Communiqué de presse 98/68
EN PREVISION DE LA CONFERENCE DE L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (29 NOVEMBRE
- 2 DECEMBRE)
DES "EFFORTS SUPPLEMENTAIRES" SONT NECESSAIRES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS
DU SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION, SOULIGNE UN RAPPORT DE LA FAO
Rome, 22 novembre 1998 .- Deux ans après le Sommet mondial de
l'alimentation, un rapport de l'Organisation des Nations unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) souligne la nécessité
de déployer des "efforts supplémentaires" pour atteindre les
objectifs du Sommet mondial de l'alimentation, notamment celui de réduire
de moitié, d'ici à 2015, le nombre de personnes (plus de 800
millions) qui souffrent de faim et de malnutrition chronique dans le monde.
Dans ce document, préparé pour la conférence de l'Union
interparlementaire, qui se tient à Rome du 29 novembre au 2
décembre, la FAO déplore la lenteur des progrès
réalisés jusqu'ici pour atteindre les objectifs du Sommet mondial
de l'alimentation et affirme que certains pays continueront d'avoir, au sein
de leur population, 15 à 30 pour cent de malnourris aussi longtemps
qu'on n'aura pas amélioré les disponibilités alimentaires
et gommé les inégalités en ce qui a trait à
l'accès à la nourriture.
La publication de ce rapport coïncide également avec la tenue,
du 23 au 28 novembre, des réunions du Conseil de la FAO qui examinera
notamment un autre document préparé par la FAO chaque année
et intitulé "La Situation Mondiale de l'Alimentation et de l'Agriculture",
document qui sera diffusé lors des assises du Conseil.
La conférence de l'Union interparlementaire est axée sur les
moyens à mettre en oeuvre sur les plans politique, stratégique
et budgétaire pour "atteindre les objectifs du Sommet mondial de
l'alimentation grâce à une stratégie de développement
durable". Organisée par l'Union interparlementaire, dont le siège
est à Genève, avec la participation de la FAO et du Parlement
italien, cette conférence réunit 250 parlementaires de quelque
70 pays, avec l'appui financier du ministère italien des affaires
étrangères.
Selon le rapport, si la tendance actuelle se poursuit, le nombre de personnes
souffrant de faim et de malnutrition chronique dans le monde continuera de
baisser, sans atteindre toutefois l'objectif proclamé lors du Sommet.
Cependant, au niveau des pays pris individuellement, une réduction
de moitié du nombre de malnourris serait possible si les pays
concernés accordaient la priorité absolue au développement
agricole, lançaient des réformes audacieuses pour améliorer
les revenus des familles pauvres et investissaient 20 à 30 pour cent
de plus dans l'agriculture.
Le rapport rappelle, d'autre part, qu'au niveau mondial, la production permet
de couvrir les besoins alimentaires de tous les habitants de la planète,
mais il impute aux "échecs du développement" la persistance
de la faim et de la malnutrition. Il préconise notamment l'utilisation
des technologies disponibles et l'intensification durable de la production
et de la productivité agricoles.
C'est la première fois que le suivi du Sommet mondial de l'alimentation
fait l'objet d'une réunion de parlementaires au niveau mondial. Lors
du Sommet (13-17 novembre 1996), 186 délégations, dont 112
conduites par des chefs d'Etat ou de Gouvernement, avaient adopté
une Déclaration et un Plan d'action pour éliminer la faim et
la malnutrition et s'étaient engagés à mettre à
exécution des programmes nationaux pour réduire de moitié,
d'ici à 2015, le nombre de malnourris.
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Pour toute information complémentaire consulter le site web de l'Union
interparlementaire (http://www.ipu.org) ou le site web de la FAO:
http://www.fao.org
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