Communiqués de presse


 Archives 1998


Communiqué de presse 98/21

LA FAO DEPLORE LES RESTRICTIONS SUR LES IMPORTATIONS DE PRODUITS DE LA PECHE DE CERTAINS PAYS D'AFRIQUE DE L'EST

 


 

Bruxelles, 25 mars 1998.- "Les restrictions sur les importations de produits de la pêche de certains pays d'Afrique de l'Est affectés par le choléra ne constituent pas une réponse appropriée. Il conviendrait de leur substituer des mesures visant à l'amélioration de l'hygiène, de la qualité de l'eau, de la préparation et de l'entreposage des produits de la pêche", souligne l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un communiqué diffusé aujourd'hui à Bruxelles.

Citant des rapports épidémiologiques, la FAO indique que "le risque de transmission du choléra par du poisson contaminé importé est négligeable" et précise que "seuls quelques cas isolés de choléra ont été signalés dans des pays développés du fait de la consommation de poisson transporté par des voyageurs et ayant échappé au contrôle aux frontières internationales".

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne fait pas état, de son côté, d'épidémies de choléra provoquées par des importations de produits de la pêche, ajoute la FAO qui rappelle que la bactérie du choléra meurt lors de la cuisson du poisson et au cours des opérations de desséchement ou de mise en conserve.

De telles restrictions perturbent le commerce international et peuvent encourager la contrebande, provoquant ainsi le contraire de l'effet recherché, selon la FAO.

Il convient de rappeler qu'en décembre dernier l'Union européenne a imposé des restrictions sur les importations de poisson frais de plusieurs Etats africains, restrictions qui doivent être réexaminées en juin prochain. Les pays touchés par ces mesures sont le Kenya, le Mozambique, l'Ouganda et la Tanzanie.

L'interdiction d'importer du poisson est intervenue à la suite d'une épidémie de choléra signalée au cours des derniers mois dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Est. Elle n'inclut toutefois pas les produits congelés qui sont d'ailleurs contrôlés dans les ports d'entrée.

A cet égard, la FAO souligne que le contrôle microbiologique ne constitue pas une arme absolue et qu'il convient plutôt d'appliquer les mesures préventives recommendées au plan international tout en améliorant l'hygiène et les méthodes de préparation y compris la qualité de l'eau dans les usines de traitement du poisson des pays exportateurs.

La FAO recommande également aux pays donateurs d'accorder une meilleure assistance technique aux pays exportateurs de poisson pour ce qui est du débarquement, de la préparation et de l'entreposage du poisson.

Pour sa part, la FAO doit lancer incessamment un projet de coopération technique dans les quatre pays sus-mentionnés pour régler le problème de la salubrité des aliments à la suite de l'épidémie de choléra.

En 1996, ces quatre pays ont exporté 55 000 tonnes de poisson d'une valeur de 230 millions de dollars. L'Union européenne est le marché principal pour leurs exportations.//

 

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