Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/43 Conjoint OMS/FAO

COMMISSION DU CODEX ALIMENTARIUS (2 - 7 JUILLET)

LA FAO ET L'OMS APPELLENT A RENFORCER LA COLLABORATION INTERNATIONALE POUR RESOUDRE LES PROBLEMES DE QUALITE ET DE SALUBRITE DES ALIMENTS


Genève, le 2 juillet - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont appelé les pays à appliquer les normes internationales de qualité et de salubrité des aliments pour protéger la santé et le commerce dans ce domaine. Des normes claires, scientifiques et universellement connues aideront à restaurer la confiance des consommateurs.

« Alors que les déplacements de personnes et le commerce des aliments, dont les ingrédients et les éléments destinés à l'alimentation de l'animal, se mondialisent toujours plus, il devient de plus en plus difficile pour un pays de résoudre les problèmes de salubrité alimentaire sans faire appel à la collaboration internationale et à des stratégies unifiées pour combattre les problèmes, a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, dans son discours inaugural à la réunion de la Commission du Codex Alimentarius à Genève (du 2 au 7 juillet). Sur cette planète mondialisée, nous sommes tous dans le même bain pour ce qui est des agents pathogènes. »

Hartwig de Haen, Sous-Directeur général de la FAO a déclaré dans son allocution que le public avait pris conscience de manière spectaculaire des questions de salubrité des aliments, notamment dans les pays développés. « Les inquiétudes à propos de l'ESB, la crise de la dioxine en 1999, les nombreuses flambées épidémiques de toxi-infections alimentaires imputables à des agents contaminant les aliments et l'apparition dans l'alimentation humaine de maïs génétiquement modifié homologué seulement pour l'animal ont beaucoup influencé l'opinion publique, a rappelé M. de Haen. La FAO prie instamment les gouvernements de prendre aux sérieux les inquiétudes des consommateurs, de ne pas les minimiser et d'appliquer et de faire respecter les normes du Codex plus rapidement et plus efficacement. »

La Commission du Codex Alimentarius est l'organisme international le plus élevé dans le domaine de la qualité des aliments et des normes de sécurité sanitaire. Il s'agit d'une agence auxiliaire de la FAO et de l'OMS et elle compte actuellement 165 Etats Membres.

Il est urgent pour les gouvernements du monde entier de renforcer leurs systèmes de salubrité alimentaire, ont rappelé la FAO et l'OMS. De nombreux pays en développement ne disposent même pas de systèmes complets.

Ces pays ont la possibilité de « faire un bond en avant », d'arriver directement aux systèmes actuels en profitant des décennies de progrès graduels et d'expériences chèrement acquises dans les pays industrialisés et d'adapter des systèmes modernes fonctionnant bien.

Cette méthode du « bond en avant » favorisera le développement efficace et effectif de systèmes de salubrité alimentaire intégrant des approches préventives, basées sur le risque et englobant la surveillance, l'évaluation du risque et la mise en œuvre de stratégies de gestion du risque.

Chacun y trouvera son compte : les pays industrialisés seront rassurés sur la qualité des aliments importés tandis que les pays en développement amélioreront leurs normes de production nationale et pourront étendre leurs marchés à l'exportation.

Le Dr Brundtland a demandé à la Commission du Codex Alimentarius « d'améliorer nos systèmes pour veiller à la salubrité des aliments et de rétablir la confiance des consommateurs. Nous devons faire une réévaluation complète de toute la chaîne, du producteur au consommateur ». Selon elle, la Commission du Codex doit « veiller à ce qu'il y ait des directives internationales claires et utiles sur les aliments génétiquement modifiés ».

Elle a demandé une procédure scientifique et rapide encourageant la participation des pays en développement et des consommateurs. Elle a affirmé que l'OMS étudiait la possibilité de mettre en place un fonds fiduciaire pour aider tous les pays en développement à mieux participer.

« Nous devons également informer le public des travaux de la Commission mieux que ça n'a été le cas jusqu'à présent », a-t-elle ajouté. Elle a fait remarquer que, malgré les sujets évoqués dans les médias, la majorité des problèmes de salubrité alimentaire n'arrive même pas au niveau des systèmes de notification.

