Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/11

NOUVEAU PLAN D'ACTION INTERNATIONAL CONTRE LA PECHE ILLICITE, NON DECLAREE ET NON REGLEMENTEE


Rome, 1er mars 2001 . - Plus de 110 pays ont adopté un nouveau Plan d'action international contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, annonce aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ce Plan vise à prévenir, empêcher et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui a lieu non seulement en haute mer, mais aussi dans les zones économiques exclusives (ZEE). Dans certaines zones de pêcheries importantes, ce genre de pêche réaliserait jusqu'à 30 pour cent de l'ensemble des captures, selon la FAO.

Dans les cas extrêmes, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée peut provoquer l'effondrement d'une pêcherie ou gravement affecter les efforts entrepris pour reconstituer les stocks de poisson épuisés.

Les navires de pêche battant pavillon de complaisance sont une préoccupation majeure. En effet, certains pays offrent à ces navires la possibilité de piller les ressources marines sans aucun contrôle.

Le Plan d'action devrait empêcher les navires pratiquant la pêche illicite, non déclarée et non réglementée de mettre en péril la durabilité des ressources marines mondiales, a déclaré en substance Ichiro Nomura, Sous-Directeur général de la FAO, responsable du Département des pêches.

"Grâce à ce Plan, la communauté internationale dispose à présent d'un instrument puissant pour combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Tous les pays concernés devraient prendre leurs responsabilités en ce qui concerne les pavillons arborés par les navires de pêche. Ils devraient également prendre des mesures dans les ports et au niveau des marchés ainsi que des sanctions à l'encontre de leurs ressortissants qui appuieraient ou se livreraient à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée", a souligné M. Nomura, ajoutant que les mesures de suivi, de contrôle et de surveillance ainsi que la coopération internationale permettront de mieux lutter contre ce genre de pêche.

Le Plan d'action international souligne que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est un "problème sérieux et préoccupant", car elle "torpille les efforts de conservation et de gestion des stocks de poisson dans toutes les pêcheries de capture".

Le Plan invite les Etats à s'assurer que leurs ressortissants ne se livrent pas ou n'encouragent pas la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Aucun navire ne doit pêcher sans autorisation. Les Etats doivent collaborer pour identifier les affrêteurs et les propriétaires de navires impliqués dans des opérations de pêche illicite. Des mesures doivent être prises à l'encontre des navires sans nationalité se livrant à ce genre de pêche en haute mer. Les Etats devraient s'empêcher d'accorder un appui économique ou des subventions aux compagnies, navires et particuliers impliqués dans des activités de pêche illicite.

Selon la FAO, la capacité excédentaire des flottes de pêche, l'octroi de subventions, la vigueur de la demande du marché pour certains produits, la faiblesse des administrations nationales des pêches, l'insuffisance des mesures régionales d'aménagement des pêches et l'inefficacité du suivi, du contrôle et de la surveillance sont autant de facteurs susceptibles d'encourager la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Le Plan d'action met particulièrement l'accent sur le problème des pavillons de complaisance. Il souligne à cet égard la responsabilité des Etats. Ceux-ci devraient s'assurer que les navires sollicitant leur pavillon ne se livreront pas à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Le Plan condamne aussi les changements rapides et répétés de pavillon, au gré des circonstances, afin d'échapper aux réglements sur la conservation et la gestion des pêcheries.

Le Plan, qui doit encore être approuvé formellement par le Comité des pêches de la FAO, souligne aussi la nécessité de renforcer la collaboration et l'échange ainsi que le partage des informations en matière de pêche. Un système de surveillance des navires devrait être mis en place et les autorités portuaires des différents pays devraient exercer un contrôle plus rigoureux. En outre, des sanctions sévères seront prises à l'encontre des navires impliqués dans des opérations de pêche illicite.

Selon la FAO, 47 à 50 pour cent des stocks connus de poisson sont pleinement exploités et, de ce fait, les pêcheries dans lesquelles ils se trouvent sont proches ou ont atteint la limite maximum d'exploitation. D'autre part, 15 à 18 pour cent des stocks sont surexploités et ont ainsi atteint leurs limites, alors que 10 pour cent sont épuisés ou sont en phase de reconstitution. Enfin, 25 à 27 pour cent des stocks sont sous-exploités ou modérément exploités et offrent ainsi une possibilité d'expansion des captures.

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