Communiqués de presse

 Archives 2001

Communiqué de presse 01/67 Conjoint FAO/PNUE

VERS UNE RÉDUCTION DES RISQUES LIÉS
AUX PESTICIDES ET AUX PRODUITS CHIMIQUES
INDUSTRIELS DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT


Rome, 11 octobre 2001 .- Des responsables de plus de 100 gouvernements se réunissent cette semaine à Rome (8-12 octobre 2001) pour préparer le terrain à l'entrée en vigueur de la Convention de Rotterdam sur la procédure d'information et de consentement préalables (ICP) applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux faisant l'objet du commerce international et superviser la mise en oeuvre de la procédure volontaire provisoire ICP.

La Convention de Rotterdam contribue à la réduction des risques liés à l'utilisation des substances chimiques, en particulier dans les pays en développement, et limite l'introduction de produits chimiques et de pesticides dangereux dans les pays qui ne sont pas en mesure de les gérer en toute sécurité.

Adoptée en 1998 sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la Convention de Rotterdam utilise la procédure ICP afin d'aider les gouvernements à décider s'il faut accepter ou refuser les importations de certains produits chimiques dangereux. Les pays qui exportent ces produits devront s'en tenir aux décisions des importateurs.

La Convention de Rotterdam a un rôle essentiel dans la promotion de la gestion du cycle de vie des produits chimiques et pesticides, selon M. Shafqat Kakakhel, Directeur exécutif adjoint du PNUE. C'est un complément crucial de la Convention de Bâle sur les déchets dangereux et de la Convention de Stockholm sur les Polluants organiques persistants, ainsi que du Code international de conduite sur la distribution et l'utilisation des pesticides de la FAO et des programmes sur les impacts sur la santé et l'emploi, tels que ceux exécutés par l'OMS et le BIT.

M. Kakakhel a fait remarquer que ces conventions et programmes offraient un moyen, s'ils sont mis en oeuvre de concert, d'affronter la gestion des risques chimiques de façon approfondie et systématique.

M. David Harcharik, Directeur général adjoint de la FAO, a souligné pour sa part que les "accords internationaux tels la Convention de Rotterdam servent à fournir un niveau de contrôle et peuvent aider à atténuer les effets négatifs de la mondialisation". M. Harcharik a invité instamment les pays à oeuvrer pour la ratification de la Convention de Rotterdam en temps utile pour le Sommet mondial sur le développement durable prévu pour septembre 2002.

En attendant l'entrée en vigueur de la Convention de Rotterdam, les gouvernements ont convenu d'appliquer la procédure ICP de manière volontaire. Les procédés mis au point sont désormais opérationnels, avec l'identification de trois produits chimiques supplémentaires et de deux formulations de pesticides extrêmement dangereuses à inclure dans la procédure provisoire. Les deux formulations de pesticides ont été ajoutées par le Sénégal en vertu de l'article 6 de la Convention, compte tenu des problèmes rencontrés pour les conditions d'utilisation dans le pays. Il s'agit des toutes premières formulations qui sont désignées durant la procédure ICP provisoire.

La Convention de Rotterdam a été adoptée et signée par 73 ministres et hauts responsables le 11 septembre 1998 à Rotterdam. Elle a été jusqu'à présent ratifiée par 16 gouvernements; elle entrera en vigueur 90 jours après la 50ème ratification.

Quelque 70 000 produits chimiques différents sont disponibles sur le marché, et 1500 nouvelles substances sont introduites chaque année. Cela constitue un enjeu considérable pour de nombreux gouvernements qui doivent s'efforcer de suivre et de gérer ces substances potentiellement dangereuses. De nombreux pesticides, qui ont été interdits et dont l'utilisation a été sévèrement restreinte dans les pays industrialisés, sont encore commercialisés et utilisés dans les pays en développement.

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Pour tout complément d' information, contacter Michael Williams du PNUE à Genève au (+41 22) 9178 242/244/196, fax 797 3460, e-mail: michael.williams@unep.ch, ou le bureau des relations avec les médias de la FAO à Rome à : (+39 06) 5705 3625. Les documents officiels et tous autres renseignements sont affichés sur Internet à: http://www.pic.int/.

La Convention de Rotterdam couvre les 22 pesticides dangereux suivants: 2,4,5-T, aldrine, captafol, chlordane, chlordimeform, chlorobenzilate, DDT, 1,2-dibromoethane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacetamide, HCH, heptachlor, hexachlorobenzene, lindane, composés du mercure, et pentachlorophénol, plus certaines formulations de méthamidophos, méthyl-parathion, monocrotophos, parathion, et phosphamidon.

Elle couvre également cinq produits chimiques industriels: crocidolite, biphényles polybrominés (PBB), biphényles polychlorés (PCB), triphényles polychlorés (PCT) et tris (2,3 dibromopropyl) phosphate.

La procédure provisoire ICP couvre toutes les substances énumérées ci-dessus, plus les pesticides binapacryl, éthylène dichloride et éthylène oxyde ajoutés à la 6ème et 7ème sessions du Comité de négociation intergouvernemental, respectivement en juillet 1999 et en octobre 2000.


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