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Communiqué de presse 97/61
LA CONFERENCE DE LA FAO S’EST OUVERTE DANS UN ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
MARQUE PAR UN RALENTISSEMENT DE LA PRODUCTION AGRICOLE MONDIALE ET UNE FORTE REGRESSION
DE L’AIDE ALIMENTAIRE
Rome, 7 novembre 1997.- La 29ème session de la Conférence de l’Organisation
des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est ouverte aujourd’hui
dans un environnement international marqué par un ralentissement de la croissance
de la production agricole mondiale et une forte régression de l’aide alimentaire.
Selon les prévisions de la FAO, le taux de croissance de la production végétale
et animale mondiale, qui avait atteint 3,6 pour cent en 1996, ne devrait pas dépasser
1,1 pour cent en 1997.
Pour atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation et, plus particulièrement,
pour réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre des personnes qui n’ont
pas un accès adéquat à la nourriture, il faudra accroître la
production et la productivité alimentaires dans les pays où la disponibilité
énergétique alimentaire moyenne par habitant est insuffisante. Aujourd’hui,
plus de 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique dans le
monde en développement, dont 200 millions d’enfants de moins de cinq ans.
Selon les estimations les plus récentes de la FAO, les expéditions totales
d’aide alimentaire en céréales pour 1996/97 seraient tombées à
4,9 millions de tonnes, soit 37 pour cent de moins que la campagne précédente.
Depuis le lancement des programmes d’aide alimentaire dans les années 50, ce
niveau n’a jamais été aussi faible.
La Conférence, qui réunit les Ministres de l’agriculture et les responsables
du secteur agricole des 175 Etats membres de la FAO, a élu son Président
en la personne de M. Lyle Vanclief, Ministre canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
Les vice-Présidents, également élus, sont M. Liu Jiang, Ministre
chinois de l’agriculture, M. Paul Bandoma, Ministre du développement rural de
la République démocratique du Congo et M. Beglar Tavartkiladze, Ambassadeur
et Représentant permanent de la Géorgie auprès de la FAO.
Prenant la parole après son élection, M. Vanclief a rendu hommage aux
efforts déployés par la FAO depuis plus de cinquante ans au niveau mondial
pour réduire le nombre des personnes qui souffrent de sous-alimentation chronique
et souligné que “la sécurité alimentaire était la pierre angulaire
de la stabilité au sein des familles, des économies et des nations”.
Outre l’examen de la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, la
Conférence de la FAO, dont les travaux se prolongeront jusqu’au 18 novembre,
doit discuter de diverses questions inscrites à son ordre du jour, notamment
le suivi du Sommet mondial de l’alimentation (novembre 1996) et le vote du projet
de budget pour 1998 et 1999. A cet égard, M. Jacques Diouf, Directeur général
de la FAO, a proposé un montant budgétaire de 675,3 millions de dollars,
qui permettra à l’Organisation de maintenir ses programmes au niveau de l’exercice
biennal qui s’achève (1996-97), soit un budget à croissance réelle
zéro. Mais à la demande du Conseil de l’Organisation, un scénario
a croissance nominale zéro a été également présenté
à la Conférence: il signifie, par définition, le maintien de l’ouverture
de crédits à 650 millions de dollars pour les deux prochaines années,
avec la nécessité qui en découle d’absorber les augmentations de coûts
par une réduction des programmes.
Dans son introduction au Programme de travail et budget 1998-99, M. Diouf indique
que “le prochain exercice biennal devrait voir la consolidation du vaste processus
de réforme en cours depuis 1994”. Il ajoute: “D’ici la fin de 1997, la
structure rationalisée du Siège - et ses effectifs dégraissés
- seront étayés par des équipes professionnelles considérablement
renforcées dans les Bureaux régionaux et sous-régionaux. Ces bureaux
décentralisés, ainsi que les Représentants de la FAO, seront le fer
de lance de l’Organisation pour la fourniture de services directs aux Etats Membres
et le soutien au Programme de terrain.”
Le dernier rapport annuel de la FAO, intitulé “La situation mondiale
de l’alimentation et de l’agriculture 1997”, qui a été présenté
à la Conférence, inclut un chapitre spécial sur les agro-industries
et leur relation symbiotique avec le développement économique, agricole
et rural, ainsi que des “dossiers” notamment sur les forêts dans un contexte
planétaire, sur l’accroissement de la productivité des femmes rurales et
sur les politiques antipollution dans le cadre de la prévention du changement
climatique.
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