« Chacun a le droit de consommer des aliments nourrissants et sains, a déclaré Hartwig de Haen. Les consommateurs ont régulièrement fait savoir que, pour eux, les facteurs les plus importants dans le choix de leurs aliments étaient la valeur nutritionnelle, la salubrité et la qualité, fraîcheur et goût par exemple. La FAO accorde une importance égale à tous ces facteurs. Les producteurs et les entreprises de transformation se partagent la responsabilité de veiller à ce que ce choix soit garanti tout au long de la chaîne alimentaire. Pour remplir cet objectif, la FAO a renforcé son appui aux Etats Membres. »

M. de Haen a également appelé les scientifiques du monde entier à intensifier les recherches sur les questions de salubrité alimentaire qui ne sont pas suffisamment bien comprises, comme les contaminations microbiologiques, l'ESB et les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Avec d'autres organismes et partenaires des Nations Unies, la FAO met en place sur Internet un système d'information sur la salubrité des aliments, les questions phytosanitaires et la santé animale. Il inclura un système d'alerte précoce pour les problèmes de salubrité alimentaire. « Il faut que les gouvernements et le public puissent accéder rapidement aux normes du Codex Alimentarius et aux informations sur les nouveaux dangers occasionnés par les nuisibles s'attaquant aux plantes, les maladies animales ainsi que les toxi-infections alimentaires affectant les humains », a affirmé M. de Haen.

Il a insisté sur le fait que tous les pays devaient participer activement aux travaux du Codex. Pour s'y préparer, ils ont besoins de systèmes opérationnels de contrôle des aliments. Selon lui, il est important d'éviter que les pays mal informés ne subissent des pressions de la part de groupes d'intérêt.

Le besoin de renforcer les moyens est particulièrement aigu dans les pays en développement. La FAO est en train de mettre en place à l'intention des pays les moins avancés un mécanisme financier mondial pour la qualité et la salubrité des aliments. Il aura pour objectif de renforcer les systèmes réglementaires des pays en développement, leur compétitivité sur les marchés internationaux et leur préparation à la participation aux travaux du Codex.

L'OMS s'engage totalement dans la promotion de la santé et de l'équité par l'amélioration de la salubrité des aliments. L'accent porte sur les actions reprenant les priorités sanitaires des populations dans des situations où les ressources sont limitées. La salubrité des aliments et une nourriture en quantité suffisante sont les conditions préalables de la santé. Dans sa contribution à ce domaine, l'OMS insiste donc particulièrement sur l'évaluation du risque. Elle continuera d'apporter son appui aux actions sanitaires dans le cadre du Codex de la manière qui sera la plus utile aux Etats Membres et à leurs populations, notamment pour les pays en développement.

Selon l'OMS, on estime que, chaque année, 2 millions d'enfants meurent d'affections diarrhéiques provoquées par l'eau ou les aliments et que des milliards de cas de toxi-infections alimentaires se produisent. Même dans les pays industrialisés, on estime qu'un tiers de la population contracte une de ces infections chaque année et le taux de mortalité atteint 20 par million. Ces estimations se basent principalement sur les problèmes d'origine microbiologique mais la charge totale de morbidité est encore plus élevée si l'on inclut les pathologies occasionnées par les produits chimiques dangereux présents dans l'alimentation.

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Pour obtenir plus d'informations, consulter : http://www.codexalimentarius.net/ Personnes à contacter : Erwin Northoff, Bureau des relations avec les médias à la FAO,
tél. (+39 06) 5705 3105, portable : (+39 348) 25 23 616, courrier électronique : erwin.northoff@fao.org, ou Gregory Hartl, Porte-parole de l'OMS,
tél. : (+41 22) 791 4458, portable : (+41 79) 203 67 15, télécopie : (+41 22) 791 4858, courrier électronique : hartlg@who.int, ou Jennifer Tierney, OMS,
tél. : (+41 22) 791 2158, portable : (+41 79) 244 6073, courrier électronique : tierneyj@who.int


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