Communiqués de presse


 Archives 1998


Communiqué de presse 98/34

FORTE BAISSE DE LA PRODUCTION DE POISSON EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE

 

 


 

Tallinn, 26 mai 1998.- La production de poisson dans les pays d'Europe centrale et orientale et dans la Fédération de Russie a fortement baissé au cours des dernières années à la suite de l'effondrement des filières de commercialisation et de distribution centralisées, parallèlement à la réduction notable des activités de pêche en haute mer, indique aujourd'hui l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à l'occasion de la tenue en Estonie de sa 21ème Conférence régionale pour l'Europe.

Cette Conférence rassemble jusqu'au 29 mai les représentants de quelque 40 pays européens venus examiner la situation agricole et alimentaire dans leur région, notamment la qualité des aliments et les modèles de consommation.

Entre 1990 et 1994, les débarquements de poisson dans les pays en transition sont tombés de 11 millions à 5 millions de tonnes, pour remonter légèrement à 6 millions de tonnes en 1996, indique la FAO. Les débarquements de la Fédération de Russie sont passés de quelque 8 millions de tonnes à 3,7 millions de tonnes au cours de la même période, pour s'établir autour de 4,7 millions de tonnes en 1996. Les débarquements les plus faibles au cours de la période 1990-1996 ont été observés en Géorgie (-98%), Lituanie (-84%) et Roumanie (75%). La production de poisson en conserves a chuté de 71 pour cent entre 1989 et 1994 dans la Fédération de Russie, précise la FAO.

Les flottilles de pêche sont généralement vétustes. "Toutefois, la plupart des pays de la région sont en train de moderniser leurs flottilles afin d'en améliorer l'efficacité et pour débarquer des produits de meilleure qualité", a souligné l'expert de la FAO Jochen Nierentz.

La production de l'aquaculture - les carpes en particulier - est tombée de 490 000 tonnes en 1990 à 170 000 tonnes en 1996, faute de restructuration et de subventions. Aujourd'hui, on note une reprise de l'aquaculture dans les pays d'Europe centrale et orientale grâce à la fois à l'amélioration de la gestion et des technologies modernes et à l'élargissement de la base d'espèces élevées (truites, bars, dorades, anguilles), reprise qui reflète des changements au niveau de la demande locale et une tendance à l'exportation vers l'Union européenne et d'autres marchés

Malgré le déclin de la production et les pertes d'emploi, la pêche reste le gagne-pain d'un grand nombre de personnes dans la région, notamment dans les zones côtières reculées. Elle emploie environ 690 000 personnes, dont 550 000 en Fédération de Russie, 48 000 en Lettonie, 30 000 en Pologne, 24 000 en Ukraine, 14 000 en Lituanie, 12 000 en Roumanie et autant en Estonie.

La consommation de poisson par habitant a considérablement baissé: de 24 kg par an vers le milieu des années 1980, elle est passée à 6-9 kg de nos jours. On note toutefois un renversement de tendance: le poisson reprend ses droits dans l'alimentation traditionnelle et certaines espèces, comme les carpes, sont moins chères que d'autres sources de protéine.

"Les 380 millions de consommateurs de la région constituent un marché important pour les produits de la pêche", a fait observer M. Nieretz. Il a ajouté que la FAO était préoccupée par les pertes d'emplois dues à la régression de la matière première dans la plupart des pays. D'où le recours aux importations pour compenser la diminution des débarquements et doper les usines de traitement du poisson, qui devraient offrir des emplois, notamment aux femmes, a indiqué en substance l'expert de la FAO.

Le commerce du poisson et des produits de la pêche a pratiquement doublé depuis 1990 dans les pays d'Europe centrale et de l'Est. Les importations sont passées, en valeur, de 475 millions de dollars à 1,2 milliard de dollars en 1996, et les exportations, de 1,2 milliard de dollars à 2,4 milliards de dollars au cours de la même période. La hausse des exportations est due en grand partie aux débarquements effectués dans des ports étrangers où les prix du poisson sont plus élevés. Pour exporter davantage à l'avenir, ces pays devront améliorer la qualité et la sécurité de leurs produits afin de les rendre conformes aux standards internationaux.

Au travers de son projet EASTFISH, la FAO encourage l'investissement et le commerce du poisson dans la région tout en aidant les pays à moderniser leurs flottilles et l'aquaculture. EASTFISH est financé par un don de 3,5 millions de dollars offert par le Danemark. Basé à Copenhague, il couvre 17 pays d'Europe centrale et de l'Est.

EASTFISH aide également les compagnies à identifier le meilleur mode de financement pour l'aquaculture et le traitement du poisson. A l'heure actuelle, la majeure partie des partenaires de ce projet sont des usines de conserves en Estonie, des centres de production de truites en Géorgie et en Croatie et une société en Roumanie. A signaler enfin qu'EASTFISH publie un magazine d'information sur les marchés et les techniques de la pêche.

Pour toute information complémentaire, contacter M. Jochen Nieretz (tél.: 0045-35 467180; fax: 0045-35 467181).

Le site Web de la FAO à consulter est: http://www.Eastfish.Org.

 

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Autre lien: FAO Regional Conference for Europe.  

 

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