Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/55

INITIATIVE DU ROYAUME-UNI ET DE LA FAO EN FAVEUR DE L'ÉLEVAGE DANS LES PAYS PAUVRES


Londres/Rome, 24 septembre - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Royaume-Uni ont signé un accord visant à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement grâce à l'élevage.

Le Département pour le développement international (DFID) offrira 9 millions de livres sterling (13 millions de dollars) pour soutenir la stratégie d'élevage lancée par la Division de la production et de la santé animales de la FAO et des initiatives régionales sur une période de six ans. Le mémorandum du projet sera signé demain, 25 septembre, à Londres.

L'élevage fait vivre actuellement 675 millions de ruraux pauvres, selon les estimations de la FAO. 70 pour cent des pauvres sont des femmes pour lesquelles la production animale est une des sources de revenus primordiales. La production animale a également un rôle fondamental pour la création d'emplois.

La croissance démographique, l'urbanisation rapide et la hausse des revenus devraient doubler la demande de bétail et de produits animaux dans les pays en développement au cours des 20 prochaines années. On prévoit donc que la production animale se déplacera des zones tempérées et sèches vers les zones plus chaudes et plus humides de la planète, où les maladies se propagent plus facilement parmi les animaux. Le nombre de grands producteurs industriels à proximité des villes augmentera pour satisfaire la demande urbaine de protéines animales. Cela pourrait gravement endommager l'environnement et constituer des risques pour la santé publique. La pression exercée sur les pâturages augmentera.

La production animale augmente plus rapidement que n'importe quel autre sous- secteur agricole. L'on prévoit que d'ici 2020, l'élevage assurera, en valeur, plus de la moitié de la production agricole mondiale totale.

L'accroissement prévu de la demande de produits animaux offre une occasion unique pour les ruraux pauvres qui ont des intérêts importants dans la production animale. Celle-ci constitue un des marchés à plus forte croissance auxquels les pauvres peuvent prendre part sans avoir besoin de ressources importantes ou de formation, explique la FAO.

"Dans de nombreux pays, toutefois, les responsables politiques privilégient trop souvent la production animale industrielle urbaine au détriment de la petite production rurale. Dans ces cas, le secteur de l'élevage a une nette tendance à favoriser les grands producteurs. On doit saisir l'occasion d'avoir un impact sur les pauvres grâce aux réformes politiques et institutionnelles", explique Louise Fresco, sous-Directrice générale de la FAO, Département de l'agriculture.

"Par ailleurs, les projets de développement dans le secteur de l'élevage n'ont guère été, en général, couronnés de succès. Des technologies incontestablement inadéquates et l'incapacité de fournir des services aux agriculteurs pauvres ont contribué fortement à la faible réussite de nombre de ces projets", a-t-elle ajouté.

Il n'existe actuellement aucune plateforme internationale reconnue ou réseau consacré expressément à la discussion et à la négociation des questions d'élevage, dit la FAO.

L'initiative FAO/DFID formulera et encouragera les réformes politiques et institutionnelles en faveur des éleveurs pauvres et de leurs familles: dans le but d'améliorer la compétitivité des pauvres éleveurs; d'abaisser les barrières d'accès au marché pour les petits producteurs et de limiter l'exposition des fermiers aux risques comme la sécheresse et les maladies animales.

Le projet FAO/DFID conseillera les gouvernements nationaux, la société civile, le secteur privé, les organismes de développement bilatéraux et multilatéraux qui influent sur la politique nationale et internationale. Il renforcera la sensibilisation parmi les décideurs - en particulier dans les pays développés- sur les possibilités offertes par l'élevage et les problèmes des populations pauvres.

"L'initiative FAO/DFID encouragera les réformes de politique qui abattent les barrières financières, techniques, sociales et culturelles entravant l'accès des plus pauvres au potentiel offert par l'élevage", selon Mme Fresco. Les réformes de politique tendront à accroître la compétitivité et à réduire l'exposition des agriculteurs aux risques que constituent la sécheresse et les maladies animales.

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Pour tout complément d'information, contacter Erwin Northoff, Chargé des relations avec les médias. Tel: 0039-06-5705 2232/3105, e-mail: erwin.northoff@fao.org ou Ken de Souza, au DFID (Rural Livelihoods Department), Tel: 00 44 -20 79170804


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