Communiqués de presse 99/55
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Communiqué de presse 99/55

LA FAO PROPOSE UN LABEL DEPOSE POUR LE THE


Rome, le 27 septembre 1999.- Dans un communiqué diffusé aujourd'hui, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) indique que la production et la consommation de thé noir devraient augmenter de près de 3 pour cent par an d'ici à 2005 et propose un label déposé pour le thé dans le cadre d'une campagne internationale fondée sur les effets bénéfiques de cette boisson sur la santé.

Le label Thé et les problèmes liés à la production et à la consommation du thé sont consignés dans un rapport qui sera examiné à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 29 septembre à Ottawa, Canada, par le Groupe intergouvernemental sur le thé de la FAO.

Evoquant les résultats des recherches scientifiques, la FAO rappelle que le thé noir réduit les risques de troubles cardiovasculaires et certains types de cancer. Le label Thé a été développé grâce à l'assistance financière du Fonds commun pour les produits de base.

Selon le rapport de la FAO, la production mondiale de thé devrait passer d'une moyenne de 1,97 million de tonnes pour la période 1993-95 à 2,7 millions de tonnes en 2005, soit un taux d'accroissement moyen annuel de 2,8 pour cent. La production de l'Inde devrait atteindre 1,02 million de tonnes en 2005, soit +2,8 pour cent par an par rapport à la période 1993-95. Les réformes économiques et le plan national d'expansion de la production de thé devraient doper la production au Sri Lanka: elle devrait atteindre, d'ici à 2005, 285 000 tonnes, contre 240 0000 tonnes pendant la période 1993-95, soit +1,6 pour cent par an.

Toujours selon le rapport, une hausse sensible de la production est également prévue dans d'autres grands pays producteurs de thé. En Chine et en Indonésie, la production de thé noir passerait de 180 000 et 105 100 tonnes à 220 000 et 160 000 tonnes, respectivement.

La production de thé au Bangladesh augmenterait modérément, passant de 49 000 tonnes en 1995-95 à 55 000 tonnes en 2005.

En Afrique, l'accroissement des rendements et des superficies plantées de thé devrait continuer à favoriser la forte croissance de la production. La production du Kenya augmenterait à un taux annuel moyen de 2,8 pour cent, pour atteindre 300 000 tonnes en 2005. Le Malawi, la Tanzanie et le Zimbabwe devraient, eux aussi, accroître sensiblement leur production, selon la FAO.

La consommation mondiale de thé noir devrait passer de 1,97 million de tonnes en 1993-95 à 2,67 millions de tonnes d'ici à 2005, soit +2,8 pour cent par an. Les pays en développement seraient responsables de l'essentiel de cette augmentation, leur consommation passant de 1,41 million de tonnes en moyenne pendant la période 1993-95 à 1,95 million de tonnes d'ici à 2005, soit +3 pour cent par an.

La consommation de thé noir de l'Inde devrait continuer à augmenter rapidement pour atteindre 832 000 tonnes d'ici à 2005, soit +3,2 pour cent par an par rapport à la même période de référence. Sur d'autres marchés importants pour le thé noir, comme le Pakistan, la République islamique d'Iran et l'Egypte, la consommation atteindrait d'ici à 2005, respectivement 160 000, 122 000 et 90 000 tonnes. La réduction des droits d'importation et le déclin des prix pourraient avoir des effets plus prononcés sur la consommation dans ces pays.

Dans les pays développés, y compris les pays en transition, la consommation de thé noir augmenterait plus modérément: +2,2 pour cent par an pour atteindre 719 000 tonnes en 2005. La consommation dans la Communauté européenne augmenterait légèrement au cours des dix prochaines années, la hausse des achats de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et des Pays-Bas étant largement contrebalancée par un déclin continu au Royaume-Uni.

Dans les pays de l'ancienne Union soviétique, la consommation de thé noir devrait passer de 154 000 tonnes en 1993-95 à 250 000 tonnes en 2005, soit un taux de croissance annuel de 4,5 pour cent.

D'après les projections, d'ici à 2005, la production et la consommation mondiales de thé noir pourraient s'équilibrer autour de 2,7 millions de tonnes, soit +2,8 pour cent pour l'une et l'autre. Les gains de production résulteraient essentiellement de l'amélioration des rendements, tandis que la hausse de la consommation serait largement due à l'accroissement de la population et des revenus. Toutefois, les projections laissent entrevoir un déséquilibre sur le marché international; l'excédent projeté des disponibilités exportables par rapport aux besoins d'importation atteindrait quelque 24 000 tonnes d'ici à 2005, alors qu'en 1993-95 le marché était presque équilibré. Dans ces conditions les cours mondiaux subiraient une pression à la baisse (en l'absence d'une augmentation supplémentaire de la demande ou d'ajustements à la baisse de la production).

A signaler qu'à Ottawa les discussions porteront sur le problème de la sensibilisation du public aux effets bénéfiques de la consommation de thé et sur les critères auxquels doit répondre le thé (pourcentage minimum de feuilles) pour pouvoir porter le label Thé. Pour plusieurs nations productrices, ce pourcentage devrait être de 90 pour cent cependant que certains pays consommateurs souhaiteraient le porter à 70 pour cent du fait de la large diffusion du thé en bouteille sur les marchés de ces pays.

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Les documents de la réunion d'Ottawa sont disponibles sur le site internet de la FAO (http://www.fao.org/unfao/bodies/ccp/tea/99/debut.htm). Pour des informations complémentaires, contacter le Bureau de presse de la FAO: John Riddle (tél.: 0039.06.57053259; fax: 57053699; email john.riddle@fao.org).


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