Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/18

REUNION A LA FAO SUR LE DEVELOPPEMENT DE LA CORNE DE L'AFRIQUE


Rome, 22 mars 2001.- "Les pays concernés et la communauté internationale ont les moyens d'éliminer la famine et d'affronter l'insécurité alimentaire dans la Corne de l'Afrique," affirme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), à l'ouverture de la réunion de donateurs sur l'initiative de la Corne de l'Afrique.

La FAO participe activement à une initiative de l'Equipe spéciale interorganismes des Nations Unies lancée par le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, il y a tout juste un an, dans le but d'éliminer l'insécurité alimentaire dans la Corne de l'Afrique.

Cette réunion de donateurs de deux jours, convoquée au siège de la FAO par la Banque mondiale, était présidée par Hans Binswanger, Directeur du Département de développement environnemental, rural et social de la région Afrique de la Banque. Elle a vu la participation de représentants d'organismes des Nations Unies, de délégués des pays de l'OCDE, de l'Union européenne, de certains pays africains et des responsables de la Banque africaine de développement (BafD) et de l'Office intergouvernemental sur le développement (IGAD).

Le but de la réunion était de parvenir à un accord sur un mécanisme de suivi pour la mise en oeuvre de la stratégie de l'Equipe spéciale et d'obtenir des indications de financement. Lors de la présentation du rapport de l'Equipe spéciale au Secrétaire général de l'ONU, il a été convenu que la Banque mondiale se charge de mobiliser des ressources

"Les donateurs multilatéraux et bilatéraux doivent annoncer des contributions à long terme en faveur des efforts nationaux d'élimination de la famine et de l'insécurité alimentaire, à un niveau qui soit à la mesure du problème. Outre les mécanismes traditionnels tels les prêts à des conditions de faveur ou les projets et programmes sectoriels financés par des dons, ceci nécessitera un engagement à plus long terme des donateurs, ainsi que des dispositifs de financement novateurs permettant de mieux répondre aux initiatives locales," selon l'Equipe spéciale interinstitutions des Nations Unies.

D'après un rapport final de l'Equipe spéciale sur les mesures à prendre pour améliorer les conditions alimentaires de la région, "il est essentiel de garantir l'engagement des gouvernements, des organisations régionales, des organismes des Nations Unies, des donateurs et de la société civile, qui ont tous un rôle fondamental à jouer pour traduire les politiques communes en mesures concrètes et concertées."

A l'échelon national, les gouvernements doivent assumer la pleine responsabilité de l'élimination de l'insécurité alimentaire en garantissant certaines conditions telles qu'une bonne gouvernance, des services de santé et d'éducation et l'autonomisation des populations.

De concert avec les gouvernements concernés, les organisations intergouvernementales devraient formuler et mettre en oeuvre un Programme régional de sécurité alimentaire, qui englobera la résolution des conflits, la coopération technique, le développement des infrastructures interrégionales, la promotion du commerce et la libéralisation et l'harmonisation des politiques commerciales, l'intégration économique et un système intégré d'alerte rapide pour la région, selon le rapport de l'Equipe spéciale.

Les organismes des Nations Unies aident les gouvernements à fixer des priorités pour les programmes de développement, et à formuler des investissements en faveur de la sécurité alimentaire et de la prévention et de l'atténuation des effets des catastrophes, en particulier dans la Corne de l'Afrique.

Chaque gouvernement aura le soin de formuler un Programme national de sécurité alimentaire, s'appuyant sur les recommandations des Stratégies de suivi du Sommet mondial de l'alimentation, ainsi que des initiatives de sécurité alimentaire et des stratégies de réduction de la pauvreté existantes dans le pays. Ces Programmes auront deux grandes orientations: d'une part, éliminer la famine; et de l'autre, affronter l'insécurité alimentaire chronique. Au Sommet mondial de l'alimentation organisé par la FAO en novembre 1996, les Chef d'Etat et de gouvernement de 186 pays se sont engagés à réduire de moitié, d'ici 2105, le nombre des personnes sous-alimentées dans le monde.

Chaque Programme devrait comprendre un programme pour la prévention des catastrophes et l'élimination de la famine. Les systèmes d'alerte rapide devront être réaménagés afin d'assurer une meilleure couverture des zones pastorales et agropastorales, et seront reliés également aux systèmes régionaux. Ils devraient se fonder sur une communication active entre les communautés locales et les décideurs nationaux et internationaux. Les agriculteurs et les éleveurs devraient être en mesure d'informer avec précision les autorités lorsque leurs stocks alimentaires s'amenuisent et leur bétail est en train de périr, tandis que les organismes internationaux, qui ont accès aux prévisions météorologiques, devraient s'assurer que ces informations parviennent rapidement aux communautés locales.

Le Programme s'appliquera immédiatement à accroître les moyens d'existence des petits exploitants aux maigres ressources, grâce à une combinaison de technologies agricoles et de services de soutien, un accès aux marchés et au crédit, et le développement des entreprises rurales et de l'agroalimentaire. Ces agriculteurs, les éleveurs vivant dans les zones arides et semi-arides de la région, ainsi que les groupes urbains victimes d'insécurité alimentaire, seront les principaux bénéficiaires des programmes.

Pour les habitants des zones d'altitude, par exemple, ceci consistera à mieux utiliser l'eau en adoptant des techniques d'irrigation à petite échelle, en mettant à profit l'expérience du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire. Dans les zones plus sèches, en revanche, il s'agirait de promouvoir les cultures résistantes à la sécheresse ainsi que la conservation des sols et des eaux. Parallèlement, les agriculteurs devraient s'efforcer de diversifier leurs sources de revenus, en misant davantage sur l'élevage à cycle court, en tirant parti des produits forestiers non ligneux, voire, dans certains cas, en développant l'écotourisme.

Les Programmes nationaux de sécurité alimentaire auront besoin de financements importants. Ils pourraient venir en grande partie des filières classiques de dons bilatéraux et de prêts à des conditions libérales, mais il faudra également créer de nouveaux mécanismes décentralisés pour offrir des initiatives plus directes fondées sur la communauté et un accès plus souple aux fonds.

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Pour tout complément d'information, veuillez contacter le service des relations avec les médias. Tel.: 0039.06.57052232.

Pour une mise à jour des travaux de l'Equipe spéciale dans la Corne de l'Afrique, veuillez consulter le site web:  http://www.accnetwork.net/hornofafrica


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