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Communiqué de presse 99/76 L'ORGANISATION DES NATIONS-UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE MET EN GARDE CONTRE LE DEGRE ELEVE DE SUBVENTIONNEMENT ET DE PROTECTIONNISME ACCORDE A L'AGRICULTURE DES PAYS DEVELOPPES
Rome, 2 décembre, 1999 -- En soutenant que la production alimentaire "est la plus vitale des activités humaines", l'Organisation des Nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a aujourd'hui mis en garde contre le degré élevé de soutien et de protection continus à l'agriculture dans certains pays à haut revenu, affectant ainsi l'agriculture d'autres pays par la détérioration des prix de leurs denrées alimentaires, et minant l'investissement agricole dont bénéficient les paysans des pays en développement. Le Sous-Directeur général de la FAO M. Hartwig de Haen a conduit la délégation de la FAO à la réunion ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce de Seattle pour plaider en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Dans un discours publié à l'avance, il exprime la position de la FAO pour une réforme du cadre réglementaire international régissant les politiques et le commerce agricoles qui devrait conduire à la sécurité alimentaire pour tous. "Pour de nombreux pays à faible revenu et à déficit vivrier, la priorité au développement agricole est le moyen le plus sûr et le plus rapide pour parvenir à associer la croissance économique durable et la diminution de la pauvreté à une production alimentaire nationale performante, a déclaré M. de Haen, qui ajoute que le défi majeur des pays en développement dans le processus de réforme à venir "est de s'assurer que le cadre de règlementation international régissant les politiques et le commerce agricoles contribuera à leur développement agricole et à leur sécurité alimentaire". Tout en reconnaissant que le commerce contribue à la sécurité alimentaire en approvisionnant en devises les pays exportateurs et en permettant à d'autres, y compris les pays les plus pauvres, de consommer plus qu'ils ne produisent, M. de Haen souligne que les consommateurs des pays importateurs ont quelques fois bénéficié des surplus qui en résultent, mais que, à plus long terme, les prix déprimés ont conduit un bon nombre de pays en développement importateurs nets de produits alimentaires à négliger leurs propres politiques agricoles. Dans les pays en développement, l'agriculture contribue à renforcer la sécurité alimentaire de trois manières : elle génère des revenus ruraux, elle augmente les devises par les exportations de produits agricoles et elle améliore la production agricole sur le marché intérieur. Selon M. de Haen, l'augmentation de la production agricole nationale revêt une importance fondamentale pour les pays les moins avancés et les pays en développement importateurs nets de produits alimentaires dont les factures d'importation alimentaire sont en hausse depuis les années 90. D'après la FAO, pour que l'agriculture connaisse des développements positifs tant sur le marché extérieur qu'intérieur, le processus de réforme devrait aider les pays à être plus compétitifs, notamment en améliorant l'accès aux marchés d'exportation et en appuyant la productivité. Des progrès ont été faits dans la réduction des tarifs douaniers sur les produits tropicaux bruts tels que le café, le thé et le cacao. Cependant, ajoute l'Agence des Nations-unies, un plus grand nombre de pays en développement en bénéficieraient si des avantages similaires dans l'accès au marché étaient accordés à d'autres produits agricoles comme l'horticulture des régions tempérées, le sucre, les céréales et la viande ainsi que des produits agricoles manufacturés. La FAO souligne que les mesures sanitaires et phytosanitaires et les barrières techniques au commerce "continuent d'être un obstacle à l'accès au marché". L'Organisation appelle les pays en développement à s'impliquer davantage dans la mise en place de normes internationales et les encourage instamment à améliorer leurs capacités à appliquer et à mettre en uvre ces normes. "Harmoniser les normes nationales avec les normes internationales scientifiques est de l'intérêt de tous", fait valoir la FAO, qui poursuit : "Les pays en développement, en particulier, ont besoin de temps, de ressources et d'expertise pour ajuster leurs systèmes réglementaires agricoles aux normes internationales". Ce qui leur permettrait de répondre promptement aux tendances d'exportation en plein développement mais également d'en faire bénéficier les consommateurs et de protéger la santé des animaux et des plantes." Enfin, à Seattle, M. de Haen a réitéré l'objectif prioritaire de la FAO de réduire le nombre de malnourris dans le monde et d'assurer la nourriture pour tous. La poursuite du processus de réforme du commerce agricole mondial et l'élaboration de normes scientifiques pour guider et faciliter ce commerce, sont capitaux pour atteindre cet objectif". *********** Pour plus d'information sur les activités de la FAO en rapport avec les négociations commerciales de l'OMC, visitez notre site Internet : http://www.fao.org/ur/
Contacter: John Riddle
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