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Communiqué de presse 99/15 LA FAO SIGNE DES ACCORDS AVEC LE PAM ET LE FIDA POUR RENFORCER LA COOPERATION EN MATIERE DE SECURITE ALIMENTAIRE MONDIALE
Rome, 18 mars 1999. - L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a signé aujourd'hui deux accords de coopération respectivement avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) en vue d'une coopération renforcée en matière de sécurité alimentaire mondiale. Cette initiative s'insère dans le cadre du suivi du Sommet mondial de l'alimentation (novembre 1996) au cours duquel les chefs d'Etat et de gouvernement de la planète s'étaient engagés à déployer un effort concerté pour augmenter la production agricole et améliorer l'accès à la nourriture dans plus de 80 pays à faible revenu et à déficit alimentaire (plus de la moitié de ces pays se trouvent en Afrique) et ce, en vue de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre de sous-alimentés dans le monde. L'accord signé par le Directeur général de la FAO, Monsieur Jacques Diouf, et le Directeur exécutif du PAM, Madame Catherine Bertini, souligne que les activités communes seront développées davantage dans le cadre du Programme spécial de sécurité alimentaire, lancé par la FAO en 1994 pour aider les pays pauvres à augmenter leur production agricole et la productivité de leur agriculture. Le Programme spécial répond à un besoin urgent, à savoir l'accroissement de la production agricole dans les pays à faible revenu et à déficit alimentaire en vue de réduire les coûts tout en facilitant l'accès à la nourriture des communautés rurales et urbaines défavorisées. Ce Programme est en cours d'exécution dans 39 pays à faible revenu et à déficit alimentaire et en cours de formulation dans 34 autres pays. Le Programme spécial de sécurité alimentaire offre de grandes possibilités de coopération concrète et d'actions communes sur le terrain. Sa mise à exécution au niveau national commence par une phase pilote qui se déroule en des emplacements gégraphiques déterminés et qui dure environ trois ans. La phase pilote inclut quatre éléments distincts mais complémentaires, visant à aider les petits exploitants à relever les défis auxquels ils sont confrontés: la maîtrise de l'eau, la petite irrigation, le captage et le drainage de l'eau, l'intensification de la production agricole dans le cadre d'une production agricole durable, le transfert de technologies et leur accessibilité au plus grand nombre, la diversification de la production, y compris l'aquaculture, la pêche artisanale et le petit élevage ainsi que l'analyse des contraintes socio-économiques en matière de sécurité alimentaire avec une attention spéciale aux groupes vulnérables et aux femmes. La phase pilote porte également sur les intrants, le transport, le stockage, la transformation, la commercialisation et le crédit. La deuxième phase reprend sur une plus large échelle les procédés innovatifs identifiés au cours de la phase pilote. Elle comprend l'assistance technique aux gouvernement afin de les aider à améliorer leur politique agricole et la sécurité alimentaire. Elle aide également les gouvernements à préparer des programmes d'investissement agricole pour éliminer les différents obstacles, notamment en matière d'infrastructure. Cette deuxième phase permet également d'élaborer des études de faisabilité pour des projets visant à encourager les financements publics et privés au secteur agricole. L'accord signé par le Directeur général de la FAO et le Président du FIDA, M. Fawzi Al-Sultan, souligne, lui aussi, la nécessité d'augmenter la production agricole et d'améliorer l'accès de tous à la nourriture dans les pays à faible revenu et à déficit alimentaire, dont la plupart se trouvent en Afrique, et ce, dans le cadre du Programme spécial de la sécurité alimentaire de la FAO. La FAO et le FIDA soulignent qu'il convient d'aider les pays africains à atteindre l'objectif du développement agricole et rural durable. Les deux institutions indiquent qu'il est essentiel, à cet égard, de résoudre les problèmes de la sécurité alimentaire des ménages et de la pauvreté rurale. Selon l'accord, la FAO et le FIDA devront coopérer étroitement sur le terrain et tirer profit des activités qu'elles ont déjà entreprises en commun pour renforcer encore davantage leur collaboration dans les régions les plus pauvres d'Afrique ainsi que dans les autres pays à faible revenu et à déficit alimentaire.
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