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Communiqué de presse 01/04

POMPES HYDRAULIQUES A FAIBLE COUT POUR L'AFRIQUE, PRECONISE LA FAO


Rome, 30 janvier 2001. - Pour améliorer l'irrigation et la sécurité alimentaire en Afrique, il convient d'encourager la diffusion et l'utilisation de pompes hydrauliques ayant un faible coût et produites localement, souligne un rapport que vient de publier l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Commentant le rapport intitulé "Pompes à pédale pour l'irrigation en Afrique", l'expert de la FAO Tom Brabben relève que les coûts d'achat et d'entretien des pompes à moteur sont souvent trop élevés pour les petits agriculteurs africains.

Brabben, qui oeuvre dans le cadre du Programme international pour la technologie et la recherche en matière d'irrigation et de drainage, parrainé par la FAO, la Banque mondiale et d'autres donateurs, affirme: "Les pompes à pédale produites localement ont l'avantage d'être bon marché et faciles à manipuler. En outre, elles améliorent la production alimentaire et les revenus tout en créant des emplois. Pour les fermiers pauvres, c'est un premier pas vers l'agriculture irriguée durable."

En Afrique subsaharienne, 4 pour cent seulement des terres arables sont irriguées, contre 24 pour cent en Afrique du Nord, 37 pour cent en Asie et 15 pour cent en Amérique latine. Selon la FAO, le nombre de personnes chroniquement sous-alimentées en Afrique subsaharienne atteint 185,9 millions, soit 34 pour cent de la population.

Beaucoup de paysans africains continuent d'employer des méthodes d'irrigation lentes et exigeant un travail intensif: par exemple, en utilisant des seaux qui ne leur permettent que de puiser un demi ou un mètre cube par heure pour irriguer de petits lopins de terre.

Les pompes à pédale sont beaucoup plus efficaces et faciles à utiliser. L'utilisateur peut puiser jusqu'à 5 mètres cubes par heure sans trop se fatiguer. Ces pompes sont diffusées dans les pays africains principalement par les organisations non gouvernementales. Elles méritent d'être plus largement utilisées, notamment par les agriculteurs cultivant environ un hectare de terre, indique le rapport.

"Pour améliorer la production agricole dans le contexte socio-économique africain, il faut que les petites pompes hydrauliques jouent un rôle plus grand", selon Brabben.

Les études de cas au Kenya, au Niger, en Zambie et au Zimbabwe montrent qu'en utilisant des pompes à pédale les paysans réussissent à irriguer plus rapidement des surfaces plus grandes et à améliorer la qualité des récoltes tout en augmentant leur production.

En Zambie, le Programme spécial pour la sécurité alimentaire de la FAO, qui est actuellement opérationnel dans plus de 60 pays, a contribué considérablement à l'utilisation de ces petites pompes. Quelque 200 pompes à pédale ont été installées sur des sites de démonstration. Cela a contribué à une adoption plus large de ce genre de pompes en Zambie.

Les bénéfices économiques ont été significatifs. En Zambie, grâce à ces pompes, les revenus des paysans ont plus que sextuplé passant de 125 dollars (utilisation des seaux pour irriguer 0,25 hectare de terre) à 850-1 700 dollars. Parfois, les paysans ont réussi à obtenir trois récoltes par an. Au Zimbabwe, les pompes à pédale sont surtout employées pour l'irrigation des jardins potagers familiaux. En conséquence, la nutrition des familles s'est nettement améliorée.

Autre avantage des pompes à pédale: elles n'épuisent pas la nappe phréatique, selon le rapport. En général, elles permettent d'atteindre des ressources d'eau souterraines peu profondes (jusqu'à six mètres).

L'irrigation à petite échelle a été un succès dans beaucoup de pays en Afrique. Elle est généralement développée par les paysans eux-mêmes, sans l'intervention du gouvernement et la clé du succès réside sans doute dans le fait que les pompes à pédale sont fabriquées localement.

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Matériel vidéo disponible.

Le rapport est disponible sur le site:
http://www.fao.org/iptrid/treadle/treadlepumps.pdf
http://www.fao.org/iptrid/treadle/treadlepumps.zip

Contact à la FAO: E. Northoff, chargé d'information, tél: 0039-06-5705 3105/3276
e-mail: erwin.northoff@fao.org


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