrain
Rome, 22 octobre 1997.- La Mongolie est confrontée à une pénurie
alimentaire aiguë qui affecte le niveau nutritionnel de la population et aggrave
la sous-alimentation notamment parmi les groupes vulnérables qui ont, de ce
fait, besoin d’une aide d’urgence, annonce aujourd’hui l’Organisation des Nations
unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Dans un rapport consignant les résultats d’une récente mission d’évaluation
en Mongolie, la FAO indique que les réformes économiques dans ce pays ont
aggravé la pauvreté, compromis l’emploi, déprimé la consommation
et réduit les services sociaux. Les plus touchés sont les groupes vulnérables,
notamment les enfants, les vieillards, les retraités et les chômeurs.
Le pouvoir d’achat a été fortement érodé par l’inflation et
quelque 453 000 personnes, soit 20 pour cent de la population, sont dans un état
de pauvreté extrême.
Toujours selon le rapport, 25 pour cent des enfants souffrent de sous-alimentation
chronique depuis que les familles pauvres ont dû se rabattre sur des denrées
alimentaires bon marché mais peu nutritives. D’autre part, le nombre des enfants
abandonnés à eux-mêmes et errant dans les rues ne cesse d’augmenter.
En Mongolie, la transition vers l’économie de marché et l’arrêt de
l’aide économique et de l’assistance technique, qui étaient auparavant
fournies par l’ancienne Union soviétique, ont grippé la production agricole.
Les rendements des cultures ont dramatiquement chuté depuis 1990.
Pour 1997, la production de blé devrait atteindre 282 000 tonnes, soit 28 pour
cent de plus qu’en 1996 du fait principalement d’une bonne pluviométrie, mais
nettement moins que les niveaux enregistrés avant 1990.
La crise du secteur agricole est due en grande partie au fardeau de la dette nationale,
au faible accès au crédit, aux taux d’intérêt élevés
et à la pénurie d’intrants et de machines agricoles. Des investissements
importants sont nécessaires pour relancer l’agriculture notamment l’élevage
qui représente 88 pour cent du produit agricole brut, et pour réactiver
les circuits de production, de commercialisation et de formation, selon la FAO.
Pour 1997/98, les besoins en aide alimentaire sont estimés à 90 000 tonnes
dont 23 000 tonnes à fournir en priorité aux plus pauvres, précise
le rapport.
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