Communiqués de presse 99/18
Communiqués de presse

 Archives 1999

Communiqué de presse 99/18

FIEVRE APHTEUSE: NOUVELLES INITIATIVES DE LA FAO DANS LES PAYS DE LA CEI ET AU MAGHREB


Rome, 6 avril 1999. - La prévention de la fièvre aphteuse dans les pays de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) est primordiale afin d'empêcher la propagation de cette maladie extrêmement contagieuse à partir de ces pays vers la Russie et les pays européens, souligne aujourd'hui l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Dans un communiqué diffusé en prévision de la 33ème session de la Commission Européenne de Lutte contre la fièvre aphteuse (Rome, 7-9 avril 1999), la FAO indique qu'elle a lancé, en coopération avec les autres organisations internationales concernées, une série d'initiatives pour lutter contre la fièvre aphteuse, plus particulièrement dans la région du Caucase (Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie et sud de la Fédération de Russie).

Dans le cadre de ces initiatives, un groupe tripartite (FAO, Office international des épizooties et Commission des Communautés européennes) coordonne, depuis un an, les activités des experts des trois organisations dans la région du Caucase, en collaboration avec l'Institut de recherche vétérinaire de Vladimir (Russie).

Selon le Secrétaire de la Commission Européenne de Lutte contre la fièvre aphteuse de la FAO, M. Yves Leforban, "il convient de mettre en place d'urgence un système efficace de surveillance et de vaccination pour empêcher que la maladie ne devienne endémique dans les pays du Caucase d'où elle pourrait menacer dangereusement l'Europe".

La fièvre aphteuse est une maladie épizootique due à un virus et atteignant les bovins, les moutons, les chèvres et les porcs. Les animaux atteints présentent des vésicules au niveau de la cavité buccale, et des onglons. La maladie, qui se répand rapidement, entraîne des pertes importantes au niveau économique et l'interruption des exportations de bétail et de viande.

Une mission FAO/OIE/CE vient de rentrer du Caucase où, pendant trois semaines, elle a identifié les mesures d'urgence et étudié la faisabilité du programme de prévention de la fièvre aphteuse.

Le coût total de l'opération visant à écarter tout danger d'épizootie est estimé à plusieurs millions de dollars. Un accord entre les organisations internationales (FAO/OIE/CE) et l'Institut Vladimir de Russie, visant à prendre des mesures d'urgence, a d'ores et déjà été obtenu. Ce programme, qui pourrait être financé par la Communauté européenne à concurrence de 340 000 dollars, et mis en oeuvre dans les mois qui viennent, vise au renforcement de la surveillance et de la vaccination dans le Caucase.

D'autre part, les experts de la FAO ne cachent pas leur inquiétude à la suite de l'apparition de foyers de fièvre aphteuse en Afrique du Nord, notamment en Algérie, où la maladie a été introduite en février dernier, sans doute par l'intermédiaire de bétail infecté provenant d'Afrique de l'Ouest où la maladie est endémique. Des foyers isolés ont également été signalés à l'est du Maroc et en Tunisie.

Face à cette situation, la FAO est intervenue rapidement mettant à contribution aussi bien la Commission Européenne de Lutte contre la fièvre aphteuse que le programme EMPRES (prévention des maladies transfrontalières) représenté dans la région par le projet FAO/FIDA Réseau Régional de Surveillance et de Contrôle des Maladies Animales (RADISCON).

A l'heure actuelle, la situation semble maîtrisée au Maghreb grâce aux efforts entrepris par les pays concernés, mais la consolidation de la protection immunitaire à l'aide d'une nouvelle campagne de vaccination reste nécessaire, de même que le suivi épidémiologique de la maladie jusqu'au retour au statut indemne de fièvre aphteuse qui prévalait dans ces pays avant l'avènement de l'épizootie.

Il est à noter, à cette occasion, qu' une croyance, jusque-là solidement établie, vient de s'écrouler: "La fièvre aphteuse a réussi à traverser le Sahara que beaucoup croyaient constituer une barrière naturelle", a déclaré M. Benkirane, responsable de RADISCON.

*********

Pour toute information complémentaire contacter le service de presse de la FAO (Pierre Antonios, tél. 0039.06.57053473) ou bien l'expert de la FAO, M. Yves Leforban, tél.: 0039.06.57055528). Pour des interviews radio, Liliane Kambirigi (tél.: 57053223) et pour la télévision, Pina del Lama (tél.: 57056515).

Consulter également le site Web de la FAO: http://www.fao.org


>
Page d' accueil de la FAO 
>
 Rechercher notre site 

Suggestions?: Webmaster@fao.org

©FAO, 1998