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Communiqué de presse 97/57
VERS UNE CONVENTION SUR LE COMMERCE DES PRODUITS CHIMIQUES DANGEREUX
Rome, 24 octobre 1997.- Commencées lundi 20 octobre, les négociations
intergouvernementales en vue d’une nouvelle Convention sur le commerce international
des produits chimiques et des pesticides dangereux pour la santé humaine et
l’environnement se sont achevées aujourd’hui au Siège de l’Organisation
des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une dernière réunion
intergouvernementale doit se tenir à Bruxelles en janvier prochain.
La présidente de cette session de négociations, Mme Maria Celina de Azevedo
Rodrigues, a déclaré que les travaux ont été couronnés de
succès et ajouté que l’on s’acheminait à présent vers un instrument
juridiquement contraignant pour réglementer le commerce des pesticides et produits
chimiques dangereux pour la santé humaine et l’environnement. Il reste toutefois
à trouver un compromis sur quelques points en suspens, a-t-elle précisé.
Le commerce international des produits chimiques et pesticides dangereux, comme
les polychlorobiphényles (PCBs), la dieldrine, l’aldrine, le lindane et le parathion,
est actuellement réglementé par la procédure d’information et de consentement
préalables (ICP). Celle-ci renvoie au principe selon lequel l’expédition
internationale d’un pesticide qui est interdit ou sévèrement réglementé
ne peut se faire sans l’accord du pays importateur et cela, dans un souci de protection
de la santé humaine. Jusqu’ici, 154 pays ont adhéré à la procédure
d’ICP qui est administrée conjointement par la FAO et le PNUE.
Les pesticides et produits chimiques dangereux sont responsables des nombreux cas
d’intoxication et même de décès par empoisonnement signalés parmi
les petits agriculteurs dans un grand nombre de pays en développement. En effet,
dans ces pays, les combinaisons, le matériel et les dispositifs de protection
sont soit hors de prix, soit inexistants, soit inutilisables du fait des conditions
climatiques, indique-t-on à la FAO.
Les pays industriels ont indiqué qu’ils étaient disposés à accorder
leur assistance technique aux pays en développement pour les aider à appliquer
la future Convention.
Plus de 250 délégués représentant une centaine de pays ont participé
aux négociations de Rome organisées conjointement par la FAO et le PNUE.
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