Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/46

En prévision de sa rencontre avec le G-8
DIOUF: "LE MONDE CONTINUERA-T-IL À REGARDER LES AFFAMÉS MOURIR EN SILENCE?"


Rome, 19 juillet 2001.- "Le monde continuera-t-il à regarder les affamés mourir en silence", s'est interrogé Jacques Diouf aujourd'hui dans une conférence de presse en prévision de sa rencontre à Gênes avec le G-8.

Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a exhorté toutes les parties concernées, en particulier les pays du G-8, à contribuer au Fonds fiduciaire pour la sécurité alimentaire avec un apport initial de 500 millions de dollars en appui à l'agriculture des pays en développement. "Ce montant est nécessaire pour accélérer le processus visant à atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation de 1996, à savoir réduire de moitié le nombre de malnourris d'ici à 2015", a déclaré M. Diouf.

"J'espère que plusieurs pays soutiendront le Fonds fiduciaire établi par le Conseil de la FAO en juin dernier. Les contributions sont volontaires et le Fonds est également ouvert aux pays en développement désireux de se joindre à l'effort collectif. Nous nous attendons à des contributions de la part du secteur privé, des ONG et des particuliers. 500 millions de dollars n'est pas une somme énorme". M. Diouf a fait observer que les prêts à l'agriculture et au développement rural de la Banque mondiale et des institutions financières régionales ont totalisé 3,5 milliards de dollars en 1999, alors que les pays de l'OCDE ont dépensé quelque 361 milliards de dollars pour soutenir leurs agriculteurs au cours de la même période.

"Les pauvres et les pays en développement sont fatigués des déclarations qui ne sont pas suivies d'actions concrètes. Les ressources provenant des donateurs et des principales institutions de financement sont en baisse depuis cinq ans. Comment peut-on atteindre les objectifs du Sommet mondial de l'alimentation avec des ressources en baisse? Le Sommet mondial de l'alimentation, cinq ans après, qui se tiendra à Rome du 5 au 9 novembre prochain, doit mobiliser la volonté politique au plus haut niveau tout en recentrant les priorités sur le combat contre la faim", a ajouté M. Diouf.

"Je suis heureux de noter que le G-8, pour la première fois, discutera de la sécurité alimentaire à Gênes. Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il convient d'accorder la priorité au problème de la faim car 70 pour cent des pauvres vivent en milieu rural."

M. Diouf a encore dit que "les 53 chefs d'Etat africains réunis la semaine dernière à Lusaka avaient envoyé un message au G-8 soulignant la nécessité d'une participation personnelle au Sommet mondial de l'alimentation, cinq ans après et les invitant à contribuer généreusement au Fonds fiduciaire pour le soutien à l'agriculture des pays en développement."

Le Directeur général de la FAO a indiqué qu'en plus du Fonds fiduciaire des ressources accrues et d'autres mécanismes sont nécessaires pour "aider les pays en développement à s'aider eux-mêmes" en produisant des quantités suffisantes de denrées alimentaires. Des investissement accrus dans l'agriculture sont nécessaires. "Avec des ressources accrues, la FAO pourrait aider les gouvernements à créer un environnement politique favorable à l'investissement accru dans le secteur agricole".

Enfin, M. Diouf a déclaré que la prise de conscience actuelle des risques de la mondialisation était positive, car elle attirait l'attention sur les besoins des personnes qui souffrent de la faim dans le monde.

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Pour plus ample information

La FAO lance un Fonds spécial pour la sécurité alimentaire
Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après


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