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Communiqué de presse 97/69
FIN DES TRAVAUX DE LA 29e SESSION DE LA CONFERENCE DE LA FAO
Rome, 18 novembre 1997.- La 29ème session de la Conférence biennale
de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a
pris fin aujourd’hui au terme de neuf jours de travaux.
Les ministres et autres responsables de l’agriculture des Etats membres de la FAO
ont passé en revue la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture,
adopté le Programme de travail et budget de l’Organisation pour 1998-99 et proclamé
leur appui à l’opération TELEFOOD qui a permis, le 19 octobre dernier,
de sensibiliser le public au problème de la faim dans le monde et d’organiser
des collectes de fonds pour des projets de développement agricole, notamment
le Programme spécial pour la sécurité alimentaire dans les pays à
faible revenu et à déficit vivrier.
Pour 1998-99, la Conférence a fixé le budget de la FAO à 650 millions
de dollars, soit sans changement par rapport à l’exercice biennal précédent.
Cette croissance nominale zéro contraindra l’Organisation à absorber les
augmentations de coûts estimées à environ 4 pour cent. En adoptant
le budget, la Conférence a souligné “l’importance de l’action concrète
sur le terrain et renouvelé son soutien au Programme de coopération technique
et au Programme spécial pour la sécurité alimentaire”.
Le suivi du Sommet mondial de l’alimentation, qui s’était tenu en novembre
1996 au Siège de la FAO, à Rome, a figuré en bonne place au cours
des discussions. Plusieurs pays ont évoqué les initiatives entreprises
au niveau national pour mettre à exécution les engagements pris par les
Chefs d’Etat et de gouvernement, notamment l’élaboration de rapports annuels
sur la mise en oeuvre du Plan d’action du Sommet.
La Conférence a adopté les directives sur les systèmes de surveillance
et de certification à l’exportation pour l’harmonisation des mesures phytosanitaires
et le renforcement de la Convention internationale pour la protection des végétaux.
A cet égard, elle a tenu compte de “la nécessité d’élaborer
des normes phytosanitaires internationales pour protéger la santé des plantes
sans créer d’obstacles inutiles au transport international des végétaux”,
ainsi que le prescrivent d’ailleurs les accords conclus à l’issue du Cycle de
négociations commerciales multilatérales d’Uruguay.
D’autre part, la Conférence s’est félicitée des progrès accomplis
en vue d’élaborer un instrument juridiquement contraignant pour réglementer
le commerce des pesticides dans le cadre de la procédure d’information et de
consentement préalables. Elle a approuvé, sur un autre plan, le nouveau
Programme de lutte contre la trypanosomiase africaine lancé par la FAO pour
combattre ce fléau qui progresse dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne
et dont la forme humaine est la maladie du sommeil. Transmise par la mouche tsé-tsé,
cette maladie affecte quelque 9 millions de km2, soit environ un tiers de l’Afrique.
Elle tue un grand nombre d’humains et d’animaux, contribuant ainsi à aggraver
l’insécurité alimentaire et la pauvreté rurale.
Par ailleurs, la Conférence a admis la République du Kazakhstan à
la qualité de membre de la FAO. Avec cette admission, la FAO compte désormais
175 Etats membres et une organisation membre: la Communauté européenne.
La Conférence a, par ailleurs, élu les nouveaux membres du Conseil de l’Organisation,
à savoir l’Allemagne, l’Argentine, l’Autriche, le Bangladesh, la Barbade, le
Brésil, le Cameroun, le Canada, le Chili, la Chine, la République démocratique
du Congo, la Corée, Cuba, l’Erythrée, l’Espagne, les Etats-Unis d’Amérique,
le Gabon, la Grèce, la Hongrie, l’Indonésie, l’Iran, le Japon, le Koweit,
Madagascar, le Maroc, le Mexique, la Namibie, le Nigéria, le Paraguay, la Pologne,
Qatar, la Thaïlande, le Vénézuéla.
M. Sjarifudin Baharsjah (Indonésie) a été nommé Président
indépendant du Conseil pour une période de deux ans. Il succède à
M. Ramon Lopez Portillo (Mexique).
Signalons enfin que la Conférence a institué le Prix Margarita Lizarraga
pour rendre hommage, à titre posthume, à cette fonctionnaire du Département
des pêches de la FAO qui avait déployé des efforts louables pour la
promotion du Code de conduite pour la pêche responsable. Ce Prix sera décerné,
tous les deux ans, à une personne physique ou morale qui aura appliqué,
avec une efficacité particulière, les mesures de conservation prescrites
par ce Code.
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