Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/53

LES ETATS ONT L'OBLIGATION DE VEILLER A CE QUE PERSONNE NE MEURE DE FAIM, SELON LA FAO


Rome, 17 septembre 2001. - La sous-alimentation et la faim ne sont autres que des violations criantes de droits de l'homme, selon Monsieur Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). "L'Etat a l'obligation, en dernier ressort, de veiller à ce que personne ne meure de faim. La communauté internationale est invitée à aider, par des mesures complémentaires, les Etats qui n'ont pas les moyens de garantir un accès minimum à la nourriture à tous leurs citoyens".

Le message de Monsieur Diouf a été lu par le Sous-directeur général de la FAO pour les affaires économiques et sociales, M. Hartwig de Haen, à l'ouverture du Séminaire Jacques Maritain sur le droit à la nourriture, qui se tient du 17 au 19 septembre à Rome(*).

"Le Sommet mondial de l'alimentation a non seulement réaffirmé le droit à une nourriture adéquate, mais a aussi expressément reconnu le lien crucial entre la sécurité alimentaire et la démocratie et les droits civils et politiques en tant que partie intégrante de l'environnement nécessaire à la pleine jouissance de ce droit. On sait pertinemment qu'en présence de la faim, la capacité d'exercer d'autres droits est gravement compromise."

Le message de la FAO ajoute: "Nous savons que la planète dispose d'assez de richesses pour assurer un niveau de vie minimum à chacun de ses habitants. Il nous faut unir tous nos efforts en faveur des droits des pauvres à un vie libre et digne, qui passe nécessairement par l'accès à une nourriture suffisante. "

Abordant les nombreux conflits armés de par le monde, la FAO rappelle que le fait d'affamer délibérément des populations civiles et l'utilisation de la nourriture comme arme de guerre sont interdites par les Conventions de Genève et sont une violation manifeste du droit de l'homme à la nourriture. La FAO condamme aussi les entraves à l'aide humanitaire et la non-assistance aux peuples dans le besoin. L'incapacité à affronter la sous-alimentation de millions d'enfants et d'adultes en temps de paix devrait également être considérée comme une violation du droit à la nourriture.

La FAO lance une mise en garde : "Le scandale de la faim mérite de susciter une plus grande indignation, non seulement d'un point de vue moral, mais aussi parce qu'il s'agit d'une violation des droits de l'homme à grande échelle". Enfin, les organismes et organisations s'occupant d'assistance humanitaire et de développement sont invitées à affronter de toute urgence ce problème et à s'efforcer de réparer les violations du droit à la nourriture.

* * *

(*) Le Séminaire international Jacques Maritain sur le Le droit à la nourriture, un enjeu pour la paix et le développement au XXIème siècle, se tient du 17 au 19 septembre 2001 à la 'Sala del Parlamentino' au Ministère italien de l'agriculture - Via XX Settembre, 20 (Rome). Le Séminaire qui bénéficie de l'appui technique de la FAO est placé sous le patronage du Président de la République italienne.

Pour plus ample information

FAO dossiers de fond - L'alimentation: un droit fondamental de l'homme
Site de la FAO: Le droit à l'alimentation (en anglais seulement)
The International Jacques Maritain Institute


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