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Communiqué de presse 99/40 LA COMMISSION DU CODEX ALIMENTARIUS FAO/OMS DOIT APPROUVER DES DIRECTIVES INTERNATIONALES POUR LES ALIMENTS ISSUS DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE
Rome, 28 juin 1999 .- Des directives internationales sur la production, la transformation, l'étiquetage et la commercialisation des aliments issus de l'agriculture biologique doivent être approuvées par la Commission du Codex Alimentarius FAO/OMS qui se réunit du 28 juin au 3 juillet au Siège de la FAO, à Rome. On note, au niveau mondial, une demande accrue pour les produits issus de l'agriculture biologique, qui constituent désormais un créneau intéressant pour l'agroalimentaire et les agriculteurs tant dans les pays développés que dans les pays en développement. "Des directives internationales sur les aliments issus de l'agriculture biologique sont importantes dans la mesure où elles informent et protègent le consommateur tout en facilitant le commerce de ces produits. Elles sont également utiles aux gouvernements qui souhaitent développer leurs réglementations en la matière, notamment les pays en transition et les pays en développement", a indiqué l'expert de la FAO Selma Doyran. Les directives internationales sur le commerce des aliments issus de l'agriculture biologique ont été élaborées par le Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires en tenant compte à la fois des réglementations en vigueur dans plusieurs pays et des normes appliquées par les groupements de producteurs. Elles définissent clairement ce qu'est l'agriculture biologique, visent à l'harmonisation internationale des dispositions relatives aux produits biologiques et mettent les consommateurs à l'abri des pratiques frauduleuses ou des allégations fallacieuses quant à la nature des produits agricoles. Selon la définition proposée par le Codex Alimentarius, "l'agriculture biologique est un système de gestion holistique de la production qui favorise la santé de l'écosystème, y compris la biodiversité, les cycles biologiques et l'activité biologique des sols". En d'autres termes, l'agriculture biologique repose sur les principes suivants: utiliser le moins possible d'apports extérieurs et éviter l'emploi d'engrais et pesticides de synthèse. Les limites maximales de résidus pour la somatotropine bovine (BST), figurent parmi les autres points de l'ordre du jour des travaux de la Commission du Codex Alimentarius. On sait que les opinions divergent sur les effets de cette hormone sur la santé animale et la qualité du lait. La Commission du Codex Alimentarius, qui comprend 165 pays membres, doit également discuter de la possibilité de mettre sur pied une équipe spéciale pour hâter l'adoption d'un projet de Code de conduite en matière d'alimentation animale. On s'attend à ce que les participants soulignent la nécessité d'un tel Code pour désamorcer la crise internationale provoquée par l'affaire de la contamination par la dioxine de produits d'origine animale. A plusieurs reprises, la Comité FAO/OMS du Codex sur les additifs alimentaires et les contaminants a discuté de l'établissement de limites maximales pour la dioxine. Lors de sa dernière session en mars 1999, il avait décidé que des informations complémentaires devraient être fournies par les pays membres du Codex afin de lui permettre de recommander des limites maximales pour les taux de dioxine dans les aliments d'origine animale. Parmi les autres points de l'ordre du jour, signalons une recommendation visant à impliquer davantage les ONG -- plus particulièrement, celles qui représentent les intérêts des consommateurs -- dans les travaux de la Commission du Codex Alimentarius. Notons aussi que la Commission doit se prononcer sur le système fondé sur la lactopéroxydase pour la conservation du lait cru. Dans les cas où la réfrigération n'est pas possible, ce système, qui fait appel à des activateurs enzymatiques, est la meilleure méthode de conservation du lait cru. Les agriculteurs disposent, grâce à cette méthode, d'un délai de cinq heures pour transporter le lait en un lieu où la réfrigération est possible. Ainsi les paysans des régions reculées, surtout dans les pays en développement, peuvent écouler leur lait malgré l'éloignement des marchés ou des coopératives laitières. Selon la Banque mondiale, rien qu'en Afrique de l'Ouest, cinq millions de litres de lait sont perdus chaque année faute de conservation lors du transport vers les laiteries ou les centres de réfrigération. ********* Pour toute information complémentaire, contacter le Bureau de presse de la FAO (tél.: 0039.06.5705 3276) ou le Service des normes et de la qualité des aliments, Mme Selma Doyran (tél.: 0039.06.57055826) ou M. Alan Randell (tél.: 0039.06.57054390). Consulter également le site internet de la FAO:
http://www.codexalimentarius.net ********** Vous pouvez écouter ou télécharger le son d'une interview de 3 min.38 sec. de Mme Selma Doyran, expert en Nutrition/Contrôle des aliments à la FAO, avec Liliane Kambirigi, sur la salubrité et l'information alimentaires concernant les Organismes génétiquement modifiés et les produits alimentaires biologiques. 1/ En RealAudio (447 Kb) : pour écoute instantanée, qualité inférieure au mp3 ftp://ext-ftp.fao.org/Radio/RealAudio/conf-codex-fr.rm NB: vous avez besoin du lecteur Realplayer G2 ( disponible gratuitement sur http://www.realplayer.com 2/ En mp3 (à 64KB/s 44kHz) : qualité Broadcast, à télécharger (1.704 Kb to download): ftp://ext-ftp.fao.org/Radio/MP3/conf-codex-fr.mp3 NB: Pour l'écoute, vous avez besoin: soit d'un lecteur MP3, soit du Microsoft Windows Media Player, soit de Quicktime 4.0 (dernière version disponible sur http://www.quicktime.com )
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