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Communiqué de presse 01/29

LA FAO PROPOSE UN MECANISME FINANCIER POUR AMELIORER LA QUALITE ET LA SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS ALIMENTAIRES DES PMA

Bruxelles, 15 mai 2001. -L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a proposé aujourd'hui la création d'un mécanisme financier doté d'une enveloppe de 98 millions de dollars pour aider les pays les moins avancés (PMA) à améliorer la qualité et la sécurité sanitaire de leurs produits alimentaires. La proposition a été lancée au cours de la troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA (Bruxelles, 14-20 mai).

Ce «fonds» serait destiné à des projets visant à développer, réhabiliter, améliorer et maintenir les systèmes nationaux de vérification de la qualité et de la salubrité des aliments dans les PMA. Il les aiderait également à se conformer aux normes internationales et à participer aux organes internationaux d'établissement des normes notamment la Commission du Codex Alimentarius.

«Améliorer les normes de sécurité et de qualité des produits de l'agriculture et de la pêche des PMA se traduirait à la fois par une amélioration sensible de leurs résultats d'exportation, et par la protection des consommateurs des pays producteurs et importateurs», souligne la FAO.

Le «fonds» serait créé à partir de contributions volontaires de donateurs bilatéraux et multilatéraux. Il faudrait environ 2 millions de dollars par pays, soit 98 millions au total, pour que les 49 PMA puissent atteindre cet objectif en l'espace de 3 à 5 ans, selon la FAO.

«Les systèmes économiques des PMA doivent désormais affronter un marché mondial de plus en plus compétitif et globalisé», a déclaré le Sous-Director général de la FAO Hartwig de Haen.

Soulignant "l'importance cruciale" de l'investissement dans le domaine agricole, M. de Haen a fait remarquer que «la plupart des PMA sont loin d'être à la pointe de la technologie agricole et qu'il existe un vaste potentiel d'amélioration de la productivité et de la production dans ces pays». Toutefois, "des investissements sustantiels" sont nécessaires dans les réseaux d'irrigation et les infrastructures rurales, ainsi que dans le développement humain et institutionnel. Il a souligné qu'il était extrêmement important de mettre l'accent à la fois sur le développement agricole et rural et l'assistance extérieure en faveur des PMA, car "les progrès notamment en matière de biotechnologies peuvent mettre en péril la compétitivité de l'agriculture" de ces pays.

"D'après les estimations de la FAO, si les tendances récentes des investissements annuels effectifs dans le secteur agricole primaire en Afrique subsaharienne se poursuivaient jusqu'en 2015, ils seraient inférieurs de 38 percent au niveau des investissements nécessaires pour atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation, consistant à réduire de moitié la sous-alimentation dans cette région du monde. Il faudrait, pour atteindre ce but, un accroissement considérable des investissements agricoles", a déclaré M. de Haen.

Il y a cinq ans, les dirigeants mondiaux réunis au Sommet mondial de l'alimentation à Rome, se sont engagés à oeuvrer pour éradiquer la faim dans le monde. Cette année, du 5 au 9 novembre 2001, aura lieu une réunion de suivi, le Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après, au siège de la FAO à Rome. Les participants feront le point des progrès accomplis vers la réalisation de l'objectif du Sommet de 1996 - réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées avant 2015 - et examineront les moyens d'accélérer le processus.

Entre 1969-71 et 1996-98, la proportion de personnes sous-alimentées par rapport à la population totale des PMA est passée de 38 à 40 pour cent, tandis que le chiffre absolu de personnes souffrant de malnutrition a grimpé de 116 millions à 235 millions de personnes. En revanche, pour l'ensemble des pays en développement, le pourcentage de personnes sous-alimentées sur la population totale a régressé de 37 à 18 pour cent durant la même période.

Par ailleurs, de nombreux PMA sont passés d'un statut d'exportateurs nets de produits alimentaires durant les années 60 à celui d'importateurs nets durant les années 80 et 90. Les projections actuelles indiquent que leur dépendance à l'égard des importations alimentaires augmentera au moins jusqu'en 2015, selon la FAO.

L'assistance technique fournie par la FAO aide les PMA à satisfaire leurs besoins les plus pressants et à créer un secteur agro-alimentaire moderne en exploitant mieux leur potentiel de ressources humaines et naturelles.

Entre 1992 et 2000, la valeur des projets de terrain de la FAO dans les PMA s'est établie à quelque 849 millions de dollars, soit 31 pour cent de la totalité du programme de terrain de l'Organisation. Ces projets ont répondu à une vaste gamme de besoins allant des secours d'urgence et de la remise en état de l'agriculture à l'assistance concrète aux programmes gouvernementaux de sécurité alimentaire, d'agriculture durable et de développement rural. Pour la seule année 2000, plus de 700 projets de terrain, d'une valeur budgétaire totale de 423 millions de dollars, étaient en cours dans 46 des 49 pays les moins avancés.

En 1994, la FAO a lancé son Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) qui est désormais opérationnel dans 62 pays, dont 34 PMA (25 en Afrique, 6 en Asie et dans le Pacifique, un aux Caraïbes et deux au Proche-Orient). Le PSSA a pour but d'aider les pays pauvres à améliorer leur sécurité alimentaire tant au niveau national que familial, en encourageant un accroissement rapide de la production vivrière et de la productivité, en atténuant les écarts de production d'une année sur l'autre et en améliorant l'accès des personnes à la nourriture.

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Pour tout complément d' information, veuillez appeler Pierre Antonios, Chargé des relations avec les médias à la FAO au: 0039.348.2572921 ou consulter le site de la FAO:
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