Communiqués de presse 98/61
Communiqués de presse

 Archives 1998

Communiqué de presse 98/61

"LES STOCKS DE REQUINS ACCUSENT UNE FORTE BAISSE", MET EN GARDE LA FAO
L'ORGANISATION PRECONISE UN PLAN D'ACTION INTERNATIONAL POUR UNE GESTION DURABLE DE LA RESSOURCE


Rome, 21 octobre .- Les stocks de requins sont en forte baisse au niveau mondial du fait d'une exploitation intensive, souligne aujourd'hui l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agricultuire (FAO) qui préconise un Plan d'action international pour une gestion durable de la ressource.

Ce Plan doit être approuvé par les représentants de quelque 70 pays qui se réunissent du 26 au 30 octobre au Siège de l'Organisation, à Rome. Outre le Plan international pour la conservation et la gestion durable des populations de requins, les participants doivent également approuver un Plan d'action international pour la réduction des captures accidentelles d'oiseaux de mer par les palangriers ainsi que des éléments d'un instrument international pour la gestion de la capacité de pêche.

Les requins sont une source de protéines peu coûteuse pour des millions de personnes dans le monde. Les populations côtières s'en nourrissent mais en tirent également de l'huile et utilisent les peaux, les dents et les cartilages des requins.

Plusieurs espèces de requins sont très sensibles à la surexploitation, car leur cycle de croissance est lent et leur taux de fécondité, faible. La reconstitution des stocks prend des années.

L'exploitation commerciale des requins s'est fortement accélérée au cours des vingt dernières années. Les captures mondiales sont passées de quelque 272 000 tonnes en 1950 au chiffre record de 760 000 tonnes en 1996, selon la FAO qui précise toutefois que, souvent, les requins sont pêchés accidentellement lors des pêches au thon, à l'espadon, à la crevette ou au calmar.

Ainsi, les captures accidentelles d'élasmobranches, plus particulièrement de requins et de raies, ont-elles totalisé entre 260 000 et 300 000 tonnes vers la fin des années 1980, soit 11,6-12,7 millions de poissons, des requins bleus pour la plupart.

Les principaux pays qui se livrent à la pêche au requin sont l'Indonésie, l'Inde, les Etats-Unis, le Pakistan, le Mexique, la Province de Taiwan (Chine). Ils sont suivis du Japon, de l'Argentine, de Sri Lanka, du Brésil, de la Malaisie, de la France, du Royaume Uni, de la République de Corée, de la Thailande, de l'Espagne, de la Nouvelle Zélande et des Maldives.

Sur la centaine d'espèces de requins exploitées, une vingtaine environ sont en péril. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, une stratégie mondiale ou des traités internationaux sur la gestion des stocks de requins. L'Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis (côte Atlantique seulement) gèrent leurs stocks respectifs dans les limites de leurs eaux territoriales. Des restrictions sur la pêche aux requins existent en Afrique du Sud, en Australie, au Royaume Uni, aux Etats-Unis, au Brésil, aux Philippines et en Israël.

Le Plan d'action préconisé par la FAO souligne notamment la nécessité de maintenir des taux de mortalité suffisamment faibles afin que chaque espèce puisse se maintenir. Les Etats devront s'engager à évaluer leurs stocks respectifs, à en assurer la surveillance et à publier des rapports périodiques sur les populations de requins et ce, à partir de 2001.

D'autre part, la FAO signale que plusieurs espèces d'oiseaux de mer sont affectées lors des pêches à la palangre. Sur les 61 espèces concernées, 23 (soit 38%) sont considérées comme menacées. Les espèces les plus touchées sont les albatros et les grands pétrels de la famille des Procellariidés.

Les mesures recommandées par la FAO pour réduire ces captures accidentelles sont notamment l'utilisation de dispositifs réduisant les possibilités d'accès des oiseaux de mer aux hameçons garnis et l'interdiction de pêcher dans les zones où des oiseaux de mer se rassemblent en grand nombre ou pendant certaines périodes de l'année. Selon la FAO, les captures accidentelles d'oiseaux de mer pourraient être réduites jusqu'à 90 pour cent si des mesures préventives étaient prises.

Débarquements d'élasmobranches en tonnes:

1950: 271813
1960: 345895
1970: 486030
1984: 601944
1985: 626231
1986: 634234
1987: 669656
1988: 692736
1989: 675520
1990: 687353
1991: 709527
1992: 727715
1993: 741334
1994: 752310
1995: 756634
1996: 758793

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Pour toute information complémentaire, consulter le site Web de la FAO: http://www.fao.org/WAICENT/FAOINFO/FISHERY ou téléphoner au chargé d'information de la FAO, M. Erwin Northoff (0039.06.57053105; fax 57054975; email: erwin.northoff@fao.org)


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