Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/19

Ouverture du COAG aujourd'hui à Rome
LA FAO SOULIGNE LA NECESSITE DE REDUIRE LES DEGATS CAUSES A L'AGRICULTURE PAR LES TEMPETES


Rome, le 26 mars 2001.- Dans un rapport présenté à la 16ème session de son Comité de l'agriculture (Coag) qui s'ouvre aujourd'hui, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) souligne la nécessité d'atténuer l'impact sur l'agriculture des dégâts causés par les tempêtes et propose une stratégie de gestion des catastrophes naturelles.

"L'impact le plus immédiat et le plus visible des tempêtes sur l'agriculture est la destruction causée aux cultures sur pied, au bétail, aux biens, aux avoirs productifs des ménages et aux infrastructures, lesquels peuvent se traduire par des pénuries alimentaires au niveau des ménages, des collectivités et parfois du pays tout entier", indique le rapport.

Au cours des dix dernières années, les catastrophes provoquées par les tempêtes ont gagné en fréquence et en intensité. Dans les régions tropicales, les dégâts causés par les ouragans se sont multipliés durant les années 90, en partie à cause de l'accroissement des populations vivant dans les zones exposées, selon la FAO.

"Le dernier rapport de la Fédération internationale de la Croix-Rouge sur les catastrophes dans le monde indique que, de 1990 à 1999, les tempêtes et les inondations ont représenté ensemble 60 pour cent des pertes économiques totales causées par les calamités naturelles".

"Le coût économique des dégâts aux cultures et aux infrastructures dus aux inondations en Amérique centrale en 1998 a été évalué à 8,5 milliards de dollars, tandis qu'au Mozambique, les inondations de février-mars 2000 ont causé des dommages estimés à 1 milliard de dollars, entamant sérieusement le PIB des pays concernés," toujours selon le rapport de la FAO.

" Indépendamment des effets dévastateurs immédiats - morts, blessés, faim, voire famine - ces catastrophes ne font qu'aggraver la situation des plus pauvres en détruisant leurs maigres avoirs. Les tempêtes détruisent aussi de coûteux projets de développement à long terme, comme les infrastructures de communication, les systèmes d'irrigation et autres ouvrages agricoles, anéantissant ainsi les efforts de développement des pays," affirme la FAO.

Chaque pays ou région vulnérable a besoin d'une stratégie comprenant des mesures à long terme visant à atténuer la vulnérabilité aux tempêtes. Ces mesures devraient être intégrées au programme de développement global du pays, et en particulier des zones sujettes aux tempêtes et aux inondations. En outre, la stratégie devrait comprendre un système d'alerte rapide et de prévision des tempêtes, et un plan de secours et de relèvement en cas de catastrophe.

"Un programme de développement à long terme tendant à réduire la vulnérabilité de l'agriculture aux tempêtes devrait être élaboré sur la base d'évaluations des utilisations des sols, de la vulnérabilité et des risques, d'un recensement des pratiques communautaires traditionnelles de gestion des sols et des stratégies de survie locales, ainsi que de l'évaluation et de l'identification des systèmes d'exploitation et des pratiques de culture, d'élevage, de pêche et de foresterie les mieux adaptés aux régions vulnérables," selon le rapport.

Il existe de nombreux exemples de pratiques - qu'il s'agisse de la planification de l'utilisation des sols, de l'agriculture, de la foresterie ou des pêches- qui, si elles sont appliquées dans un contexte approprié, peuvent accroître la résistance et réduire la vulnérabilité aux tempêtes. On peut citer notamment l'introduction de cultures plus résistantes - taro, gingembre, ananas, racines et tubercules -- et de systèmes de culture diversifiés qui offrent une assurance contre la perte des récoltes. On peut aussi citer une agriculture résistante au sel, la plantation de brise-vent ou de rideaux-abri, la préservation des mangroves pour servir de brise-vent et de zones tampons, ainsi que des mesures de conservation des sols et d'aménagement des eaux qui réduisent la vulnérabilité aux inondations.

On peut protéger les communautés agricoles vivant dans les régions exposées aux tempêtes et aux inondations en ayant recours davantage à des structures résistantes pouvant assurer une protection en cas de tempête, à des abris contre les cyclones et à des plates-formes en terre pour surélever les habitations.

Durant sa 16ème session en cours jusqu'au 30 mars, le Coag examinera d'autres questions importantes, comme la variabilité et le changement climatiques, la place de l'agriculture dans le développement durable, la biosécurité alimentaire et agricole et un plan à moyen terme (2002-2007) pour le développement agricole.

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Pour tous renseignements complémentaires, prière de contacter le Service des relations avec les médias de la FAO. Tel: 0039.06.57052232 ou consulter le site web:
Comité de l'agriculture, (16ème session), Rome, 26 - 30 mars 2001


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